Les BUCHET de Romerée



En quittant Romerée par le sud ouest vers matagne la petite, on peut être étonné de noter que la rue porte le patronyme BUCHEZ.
On est encore plus étonné de voir sur la façade de la maison communale de Matagne la Petite cette plaque commémorative.
Mais
quelle fut donc la vie de ce Ph B. Buchez pour qu’une rue porte son nom.
Quelles furent les raisons qui le poussèrent lui ou ses parent à modifier
l’orthographe de son nom alors que et son père et sa mère portaient le nom
de BUCHET.
Homme
politique, historien et sociologue, né le 31 mars 1796 à Matagne la Petite,
alors département des Ardennes, maintenant en Belgique (Région Wallone,
province de Namur). Ses parents habitaient Paris; son père, d'idées avancées,
perdit au retour des Bourbons, la place qu'il avait à L'octroi.
Buchez
suivit les cours d'histoire naturelle au Jardin des plantes, fut employé à
I'octroi, étudia la médecine, alternant entre les dissections à l'amphithéatre
et les discussions politiques.
(A
l’anarchie du monde économique substituons l’organisation)
Curieuse
figure assez balzacienne d’allure de ce descendant d’artisans wallons,
type même de l’autodidacte éclairé. Cependant « lourd et peu
brillant » il se sait du peuple et entend le demeurer. Il milite
d’abord dans les milieux d’extrème gauche.
II
fonde ça et là des groupements, et sera reçu maçon en 1820 à la loge maçonnique
«Les amis de la vérité »
Il
rédigera la déclaration de principes qui tendait à renverser les Bourbons.
Il devait, en 1821 en effet, soulever les départements de l'Est (Vosges) mais
il fut arrêté a Metz, conduit à Colmar et pousuivi aux assises. Il eut
cependant la chance de se tirer d’affaire grâce à l’intelligence du juge
Goldberg qui prenait plaisir à causer d’histoire et d’achéologie avec le
détenu Buchez. Après
avoir lu le Nouveau Christianisme en
1825, il se déclare saint-simonien.
Il
figure avec Bazard et Flottard parmi les fondateurs de la Charbonnerie
française (soit près de 80.000 membres en 1822), il
en sera l’un des animateurs en France.
Ses
réfections avaient la modernité de méler les sciences tels la géologie,
l’embryologie ou la physiologie afin de démonter la tendance inexorable au
progrès à l’évolution et à l’organisation; rejoignant en se sens la
doctrine saint-simonienne.
I1
reprit alors ses etudes médicales, fut reçu docteur en 1824, ayant peu
auparavant publié avec Trelat un Précis élémentaire d'hygiène.
Il devint le principal redacteur du Journal du progrès des sciences et
institutions médicales, où il inséra des articles sur
l'organisation de la médecine.
Il
revient alors bien souvent à Matagne il écrivit d’allaiur à une de ces
occasion de retrouvaillle avec son pays paternel « J’ai quitté
Matagne hier et je ne suis encore qu’à Namur, j’attend le bateau à
vapeur pour Liège. Dans le Pays qui m’a vu naître, la première fois, je
trouvai tout plus grand. »
ABANDON
DU SAINT SIMONISME ET NAISSANCE D’UN SOCIALISTE CHRÉTIEN.
S'étant
sépare de Bazard et des rédacteurs du Producteur, auquel il collaborait, il
fonda avec Flocon, Thierry, Léon Pilet, le club des Amis du peuple,
dont le roi Louis Philippe fit ferrner les portes le 25 sept. 1830. C'est peu
apres qu'il abandonna les idées saint-simoniennes, dont il n'acceptait pas le
panthéisme, et qu'il se fit le défenseur d'un néocatholicisme qu'il plaça
à la base de ses theories politiques. I1 publia le Journal des sciences
morales et poliques (1831) qui devint L'Européen et
chercha a concilier la doctrine catholique orthodoxe avec les theories les
plus democratiques. S'il eut le tort de montrer une attitude défiance a
l'endroit de ceux qui avaient mission de gouverner l'église, il fut du moins
l'initiateurt du mouvement social chrétien. Il tenta de
realiser l'association ouvrière de production, mais en opposition avec les
essais communistes d'Owen et l'organisation Saint-simonienne les groupements
qu’il fonda ont fort peu duré à l’exception de celui des bijoutiers en
doré qui survécut jusqu’en 1873 sans avoir pris une grande extension.
