Argument invoqué pour justifier les pratiques euthanasiques: le suicide assisté

Dans le cas particulier du suicide assisté, constatons d'abord que le médecin semble précipiter le malade dans la conviction qu'il est inutile, que plus personne ne tient à lui et qu'il doit "dégager" dans les meilleurs délais.

Or, selon l'expérience relatée par beaucoup de psychiatres qui analysent les cas de tentatives de suicide, il est très fréquent que ces "actes manqués" manifestent des appels de détresse, des appels au secours. Il est donc à craindre que la personne apportant assistance à un suicidé ne rencontre pas cette interpellation latente, mais non décryptée, chez celui qui fait cette demande de suicide assisté. En conséquence, cette demande d'assistance n'est pas véritablement interprétée pour ce qu'elle est, à savoir un appel à l'aide, une aspiration à l'accueil, et à un accueil chaleureux venant de quelqu'un qui est en détresse.

Ainsi, face à quelqu'un qui me fait part de sa décision de se suicider, je puis adopter deux attitudes très différentes: ou bien je me rends chez le marchand de cordes pour lui acheter une corde et l'aider à se pendre; ou bien, de manière plus humaine, je m'approche de lui, je discute avec lui et j'essaie de lui faire comprendre qu'il a encore de la valeur aux yeux de certains, quelles que soient les difficultés dans lesquelles il se trouve et qu'on est disposé à porter avec lui.

blint.gif (141 octets) Page suivante

blint.gif (141 octets) Retour à la page "Nous y passerons tous".

blint.gif (141 octets) Retour à la page "Sommaire".