Photographier
les microminéraux avec un appareil numérique avec
objectif.
Plusieurs
amateurs minéralogistes m’ont demandé comment je réalise les photos numériques.
Les notes ci-dessous concernent la photographie
au microscope mono ou binoculaire (totalement différente de l’usage d’un
appareil photographique à objectif ‘macro’) avec un appareil numérique à
objectif incorporé (il ne concerne pas les usagers d’un appareil type ‘reflex’
à objectifs interchangeables, le boîtier étant monté sur le bino
sans objectif).
Le microscope mono, binoculaire ; oculaire photo
supplémentaire (tri-oculaire).
La qualité de chacun des éléments
optiques du microscope est prépondérante pour la qualité de l’image photographique ;
tout défaut de l’un des éléments, quel qu’il soit, entraînera un résultat
systématiquement décevant pour le candidat photographe.
Les cours théoriques évoquent de
nombreux défauts des lentilles :
- aberrations chromatiques, très connues, donnant un effet
d’irisation de l’image (à grossissement déjà moyen, parfois) ; les plus gênantes ;
- aberrations de sphéricité donnant un effet de flou aux
très gros grossissements et limitant ceux-ci ;
- surface de focalisation non parfaitement plane ; défaut
généralement peu discernable d’une ‘profondeur de champ’ faible. C’est
peut-être le défaut le moins gênant.
Ces défauts peuvent être corrigés en
combinant deux ou plusieurs lentilles de compositions de verre différentes,
ainsi qu’en adoptant des formes de lentille non symétriques et non parfaitement
sphériques. C’est tout l’art du concepteur et du fabricant de l’optique. Mais
tout art se paye et une bonne optique est donc chère.
Il s’y ajoute des défauts liés au
diamètre des objectifs (limitation de la définition) mais aussi le problème de
la profondeur de champ (net) bien connu des photographes.
Parmi le choix de microscopes, on
connaît des microscopes monoculaires à tourelle, des binoculaires à objectifs
jumeaux montés sur glissière (ou tout autre système permettant l’échange des
objectifs) et enfin des mono ou binoculaires à objectifs de type ‘zoom’. Cette
dernière génération est née de la recherche d’un véritable confort
d’utilisation, permettant de passer avec rapidité d’un faible à un très fort
grossissement (20 à 100 voire 150-200x) sans changement d’objectif.
Il faut aussi distinguer le cas des
binoculaires auxquels peut être additionné une lentille (souvent unique)
réductrice de focale devant l’objectif permettant de doubler, par exemple, les
grossissements.
Enfin nombre de microscopes
comportent un système oculaire supplémentaire pour la photographie (tri-oculaire).
L’objectif
du microscope…
Optiquement beaucoup de ‘vieux’
microscopes fabriqués vers les années 1950 à 1975, monoculaires à tourelle ou
binoculaires à ‘glissière’, sont de fort bonne qualité (notamment lorsqu’ils
sont munis d’optiques fabriquées par Zeiss Iena ou
sous licence de cette firme ; n’oublions pas les vieilles optiques Sécrétan, elles aussi de très bonne qualité, mais fort chères
également).
J’utilise ainsi personnellement un vieux binoculaire MEOPTA, fabriqué sous licence IENA vers
1960, destiné à un usage médical à l’origine. Les objectifs coulissants de ce
binoculaire ont des grossissements 2x, 3x, 5x et 10x (associé à deux oculaires
15x qui servent uniquement au repérage de la partie à photographier).
La plupart
des binoculaires ‘modernes’ à zoom, fort pratiques, ont un objectif (le zoom)
de qualité fort moyenne, ceci en relation avec la difficulté de corriger
correctement les diverses aberrations pour les diverses focales du zoom. Un
grossissement moyen (30-40 x) permet déjà d’observer ces défauts (image ‘dure’
avec débuts d’irisations dans le blanc frangé de couleurs extrêmes).
L’usage
d’une lentille additionnelle, devenu fort courant pour doubler les
grossissements, ne fait qu’apporter des défauts supplémentaires, en général, la
lentille additionnelle étant presque toujours unique et placée obliquement aux
axes des deux parties optiques jumelles, parfois même lentille simple sans
quelque correction.
Nombre de
défauts des optiques sont donc liés à la recherche d’un coût modéré, d’autres
sont par contre liés à la recherche d’une aisance de manipulation.
