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Lambert Lombard




 

 

 

 

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 Lambert Lombard, autoportrait

 

 

 

 

Jules Helbig,
Biographie nationale T.XII
publiée par l'Académie royale des sciences, des lettres et des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1897.

LOMBARD (Lambert), peintre et architecte, né à Liège en 1505, ou, au plus tard, en 1506. La première de ces dates est donnée par Abry, l'un des biographes liégeois les plus anciens de Lombard, et qui semble avoir réuni sur cet artiste tous les renseignements écrits ou conservés par la tradition. Elle est confirmée, d'ailleurs, par le portrait publié en tête de la biographie de Lombard par Lampsonius, et qui, gravé en 1561, dit Aetatis 55. Le père de Lambert Lombard se nommait Grégoire; il était bourgeois de la cité de Liège, et avait épousé la fille de Léonard de Sart; il habitait avec sa famille en dehors de la porte d'Avroy, quartier indépendant de la ville. Le jeune Lambert avait reçu en naissant les aptitudes les plus diverses : une intelligence vive et prompte, beaucoup d'application au travail et un goût très prononcé pour les beaux-arts, particulièrement pour la peinture. Aussi, malgré la condition peu fortunée de ses parents, et malgré les circonstances moins favorables encore dans lesquelles devait se développer son génie naissant - la ville de Liège ne s'était pas encore relevée des désastres de la guerre contre Charles le Téméraire et des luttes entre les d'Arenberg et les de Hornes, - voulut-il s'adonner à la carrière des arts. C'est à la peinture que Lombard demanda, dès son adolescence, le pain quotidien et les ressources nécessaires à la vie.

   On ne connaît pas le nom de celui qui l'initia aux premiers principes de la peinture. Il n'existait pas alors à Liège de peintre jouissant d'une certaine notoriété. Jean de Looz, dans lequel plusieurs biographes ont voulu voir son premier maître, mourut en 1516 : Lombard n'avait alors que onze ans; il n'a donc guère pu recevoir de leçons de cet artiste. Quoi qu'il en soit, les progrès du jeune artiste furent rapides, et, tout en se livrant à son art avec une prédilection réelle, il se prit d'un goût non moins vif pour les lettres, s'efforçant de combler par des études, un peu tardives, les lacunes d'une première éducation des plus insuffisantes. Lombard se maria fort jeune; bien que cette union ne fût pas de nature à améliorer sa situation, il entreprit à cette époque plusieurs voyages. Il se rendit à Middelbourg, et fit dans l'île de Walcheren différents séjours assez prolongés, qui exercèrent sur la destinée de l'artiste une influence incontestable. C'est là qu'il fit la connaissance de Jean Gossaert, connu également sous le nom de Mabuse, ou de Maubeuge, occupé alors à Middelbourg à d'importants travaux. Lombard se mit non seulement sous la discipline de ce maître, lequel, de son côté, utilisa probablement les talents de son disciple, mais il se lia encore d'amitié avec Michel Zagrius, greffier de la ville, homme d'un esprit cultivé et grand amateur des arts. Zagrius stimula encore le zèle de Lombard pour l'étude de l'antiquité. Sentant de plus en plus ce qui lui faisait défaut, au point de vue des connaissances classiques, Lombard se mit avec entrain à apprendre les langues grecque et latine. Malheureusement pour les progrès qu'il ambitionnait de faire, la nécessité de pourvoir aux besoins de sa jeune famille ne lui laissa guère les loisirs nécessaires pour pousser bien loin l'étude des anciens. Il lui fallut se résigner à ne les connaître que par l'intermédiaire des traductions françaises et italiennes. Il lut ainsi les poètes et même les philosophes, donnant ses préférences à ceux qui traitent de la morale. Lampsonius, son biographe et son ami, juge compétent, d'ailleurs, assure que, pour un homme dépourvu de la connaissance des langues anciennes, Lombard pouvait passer pour un prodige d'érudition ; il ajoute que l'on rencontrait peu d'hommes, même dans les rangs élevés de la société, ayant autant de lecture. Tout en cultivant ainsi son esprit, le jeune peintre parvint, à force de travail, à se créer une réputation dans son art. Cependant son goût pour l'antiquité allait recevoir un aliment nouveau.

