La pratique de
l'avortement ne va-t-elle pas modifier l'image de la médecine?
La légalisation et la "médicalisation" de
l'avortement amorcent un changement radical dans la conception du médecin et de la
médecine.
Le médecin qui se prévaut de la légalisation de
l'avortement peut avoir l'impression de servir sa patiente en l'avortant. Il est pourtant
loisible de s'interroger au sujet de son attitude:
- Ce médecin est-il encore inconditionnellement au service de la vie dès son origine? N'exerce-t-il
pas son art au service des convenances des plus forts? Ne sacrifie-t-il pas aux
intérêts de ceux-ci l'existence du plus faible?
- Le médecin ne risque-t-il pas d'exercer son art au gré
des convenances de l'État ou de groupes dominants? Ne devient-il pas un mercenaire
soucieux, non de protéger la vie et la santé, mais de servir un patron, non un malade?
- On sait qu'existent aujourd'hui des médecins qui
stérilisent, avortent (ce qui équivaut à infliger de terribles tortures au ftus
pour le mettre à mort) ou pratiquent l'euthanasie active,
présentée parfois comme "suicide assisté". Nous assistons à un changement qualitatif
essentiel dans la relation médecin-patient.
- Bien plus, des études publiées récemment montrent que
certains médecins projettent de s'associer au pouvoir, d'y participer, même d'assurer
une "gestion étatisée de la vie". Qui fera
les frais de cette technocratie médicale? Les nations dites développées? Le
Tiers-Monde? Les pauvres?
D'où la nécessité pour chaque médecin de faire
connaître sans ambiguïté sa position face au respect de la vie et sa position face au
pouvoir politique. Et la nécessité pour les médecins serviteurs inconditionnels de la
vie de s'organiser au plan international. Se faire connaître est indispensable pour être
crédible.
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