C’est ainsi
que je possède un deuxième bino à zoom que je
n’utilise jamais pour la photographie (excepté un de ses oculaires 20x).
Le choix de l’oculaire
est également prépondérant pour éviter le vignetage et surtout éviter un effet
d’irisation important avec impression de lignes au lieu de points aux bords des
photos.
Cet oculaire
doit également permettre une forme de fixation de l’appareil photo (sauf à
utiliser le montage de M. Favreau, voir article).
Plutôt que
les objectifs initiaux du Meopta (d’excellentes
qualités optiques mais permettant difficilement, par leur forme, la fixation de
l’appareil photonumérique ; voir bague de
fixation, ci-dessous), j’utilise un oculaire Zeiss 20x.
L’appareil photonumérique.
La physique
suggère que le microscope étant conçu pour la vision humaine, de bons résultats
seront obtenus avec un appareil photonumérique
dont la partie optique est aussi proche que possible du schéma de l’œil humain.
La plupart
des appareils à objectif incorporé actuellement sur le marché ont un objectif
zoom optique (1x à 3x) de focales proches de 7 – 22 mm. Ils conviennent donc
très bien à condition que cet objectif soit apparent en cours d’usage (la
plupart des appareils ont en effet un objectif ‘rétractable’ lorsque non
utilisé qui ‘sort’ lors de l’usage et reste mobile lors par exemple de l’usage
du zoom).
Si tel n’est
pas le cas, la fixation de l’appareil pourrait toujours être effectuée comme
suggéré par M. Favreau. Toutefois s’ils possèdent un filetage pour une bague de
fixation, un montage pourra être créé au départ d’une telle bague ou avec une
pièce tournée avec le pas de ce filet.
Personnellement,
j’utilise actuellement un appareil Canon de la série Powershot
(S40, modèle déjà assez ancien). Quelques spécifications utiles: 4
millions de pixels, définition haute 2272 x 1704 pixels, basse 640 x 480 pixels ;
objectif zoom 7,1 à 21,3 mm ; balance des blancs auto ou prédéfinie ;
prise de vue connectée à l’ordinateur ; format d’images JPEG ou RAW ;
logiciel de saisie d’image assistée par ordinateur).
On notera
que les appareils pourvus de zoom optiques très puissants (8 à 12x) ne sont
généralement pas adaptables aisément, par suite du diamètre de ce zoom nettement
supérieur au diamètre des oculaires (en plus d’incompatibilités optiques,
généralement).
Un autre
point est la définition de cet appareil. Depuis deux ans environ, les photos
prises peuvent atteindre une place mémoire de l’ordre de 3 Mo. Une telle
définition permet de tirer des agrandissements papiers de l’ordre de 21x30 cm
de bonne qualité (tramage équivalent au grain d’une photo argentique 24x36 mm
agrandie) et 10x15 cm parfaits (tramage nettement plus fin, non visible à
l’oeil).
Des
appareils récents atteignent 8 et même 12 mégapixels
(taille fichier de 5 à 10 Mo!), à mon avis plutôt pour usage professionnel et
très grands agrandissements (40x50 cm), éventuellement dans l’avenir pour
projection à l’aide de ‘beamer’ très performants.
Pour un
montage en vue d’une page net, une définition bien inférieure est suffisante
(taille du fichier, 50 à 100 ko).
Enfin, sauf
programme d’assistance par ordinateur, la définition de la fenêtre de visée
(l’écran LCD de l’appareil photonumérique) est
importante pour permettre une bonne mise au point. A noter qu’en l’absence d’assistance
par ordinateur, le déclenchement manuel risque de soulever des problèmes de
vibrations et de dérèglement de la mise au point par simple pression.
Le montage optique, la bague de fixation.
La situation
idéale est celle où l’appareil numérique est solidaire de l’oculaire. Elle
implique la réalisation d’une bague de fixation tpurnée
par un professionnel ou ‘bricolée’ par soi-même.
Il faut pour
y parvenir tenir compte du diamètre de l’oculaire, du diamètre de l’objectif de
l’appareil numérique, du positionnement de l’appareil à 1 ou 2 mm à peine de
l’oculaire et enfin du fait que la plupart des appareils numériques ont un
objectif zoom ‘rétractile’ uniquement ouvert et apparent en cours d’usage.
La plupart
des objectifs ‘rétractiles’ ont heureusement un diamètre à peine inférieur aux
petites boîtes plastiques qui servent d’emballage des bobines films 24x36
argentique. Quelques emballages de réemploi conviendront pour découper
correctement un bout de tube de longueur adéquate (17 mm en mon cas), par
essais et erreurs.