   L'année même de la naissance de Lombard, Jean de Hornes, prince-évêque de Liège, était mort. En 1506, Erard de la Marck, esprit aussi élevé que politique habile, lui succéda dans le gouvernement de la principauté. Ce prélat prit à tâche de réparer les malheurs dont le pays et sa capitale avaient été accablés. Grand ami des arts, Erard semble être entré de bonne heure en relations avec Lombard, qui devait, d'ailleurs, lui apparaître comme l'homme providentiel désigné pour seconder ses projets. Le peintre était dans la possession d'un talent acquis par ses propres efforts et qui formait, par conséquent, le développement de son génie naturel. Erard de la Marck résolut non seulement de l'employer, mais encore, avant de le mettre à l'œuvre, de lui fournir les moyens d'une préparation plus complète en donnant satisfaction à son goût pour les arts et les lettres de l'antiquité. A cette époque précisément, le cardinal Polus, fuyant sa patrie en proie aux dissensions et aux rigueurs de la réforme que le roi Henri VIII faisait prévaloir, vint se réfugier à Liège, comptant n'y faire qu'un court séjour avant de se rendre à Rome. Erard de la Marck saisit cette occasion pour lui recommander son peintre, le priant de prendre Lombard à sa suite dans son voyage à Rome. Le prince-évêque de Liège avait en cela des vues très justes. Plusieurs grands édifices étaient alors en construction à Liège, parmi lesquels il convient de citer l'église abbatiale de Saint-Jacques, inspirée, selon le chroniqueur Foullon, par Erard et érigée en partie à ses frais, et surtout le somptueux palais des évêques, en voie de construction à côté de la cathédrale de Saint-Lambert. L'intérieur de cet édifice considérable devait être orné d'œuvres de Lombard et d'antres artistes du pays. A Rome, Lombard était chargé de faire des acquisitions d'œuvres d'art destinées à décorer les vastes salles du palais épiscopal. Ce fut donc avec le cardinal Polus que Lombard entreprit le voyage d'Italie, muni d'une pension d'Erard de la Marck. Arrivé à Rome, il chercha tout d'abord à se perfectionner dans l'art de l'architecture; qu'il avait étudié antérieurement, guidé par les conseils d'Arnold Ursus et de Jean Gossaert. Il ne négligea cependant pas la peinture, son art de prédilection. Il fit, notamment, pour le cardinal Polus, un tableau en grisaille représentant une scène du dialogue de Cébès, qui lui gagna les suffrages des connaisseurs de la ville éternelle. Les œuvres des maîtres auxquels on doit l'essor de la première Renaissance, exercèrent naturellement une grande influence sur l'esprit, d'ailleurs tout préparé à la recevoir, de l'artiste liégeois. La tendance de son goût et des affinités de talent le portèrent plus particulièrement à étudier les œuvres de Baccio Bandinelli, et surtout celles d'André Mantegna. Le style de ce dernier peintre lui devint familier, au point que les peintures et les dessins de Lombard, faits longtemps après son retour d'Italie, rappellent, quant aux proportions et au jet des draperies, le sentiment distingué du maître padouan. A Rome, Lombard s'appliqua encore à mesurer et à dessiner les statues antiques. Comme plusieurs artistes de son temps, il y cherchait une sorte de canon, une règle des proportions du corps humain, regardant ces statues comme des modèles dont la perfection ne peut être dépassée. Doué d'un esprit méthodique et clair, il rédigea une sorte de grammaire de l'art, dans laquelle il consigna tout ce qu'il regardait comme principes, comme règles fixes et préceptes rigoureux. Il est à regretter que ce travail n'ait pas été conservé. Il semble probable, cependant, qu'il ne satisfit pas son auteur, car dans une lettre écrite à Vasari en 1565, il suggère au peintre-historien la pensée d'enrichir d'un semblable traité la littérature didactique de l'art. Le séjour de Lombard en Italie ne fut pas de longue durée : Chapeaville nous apprend, en effet, que Reginald Polus, arrivé à Liège en mars 1537, quitta cette ville le 21 août de la même année pour se rendre à Rome; or, Erard de la Marck mourut le 16 février 1538, et les biographes de l'artiste nous apprennent que celui-ci revint au pays natal peu de temps après la mort de son protecteur. De retour à Liège, Lombard ne retrouva plus dans les divers successeurs de ce dernier, les princes Corneille de Berghes, Georges d'Autriche et Robert de Berghes, les faveurs et les travaux qu'il était en droit d'espérer. Il jouit, à la vérité, de leur estime comme de celle de tous ses concitoyens, mais ils ne lui donnèrent pas l'occasion de déployer les ressources de ses talents divers. On a peu de renseignements sur la succession des travaux de Lombard après son retour à