Ne risque-t-on pas de reprocher aux chrétiens d'aujourd'hui un manque de courage aussi lamentable que celui qu'on a reproché à certains chrétiens d'hier?

Un jour viendra - et il ne saurait tarder - où l'on reprochera leur silence ou leur aveuglement à certains chrétiens, devenus alliés objectifs, ou même complices actifs, de ceux qui ont déclaré la guerre aux plus faibles. Pour eux, le jugement de l'histoire sera plus sévère qu'il l'est pour les condamnés de Nuremberg ou pour les chrétiens que l'âcre fumée de Dachau n'a pas pris à la gorge - précisément, parce que nul, désormais, n'est censé ignorer qu'il y a eu Nuremberg et qu'il y a eu Dachau.

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