On peut
trouver dans le commerce deux bagues optiques pour objectifs photos, la
première de diamètre intérieur quasi égal au diamètre externe de cet emballage
plastique (soit aussi de diamètre du pas à peine inférieur au diamètre interne
de l’emballage mais avec un montage légèrement différend de celui exposé
ci-dessous), la seconde de diamètre intérieur à peine supérieur au diamètre
externe de l’oculaire, ces deux bagues à pas mâle-femelle
commun.
La fixation
de la seconde bague sur l’oculaire (qui ne sera plus destiné qu’à cet usage)
peut se faire à frottement dur : on enroule du scotch cellophane
autocollant vendu couramment dans le commerce (ou de la bande adhésive type
isolant électrique) de 8-12 mm de large autour du bord supérieur de l’oculaire
jusqu’à obtenir un bourrelet de diamètre à peine supérieur au diamètre
intérieur de la deuxième bague et on ‘enserre’ la bague sur ce bourrelet en
forçant légèrement, sans l’enfoncer trop fort (bord au même niveau d-que le dessus de l’oculaire).
La fixation
définitive du tube plastique ‘coupé’ (après essais et découpe à la longueur
idéale) se fera à l’intérieur de la première bague et sera éventuellement fixée
ultérieurement à la colle ‘superglu’.

Le montage
de l’appareil numérique se fera à l’intérieur de la partie restée libre du même
tube plastique coupé par emboîtement de l’objectif de l’appareil numérique
après mise en marche !!! Il est extrêmement important que ce montage se fasse
à frottement doux, suffisamment fort cependant pour que l’appareil soit bien
fixé, stable et ne tombe pas sans fausse manœuvre, mais d’autre part suffisamment
doux pour que si l’appareil numérique était mis hors fonctionnement incidemment
(fausse manœuvre de commande), l’objectif puisse se rétracter sans broutage du
moteur de l’objectif zoom de l’ appareil
numérique (un broutage risquerait de l’endommager).

ATTENTION !!! Si la fausse manœuvre survenait, il faut immédiatement saisir
l’appareil photo à la main, car l’objectif se rétractant, il ne serait plus
fixé en aucune manière… !!! Cela ne met cependant arrivé qu’une seule
fois, tout au début d’usage du montage.
Le
frottement doux est atteint avec un tube pastique coupé de diamètre à peine
supérieur au diamètre de l’objectif et l’ajout de trois petits bouts de toile
isolante électrique (en les coupant par essais et erreurs pour obtenir un tel
frottement doux).
La ‘fixation’ de l’objet à photographier.
Un montage à
rotule (comportant un pied-base en fer) ou son
équivalent est souhaitable, pour pouvoir positionner l’objet en diverses
positions aisément et rapidement.
La boîte
micro ou l’échantillon sera ‘fixé’ délicatement sur ce montage à l’aide d’un
peu de ‘mastic’.
Pour éviter
les vibrations, l’ensemble sera solidaire, si possible, d’un montage magnétique
qui fixera le tout au pied du microscope s’il est encore en fonte (note :
les vieux hauts parleurs comportent un aimant parfois circulaire qui convient
parfaitement à cet usage).
L’usage de
quelques rondelles métalliques en fer glissées entre l’aimant et le pied
métallique de la rotule permettra une mise au bon niveau très rapide de
l’échantillon à photographier (avec l’expérience, au simple coup d’œil, le
nombre de rondelles est immédiatement fixé). Le magnétisme rend le montage
provisoire solidaire.
Un montage
équivalent peut-être obtenu avec une balle assez lourde en caoutchouc plein
(diamètre proche d’une balle de tennis) reposant dans un creux (par exemple un
cendrier assez lourd). La mise au point est cependant un peu plus difficile.
Le programme d’assistance prise de vue commandée par
ordinateur.
Je crois
personnellement que cette aide informatique est nécessaire pour une aisance et
rapidité des prises de vue, ainsi que pour évietr les
vibrations au moment de la prise de vue.
La marque
CANON livre un programme Zoombrowser avec la série Powershot. Nikon délivrerait également un tel programme.