Liège. Quoiqu'il fût actif, laborieux, et qu'il aimât à exercer son génie dans les branches les plus variées des arts du dessin, il est difficile de faire connaître aujourd'hui les résultats de sa fécondité, la plupart de ses travaux ayant disparu. On cite, à la vérité, un certain nombre de retables d'autels et de peintures murales exécutées par le maître dans différentes églises de Liège. C'étaient presque toujours des triptyques, des tables d'autel dont les volets, peints des deux côtés, réclament naturellement double travail et donnaient malheureusement plus de prise à la destruction; voici, au surplus, quelques travaux du peintre, consignés dans les écrits de ses compatriotes et qui ont complètement disparu à la suite de la révolution. A l'église Saint-Barthélemi, à l'entrée du chœur, se trouvait un triptyque de petite dimension; le panneau central représentait Sainte Barbe; aux pieds de la sainte on voyait. un roi, son père et son persécuteur; dans le fond de la composition, l'artiste avait peint le Martyre de sainte Catherine. Il existait un assez grand nombre de peintures de Lombard à la cathédrale Saint-Lambert : on cite notamment, dans la chapelle des Oranus, une de ses œuvres les plus importantes. C'était un retable en forme de triptyque; le panneau central, arrondi par le haut, représentait le Crucifiement; les volets, selon l'usage, étaient peints sur les deux faces; ouverts, on y voyait d'un côté David tuant Goliath, et de l'autre le Sacrifice d'Abraham; il est probable que lorsque les volets étaient fermés, on y voyait les portraits de famille des donateurs Dans la sacristie des bénéficiens de la même cathédrale se trouvait une Descente de la Croix : le Christ, couché au pied de l'instrument de la Rédemption, était entouré de la Sainte Vierge, des deux Marie et de nombreuses autres figures. Lombard s'y était représenté lui-même, comme il aimait d'ailleurs à le faire, en habit jaune. Dans la cathédrale Saint-Lambert, se trouvait encore un second tableau, le Christ descendu de la Croix, appuyé sur les genoux de sa sainte mère; enfin, dans les cloîtres, près de l'autel de la Sainte-Vierge, un panneau représentant le Crucifiement servait d'épitaphe au mausolée du baron de Mérode. Dans le vestiaire des chanoines, se trouvait un triptyque dont la pièce centrale représentait la Sainte Cène. Deux triptyques, avec volets peints des deux côtés, datés de l'an 1560, se trouvaient dans la chapelle dite
« du Chevalier » à l'église Notre-Dame-aux-Fonts. A l'église Saint-Jean l'Evangéliste, à la chapelle dite  « des Tornaco », les membres de cette famille firent placer, en 1553, une Déposition de la Croix, peinte par Lombard, et qui passait pour l'une de ses œuvres les plus considérables et les mieux réussies ; c'était également un triptyque. Pour ne pas étendre outre mesure cette nomenclature, rappelons enfin que les volets du grand retable sculpté de l'église Saint-Denis se composaient d'une nombreuse série de panneaux exécutés en partie par Lombard, et, en partie, sous sa direction, par ses élèves. Ces volets ont été démembrés au commencement de ce siècle, et les panneaux qui les composaient ont été dispersés. La fabrique de l'église. Saint-Denis en a racheté plusieurs, et le Musée communal de Liège en possède également un. Lombard entreprit à Liège quelques peintures murales. C'est sous sa direction que les peintures décoratives de l'église Saint-Jacques auraient été exécutées, selon Abry; mais le travail le plus important de ce genre se trouvait à la collégiale de Saint-Paul. Le chanoine Hamal rapporte que lorsque, en 1817, on enleva les quatre grands tableaux de Lambert Dumoulin, pour y substituer les peintures commandées à cette époque à Tahan et à Ansiaux, on trouva, des deux côtés du chœur, les restes de belles peintures exécutées par Lombard en 1529. D'autre part, Lombard avait peint, dans l'un des transepts, la Sainte Cène et, dans l'autre, la Descente de la Croix. Lorsque, en 1875, on enleva l'autel qui couvrait la paroi orientale du transept sud de cette église, l'auteur de ces lignes put constater l'existence de restes considérables de cette dernière composition. Les figures étaient de grandeur naturelle; le Christ reposait sur les genoux de la Vierge, revêtue d'une robe et d'un manteau bleus; sainte Madeleine, vêtue de blanc, posait ses lèvres avec ferveur sur les pieds du Christ, dont la tête était soutenue par une figure d'homme, probablement celle de saint Jean. La composition était sobre, grande de lignes et rappelait par le style les meilleurs maîtres italiens. Le mur sur lequel cette fresque était peinte a été démoli à cette époque pour ouvrir une sorte de déambulatoire autour du chœur.