(le
fondement de la morale est une donnée théologique, c'est-à-dire un dogme)
Les
divers ouvrages qu'il publia lui acquirent unc grande notoriété, tant dans
le monde catholique que chez les démocrates et les républicains. Ce sont l’Introduction
à la science de l'histoire ou science du développement de l’humanité,
1833, où il declare que le fondement de la morale est une donnée théologique,
c'est-à-dire un dogme, et où il attaque l’égoïsme des gouvernants
qui ne cherchent que leur intéret particulier; l'Essai d’un traité
complet de philosophie du point de vue du du catholocisme et du progrès
social (1830)
Selon
Buchez
«
La société n’est pas uniquement l’expression des tendances individuelles»,
elle est soumise à des lois particulières, qui forment une «physiologie
sociale». Celle-ci est elle-même gouvernée par une «science de
l’histoire», qu’il rattache à une cosmogonie où le moteur du progrès
est Dieu. Cette pensée, qui a été caractérisée comme relevant de l’«âge
théologique de la sociologie», n’en marque pas moins, dans son souci d’étudier
les phénomènes sociaux «avec les méthodes usitées dans les autres
sciences», une étape dans l’émergence d’une sociologie scientifique. »
Il
publia également L’histoire parlementaire de la révolution
46 volumes 1834-1840 qui n'est qu’un extrait du Moniteur avec
commentaircs et préfaces, mais qui tend à prouver que la Révolution est une
réalisation de la morale chrétienne et excuse les crimes de la Terreur.
À
partir de 1840, Buchez se consacre à l’activité pratique et fonde un
journal, L’Atelier , «organe des intérêts moraux et
matériels des ouvriers», qui paraîtra jusqu’en 1850. Il y développe un
plan de réforme de la société fondé sur l’association ouvrière. Ces
associations, qui sont des coopératives ouvrières de production formées sur
la base d’un capital inaliénable et indissoluble, doivent, selon lui, en se
propageant, permettre de rassembler un «capital ouvrier» global sur lequel
la classe laborieuse pourra s’appuyer; leur généralisation poserait les
fondements d’une rénovation de la société par l’associationnisme. Mais
ce plan n’a connu qu’une application très limitée, avec la création, en
1834, de l’Association des ouvriers bijoutiers en doré.
Pendant
les journées sanglantes de juin 1848, ulcéré par les luttes fratricides
entre soldats de cavaillac et ouvriers, il refuse de porter les armes et, si
on le vit aux barricades, ce fut non pour combrattre mais pour soigner les
blessés.
Granier-Pagès le fit nommer adjoint au maire de Paris en février 1848, Buchez s’occupe alors activement de la garde nationale et de la mise sur pied des ateliers nationaux. Élu à la Constituante, il en devient le premier président (5 mai-6 juin). Son caractère conciliateur lui vaudra d’être critiqué pour son manque de résolution. Son échec à l’élection législative de mai 1849 marque la fin de sa courte carrière d’homme politique. Contre Louis-Napoléon Bonaparte, il fut même arrêté le 2 décembre 1851 et relaché rapidement.
Il retourna alors à ses études, se consacrant notamment à la rédaction d’un Traité de politique et science sociale. CLIQUEZ SUR L'IMAGE "LES CONCLUSIONS DE L'OUVRAGE" SI DESSOUS:
Conclusion de son dernier ouvrage
Seul et oublié il s’éteindra
à Rodez le soir du 11 août 1865 à 69 ans. Son corps sera ramené à Paris où
il est enterré au Père Lachaise.

Rodez, France
Il
n’eu pas l’occasion le publier son dernier ouvrage et ce sont ses amis qui
le publieront en 1866.
Enoncées
en préface à tous ces ouvrages, ses idées unissetn Christionisme et Révolution.
Il clame que le tort de l’Eglise c’est de ne pas être Révolutionnaire.
Il dénocera l’exploitation de l’homme.
En
contact avec les plus grands de son époque (Lacordaire et Alfred de Vigny),
Buchez est resté l’ami des humbles et des petits. Ce Faisant il est resté
fidèle à ses origine paysannes.
Il
existe une justice car aujourd’hui Matagne la petite le reconnais fièrement
comme un de ses fils et à commémoré le 8 mai 1966 le centenaire de la mort
de son personnage historique.
Eglise de Matagne la Petite
Conception et création Marc BUCHET
Août 2000
Philippe BUCHEZ