Argument invoqué pour justifier les pratiques euthanasiques: la compassion

La compassion? De quel droit et selon quels critères pouvons-nous juger à la place du malade? Nous ne disposons d'aucun critère qui nous permette de quantifier la valeur de la vie humaine, ni la mienne, ni celle d'autrui. Lorsque nous prétendons céder à la compassion, ne devrions-nous pas en réalité parler d'autocommisération, c'est-à-dire d'une fuite face à une situation qui nous dérange, que nous voulons éviter, vis-à-vis de laquelle nous voulons pouvoir fermer les yeux? Pour ceux qui sont bien vivants et en pleine possession de leurs moyens, cette vision de l'être souffrant est intolérable. Ils veulent donc s'en épargner le spectacle.

Mais puis-je résoudre un problème qui se pose à mon niveau aux dépens de la vie d'autrui, de quelqu'un dont je n'ai pas la possibilité de connaître l'état psychique et mental, ne fût-ce que parce qu'il lui est difficile de s'exprimer normalement et lucidement? N'est-il pas extrêmement hasardeux pour moi d'euthanasier autrui dans des circonstances où je présume qu'autrui partage la répugnance que je ressens face à la situation où il se trouve?

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