   Il reste peu de peintures de Lombard que l'on puisse lui attribuer avec certitude. Pendant longtemps, il a été de mode d'attribuer à ce maître toutes les peintures de nos régions qui, appartenant au XVIe siècle, trahissaient une influence italienne ; depuis, il s'est fait dans l'opinion un revirement qui tend à lui contester même des tableaux que de bonnes raisons permettent de croire sortis de son pinceau. Un excellent portrait de Lombard, peint par lui-même, aujourd'hui entre les mains de Mme la vicomtesse de Clérembault, semble cependant au-dessus de toute controverse; ce portrait a été souvent copié. Mais, si les tableaux incontestés de Lombard sont fort rares, il n'en est nullement de même pour ses dessins qui attestent une très grande fécondité et une remarquable facilité d'invention. Chose assez étrange, tandis que l'on n'a encore trouvé la signature de Lombard sur aucune de ses peintures, même sur celles dont l'authenticité n'est pas douteuse, il existe, au contraire, un très grand nombre de dessins qui portent à la fois la signature de l'artiste et la date à laquelle ils ont été faits. Il n'est pas possible, naturellement, d'entrer dans l'examen de ces dessins, exécutés pour la plupart au lavis et à la plume; mais il importe d'en signaler les collections les plus considérables, car elles renferment les renseignements les plus précieux sur la carrière laborieuse de l'artiste. L'Académie des beaux-arts, à Liège, possède seize dessins de Lombard. La bibliothèque de l'université en conserve également plusieurs. Mme la vicomtesse de Clérembault possède un portefeuille contenant soixante-quinze dessins et croquis du maître. La plus riche collection de dessins de Lombard se trouve à l'hôtel d'Arenberg, à Bruxelles. Elle se compose d'un portefeuille contenant plus de cinq cents pièces. La bibliothèque de l'Académie de Düsseldorf possède quatre dessins de Lombard, plus un portrait de l'artiste, finement dessiné à la pointe d'argent, et que nous croyons pouvoir attribuer à son ami et élève Dominique Lampsonius. Des dessins de Lombard isolés, mais importants et achevés, se trouvent encore dans différentes collections liégeoises. Une trentaine de compositions de Lombard ont été reproduites par la gravure. La fécondité de l'artiste, en ce qui concerne le grand nombre de dessins de sa main qui ont été conservés, s'explique par la nature même de son talent et par sa facilité d'invention; mais elle répond aussi aux demandes qui lui étaient adressées. Lombard dessinait beaucoup pour les artistes, les peintres verriers, les orfèvres, les graveurs, les sculpteurs qui, moins bien doués que lui sous le rapport de l'imagination, s'empressaient d'avoir recours à son crayon.