Ce programme
effectue, de A à Z, tous les réglages et opérations faits pour un usage normal
de l’appareil photonumérique, sans aucune
intervention sur l’appareil ainsi que
toutes les opérations de chargement des photos prises dans le fichier choisi de
l’ordinateur, directement. Il permet l’ajout de commentaires avant la prise de
vue, enregistrés avec la photo. La photo est de toute façon toujours
enregistrée avec un nombre référence et, à l’usage, il est bien plus rapide de
noter les commentaires manuellement dans un petit carnet.
L’éclairage.
On vend dans
le commerce des éclairages halogènes de type annulaire fort coûteux. A l’usage,
ce type d’éclairage ‘écrase’ la photographie des minéraux, leur donnant un
aspect sans relief.
J’utilise
plutôt en éclairage à 1, 2 ou 3 fibres, selon les objets photographiés, avec
une lampe halogène 15V 150W, réglage
variable.

Le problème
de la température de couleur peut-être résolu assez aisément par l’adjonction
de filtres bleus à l’extrémité des fibres ; l’intensité lumineuse peut être concentrée sur l’objet par de petites lentilles
additionnelles fixées au bout des fibres.
Il peut
également être réglé à l’intermédiaire du programme d’assistance prise de
vue (d’une manière qui ne me paraît pas
meilleure) avec un papier de teinte gris référence. On notera cependant qu’un
tel réglage reste approximatif , la température de
couleur de la lumière étant elle-même légèrement variable avec la puissance lumineuse
utilisée (dont le réglage est nécessaire pour éviter une solarisation aux
faibles grossissements). De plus, la distribution de l’albédo des objets
photographiés (selon la couleur) est généralement bien différente d’une
répartition du blanc ou du gris référence…
L’usage.
Dans la
pratique une séance de prise de vue se déroule comme suit avec mon appareil
numérique CANON Powershot S40.
Avant toute opération
allumer l’ordinateur et préparer l’oculaire adapté et les échantillons. Allumer
l’éclairage et ‘viser’ un premier échantillon avec l’équipement normal du
binoculaire ; choisir l’objectif (ou son grossissement avec un zoom) qui
sera utilisé pour la photo. Faire une première mise au point visuelle.
Régler l’éclairage sur faible pour éviter une solarisation à l’ouverture de la
relation appareil photo-ordinateur.
La deuxième
opération concerne la mise en route de l’appareil et la sélection du fichier de
stockage des photos.
La connexion
USB est faite à l’ordinateur après mise en route complète de
l’ordinateur ; simultanément on ‘ouvre’ l’appareil photo (dégagement du
volet de protection de l’objectif zoom). Cette procédure permet le raccordement
automatique entre l’appareil photonumérique et
l’ordinateur.
On exécute
alors dans l’ordre les choix à l’aide du programme pour la mise en route de
l’appareil ; la sélection du fichier de stockage des photos ; le
réglage de l’appareil photonumérique (qualité de
l’image, débranchement du flash, règlage du zoom à
environ 1,5 x (troisième position) pour éviter le vignetage et enfin mise en
route du programme de capture d’image à l’écran) et enfin seulement
maintenant fixation (rappel :
à frottement doux !!!)
de l’appareil photo numérique sur le montage de l’oculaire utilisé pour la
prise de vue.
Pour la
prise de vues même, et à chaque prise de vue, on répète les opérations
suivantes :
-
premier réglage optique sur l’échantillon
avec notamment choix de l’objectif, c'est-à-dire du champ de base de la
photo ;
-
réglage de l’éclairage : position des fibres, puissance
de l’éclairage en fonction du choix de l’objectif, recherche éventuelle
d’effets d’éclairage particuliers, recherche d’élimination de reflets parasites
ou non désirés sur certaines faces ; recherche d’accentuation du relief ou
de mise en valeur de l’objet principal sur un fond sombre ; etc…
-
choix du côté oculaire qui sera utilisé
pour la photo : on dispose de deux vues légèrement distinctes en axe mais
parfois très distinctes au point de vue netteté, contraste et reflets ;
-
remplacement de l’oculaire concerné par le
montage oculaire de prise de vue-appareil photo en
l’introduisant délicatement à la place libre ;
-
mise au point de la photo par contrôle à
l’écran de contrôle sur l’ordinateur, à la crémaillère du bino ;
-
éventuellement augmentation du zoom (de 1,5 à 3,5 x
optiquement ; jusqu’à 12 x numériquement mais cette fois avec perte de
définition de l’image ; attention : cette opération provoque une
rotation du couple montage photographique) et règlage
correct de la puissance de la lumière (aisé avec l’expérience) ;
-
repositionnement de l’objet (très délicat à gros
grossissements) pour recentrage de l’image souhaitée, éventuellement rotation
du montage autour de son axe constitué par le ‘tube’ de l’oculaire (opération
très aisée et qui permet un cadrage et une position de l’objet au mieux sur
l’image );
-
éventuellement retouches aux réglages précédents ;
-
prise de vue par clickage
simple de la souris, flèche disposée en position ad hoc ;
-
contrôle de la photo prise sur la deuxième
fenêtre de contrôle de l’ordinateur (affichée simultanément à la
première) ;
-
note sur un carnet des références et
observations, éventuellement note à l’ordinateur de remarques qui seront enregistrées
avec la photo ;
-
si nécessaire, repositionnement du zoom
en sa position d’’attente’ à 1,5x.
