Les anecdotes familiales
Sans habillage, la généalogie n'est jamais qu'une liste austère de noms et de date. Enrobée d'Histoire et d'histoires, elle devient ce qu'on appelle l'histoire des familles.
Sang
chaud
(Histoire
rapportée par Paul van Hecke. D'après Montigny, son
histoire,
p.74-75 )
Le 4 novembre 1682, Jean PIJART comparaît devant la cour échevinale, sur
plainte du bailli PHILIPPART. Celui-ci rappelle qu'il n'est
permis à personne, quelle que soit sa qualité, d'outrager, de
battre et de maltraiter autrui, de même qu'il est interdit de
blasphémer et de renier le saint nom de Dieu. Il signale que le
5 octobre, un dimanche, vers 5 heures du soir, chez Martin
GEORGES, Jean PIJART invita Jean ANDRÉ à venir lui parler à la
porte. Ce dernier, croyant que PIJART "vouloit lui parler
d'amitié et d'affaire", le suivit. À peine sortis, PIJART
se rua sur ANDRÉ, l'empoigna et le frappa, mais ANDRÉ se défendit
comme il put. Alors, PIJART, enragé, renia plusieurs fois le nom
de Dieu, au grand scandale des assistants, puis mordit si
cruellement ANDRÉ au bras qu'il fut incapable, pendant plusieurs
jours, de travailler. Le bailli conclut en disant que PIJART
devait être condamné "suivant la rigueur de la justice et
à telles peines et amende que serat trouvé en mesure appartenir
et aux frais".)
Vendetta
?
(Histoire
rapportée par Paul van Hecke. D'après Montigny, son
histoire,
p.74-75 )
De Weuz, fils du meunier de Montigny, avait blessé le fils de la
veuve
Jean PIART. Un arrangement
financier est conclu devant la cour le 15 juillet 1722.
Apparemment, il s'agit d'une vendetta qui s'est poursuivie
pendant 40 ans.
"Nos ancêtres avaient un sacré caractère!", conclut
Paul van Hecke.