Le mythe bioéthique

Éditions Bassano

Ce livre, auquel participent, aux côtés de Michel Schooyans, Christine Boutin, Christian Byk, Dominique Folscheid, Lucien Israël, Gérard Mémeteau, J.-F. Poisson et Bernard Seillier, a été codirigé par Lucien Israël et Gérard Mémeteau.

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La bioéthique est à la mode. Il faut "être pour"! La prochaine étude par le législateur français des lois "bioéthiques" en témoigne.

Avortement, fabrication d'enfants "prêts-à-porter", recherche biomédicale, clonage, génétique, rien n'échappe à la bioéthique. Et si, cheval de Troie pénétrant le droit, la morale, les déontologies, elle ne constituait qu'une habile machine de subversion des sciences médicales, d'appropriation globale de l'être humain?

Des médecins, philosophes, parlementaires, juristes engagés dans l'examen des doctrines et mécanismes bioéthiques se sont posé la question. Leur réponse n'est vraiment pas celle du "consensus". Elle impose au public savant et aux gens prétendus ordinaires et à leurs représentants dans la Cité, une réflexion, un retour vers une nouvelle liberté de penser.

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Table des matières:

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Lucien Israël et Gérard Mémeteau nous expliquent pourquoi ils ont codirigé cet ouvrage de 200 pages:

"Dans l'inconscience, nous avons lancé ce livre contre la 'bioéthique'.

Ce n'en est pas le titre; c'en est l'objet et la cause.

Il y avait la superficielle exaspération du médecin et du juriste de voir leurs champs de réflexion piétinés par de nouveaux savants, si ignorants de la déontologie et du droit - dont la jurisprudence célèbre le remariage (art. 263 du Code civil) - qu'ils croient inventer, pour l'édification des aborigènes incultes, les principes premiers de la protection de l'être humain. Il y avait donc la réaction de rappeler des vérités occultées. Ce n'était que réflexe de vanité. Ou de survie.

Surtout, il y avait et il y a le réflexe du protecteur naturel de l'homme petit, de l'homme affaibli, de dénoncer les sophismes de cette discipline hypocrite, la bioéthique, qui, agitant à tous vents les grands principes salvateurs du bossu, du tordu, du malade, les corrompt par des dérogations subtiles, des exceptions discrètes et, pour écrire vrai, brade la vie, négocie l'homme, anesthésie - la lâcheté des clercs y contribuant - les consciences publiques incapables de distinguer la vie de la mort, sensibles aux émotions de la qualité de vie et de la mort digne, aux sources doctrinales que nul ne recherche, par ignorance ou frayeur. Déontologie, droit: voiles ancestraux, curateurs du pauvre bougre jeté devant les séductions des revendicateurs d'organes, des forces intéressées à la recherche à laquelle il se prêtera car c'est moins cher que s'y vendre!

C'eût pu être une magnifique aventure, un enrichissement intellectuel, un vaste mouvement de défendre la personne; c'est un utilitarisme, un profit, une emprise sur la vie, un acharnement casuistique à définir qui l'on peut utiliser (embryon ou préembryon?), aider à mourir plus vite (le mourant apte ou inapte?), breveter par petits morceaux. Et là, avouons-le, notre révolte a grondé. Notre honte a monté de ne pas parler quand la vie est en danger, lorsque les vrais totalitarismes s'avancent, le geste doucereux et la parole melliflue -cet eugénisme rampant et insidieux dénoncé par Jacques Testart-, et que notre honneur est en jeu.

Certes, l'entreprise était périlleuse. Dans l'ambiance de 'pensée unique', qui aurait le courage (il en faut, plus que du sens des mondanités consensuelles) de publier nos impertinences? Un éditeur s'est proposé, grâces lui soient rendues. Il fallait des auteurs, il en est venu d'horizons divers et, le croirait-on? plus qu'on ne l'eût espéré: les médecins, les philosophes, les juristes protestent de plus en plus contre l'arrogance et les perversités de la bioéthique. On ne le dit guère, mais cela est. Qu'un mot récompense leur audace.

Croyant au Ciel ou n'y croyant pas, nous avons lu le Psalmiste (ps. XXII, 11): "Dès le sein maternel j'ai été sous Ta garde; dès le ventre de ma mère Tu as été mon Dieu." Ceux qui n'ont jamais été embryons et ne seront jamais mourants resteront bioéthiciens. Nous demeurerons médecins, philosophes et juristes."

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Vous pouvez commander Le mythe bioéthique à:

Éditions Bassano - 48 rue de Bassano - 75008 Paris

Tél. 01 47 20 78 64 - Fax 01 47 20 64 26

Prix unitaire: 132 F.F. T.T.C. (frais de port en sus 21 F.F. T.T.C.).

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