L’ensemble de ces
opérations prend de quelques secondes pour les sujets simples à deux à trois
minutes pour les sujets délicats et recherches d’effets spéciaux, soit 20 à 40
photos par heure des prise de vue.
Les effets d’éclairage.
Les objets à
relief élevé nécessitent un positionnement des fibres fortement oblique au
‘plan’ de l’objet photographié. J’utilise en pratique presque en permanence deux
fibres optiques.
Par contre
les détails des objets à relief faible sont généralement mieux mis en valeur
par un éclairage plus rasant ce qui peut être obtenu soit en orienatnt l’objet, soit avec une troisième fibre (cf.
positions particulières).
Il est
généralement fort esthétique d’isoler un cristal ou un groupe de cristaux sur
un fond sombre par un éclairage quasi rasant, voire ‘inversé’, jouant avec les
réflexions internes de lumière sur les faces du cristal.
D’autres cas
particuliers nécessitent l’usage de l’éclairage sur un seul côté (aisément
réalisable par simple interception par un bout de carton, par exemple) ou des
positions très particulières (obtenables plus
aisément avec un deuxième système d’éclairage à une seule fibre, le système
principal étant fixe pour toute la séance de prises de vues.
La profondeur de champ.
Celle-ci est
toujours faible, d’autant plus faible que l’objectif utilisé est à courte
focale (gros grossissements).
Un même
grossissement peut être obtenu par divers couples ‘objectifs-réglage
du zoom’. Dans la pratique l’image est généralement meilleure avec un objectif
à très courte focale et grossissement zoom faible (1,5x) plutôt que objectif
moins grossissant mais zoom élevé. De plus, l’usage d’un zoom de grossissement
élevé montre généralement les traces d’éventuelles impuretés internes à
l’oculaire…
La
photographie d’objet plats, orientés perpendiculairement à
l’axe optique, donne des images nettes et permet des grossissements plus
élevés ; par contre les objets à fort reliefs laissent inéluctablement des
plages moins nettes et ne permettent pas les grossissements limite. Ceci
n’élimine cependant pas l’intérêt d’un fort grossissement, même légèrement
flou, pour un détail particulier.
Le montage des photos…
Les ordinateurs
fonctionnant sous Windows XP disposent normalement d’un programme de
corrections et montages photos très performants.
Des
programmes tels ‘adobe photoshop’, etc.., s’avèrent souvent d’une manipulation généralement plus
lourde.
Le montage
comporte généralement les opérations suivantes :
-
la saisie de la photo pour la renommer : désignation
définitive de son nom et remarques indispensables que vous souhaitez connaître
à simple ouverture du fichier en listing ; je conseille en particulier d’y
faire figurer en code le champ de la photo et non son grossissement
supposé) ;
-
un éventuel recadrage (je le
déconseille) ;
-
l’ouverture de la photo pour modification des propriétés
lumineuses; généralement très légère augmentation du contraste, parfois
augmentation de la luminosité ou diminution de la lumière ‘parasite’ ;
-
la fixation de la
taille de l’image selon l’usage qui en sera fait (note : je conseille de
conserver divers fichiers des photos, soit un fichier comportant les originaux
non corrigés, un éventuel fichier des photos corrigées pour la qualité de
lumière, un (des) fichier(s) des photos réduites au format d’usage ;
-
le stockage dans le fichier
correspondant à la taille de l’image.
Ici aussi, avec l’habitude, ces
opérations sont fort rapides (40 à 50 à l’heure).
Les photos sont ainsi prêtes à leur
usage définitif, tirage papier ou insertion en une page texte ou net.