   On cite quelques travaux de Lombard dans le domaine de l'architecture. Il a bâti à Liège une maison pour Jean Oems de Wyngaerde, chanoine et écolâtre de Saint-Lambert, hôtel important qui était situé vis-à-vis du portail principal de la cathédrale; cette construction fut achevée en 1548 et démolie en 1829. Lombard avait également construit une maison spacieuse pour 1e poète Liévin Vander Beeke, ou Torrentius, vicaire général du diocèse. La tradition attribue aussi à Lombard une maison qui existe encore rue Haute-Sauvenière, appartenant aujourd'hui à Mr Desoer de Solières, et la façade du portail de l'église Saint-Jacques du style de la plus élégante Renaissance italienne, bâtie en 1558. On est d'autant plus fondé à admettre l'exactitude de ces attributions, que le style de la Renaissance, malgré l'influence de Lombard, ne parvint que fort tard à obtenir faveur dans la principauté de Liège. Ces différentes constructions, toutes contemporaines du maître liégeois, restèrent longtemps isolées, accusant ainsi l'importation d'un style étranger à la région où elles ont été édifiées.

   Lombard a exercé de son temps, même en dehors des limites de la principauté, une très grande influence qu'il serait difficile d'expliquer par les travaux qui lui ont survécu. Mais cette influence s'explique par la dignité de son caractère, son savoir très réel, son esprit aussi distingué que cultivé et les nombreuses relations que lui assuraient son savoir et sa bienveillance. Il était habile numismate et possédait une science particulière pour déterminer les médailles et les monnaies de l'antiquité. Il est peut-être le premier artiste de ces régions qui se soit occupé d'études archéologiques. Lombard a été un chef d'école dans toute la valeur de l'expression. Dans le domaine de la peinture, il a formé plusieurs élèves qui ont beaucoup ajouté à la gloire de son nom. Le' plus brillant d'entre eux et celui qui reflète le mieux le talent personnel du maître est Frans Floris. D'autres disciples se firent un nom distingué; parmi ceux-ci il convient de citer Guillaume Caïus, d'Anvers, et Hubert Goltzius, de Venloo. A ces artistes étrangers, i1 faut ajouter encore ses élèves liégeois, Jean Ramey, Pierre Dufour, et enfin Dominique Lampsonius, de Bruges, le secrétaire de plusieurs princes-évêques de Liège, l'ami et le biographe de Lombard.

   Lambert Lombard est mort à Liège, au mois d'août 1566. Il a occupé, jusqu'à sa mort, les fonctions de greffier de la cour d'Avroy; après son décès, il fut remplacé dans cette charge par le sculpteur Tollet, son gendre ; un acte de l'an 1561, qualifie maistre Lambert Lombard poinctre, de concierge de Monsgr. nostre prince (Robert de Berghes) de la maison, porpris et vingnobles de chieffz d'or. C'était, sans doute, une charge purement honorifique, par laquelle le prince entendait faire une faveur à l'artiste. 

 

 

 

23/01/2013