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Pas de droits de l'enfant sans droits de la famille

Propos recueillis par Clotilde Hamon (Famille Chrétienne n°1087 du 12 novembre 1998)

Peut-on dissocier les droits de l'enfant et ceux de la famille?

Surtout pas! On assiste aujourd'hui à une réinterprétation générale des droits de l'homme - dont ceux de l'enfant - éminemment individualiste. Selon cette idéologie, l'enfant devrait être soustrait au droit de regard légitime des parents; notamment en matière de sexualité, où l'on prône la liberté des adolescents (à partir de 10 ans!). Or, l'existence de l'enfant est liée à son environnement familial. C'est d'abord lui qui permet son épanouissement. La famille est l'indispensable lieu de solidarité, le lieu d'accueil, de reconnaissance, d'initiative, de respect mutuel où l'enfant se forme, non pas comme un individu, contre les autres, mais comme une personne, en communion avec les autres.

Le réduire à un être auto-suffisant va contre les études sur l'enfant et son éducation.

Quelles sont les conséquences, pour les enfants, des récents aménagements législatifs sur le divorce ou d'un éventuel Pacs?

Le Pacs est une aberration absolue qui, en détruisant l'unité familiale, renvoie chaque membre à son individualisme. Sur les conséquences du divorce, il n'y a pas à phosphorer de façon théorique, il suffit de regarder ce qui se passe autour de soi.

Les psychiatres, les professeurs, les politiques le savent: le divorce est un drame, qu'il est dangereux de banaliser, en facilitant notamment sa procédure. L'éducation est un projet à long terme qui nécessite, de la part des deux parents, un engagement à long terme.

Mais, alors, pourquoi les disposition politiques ne vont-elles pas dans ce sens?

Favoriser des simulacres d'engagement (comme le Pacs) met en danger la société, ce qu'une grande partie de nos hommes politiques ne veut pas voir (ou dire). Le terrorisme intellectuel est tel que toute résistance à ce courant est immédiatement taxée de réactionnaire. A force de flatter les individus, on finit par favoriser la dislocation de la famille et l'exclusion. Les plus grandes victimes en sont, bien sûr, les enfants.

Tous les totalitarismes, depuis la République de Platon, ont comporté une rubrique prévoyant la destruction de la famille: c'est dans la famille que l'homme devient homme, acquiert un esprit critique, apprend la liberté. Bref, peut se soustraire à l'influence d'un État omniprésent plus soucieux de faire de bons citoyens que de favoriser l'épanouissement de la personne! Remettons les choses à leur place: il revient à l'État de protéger la famille, et à la famille de protéger l'enfant.

ph20

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