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LOMBARD (Lambert),
peintre et architecte, né à Liège en
1505, ou, au plus tard, en 1506. La première de ces dates est donnée par
Abry, l'un des biographes liégeois les plus anciens de Lombard, et qui
semble avoir réuni sur cet artiste tous les renseignements écrits ou
conservés par la tradition. Elle est confirmée, d'ailleurs, par le portrait
publié en tête de la biographie de Lombard par Lampsonius, et qui, gravé en
1561, dit Aetatis 55. Le père de Lambert Lombard se nommait Grégoire;
il était bourgeois de la cité de Liège, et avait épousé la fille de Léonard
de Sart; il habitait avec sa famille en dehors de la porte d'Avroy, quartier
indépendant de la ville. Le jeune Lambert avait reçu en naissant les
aptitudes les plus diverses : une intelligence vive et prompte, beaucoup
d'application au travail et un goût très prononcé pour les beaux-arts,
particulièrement pour la peinture. Aussi, malgré la condition peu fortunée
de ses parents, et malgré les circonstances moins favorables encore dans
lesquelles devait se développer son génie naissant - la ville de Liège ne
s'était pas encore relevée des désastres de la guerre contre Charles le
Téméraire et des luttes entre les d'Arenberg et les de Hornes, - voulut-il
s'adonner à la carrière des arts. C'est à la peinture que Lombard demanda,
dès son adolescence, le pain quotidien et les ressources nécessaires à la
vie.
On ne connaît pas le nom de celui qui l'initia aux premiers
principes de la peinture. Il n'existait pas alors à Liège de peintre
jouissant d'une certaine notoriété. Jean de Looz, dans lequel plusieurs
biographes ont voulu voir son premier maître, mourut en 1516 : Lombard
n'avait alors que onze ans; il n'a donc guère pu recevoir de leçons de cet
artiste. Quoi qu'il en soit, les progrès du jeune artiste furent rapides,
et, tout en se livrant à son art avec une prédilection réelle, il se prit
d'un goût non moins vif pour les lettres, s'efforçant de combler par des
études, un peu tardives, les lacunes d'une première éducation des plus
insuffisantes. Lombard se maria fort jeune; bien que cette union ne fût pas
de nature à améliorer sa situation, il entreprit à cette époque plusieurs
voyages. Il se rendit à Middelbourg, et fit dans l'île de Walcheren
différents séjours assez prolongés, qui exercèrent sur la destinée de
l'artiste une influence incontestable. C'est là qu'il fit la connaissance de
Jean Gossaert, connu également sous le nom de Mabuse, ou de Maubeuge, occupé
alors à Middelbourg à d'importants travaux. Lombard se mit non seulement
sous la discipline de ce maître, lequel, de son côté, utilisa probablement
les talents de son disciple, mais il se lia encore d'amitié avec Michel
Zagrius, greffier de la ville, homme d'un esprit cultivé et grand amateur
des arts. Zagrius stimula encore le zèle de Lombard pour l'étude de
l'antiquité. Sentant de plus en plus ce qui lui faisait défaut, au point de
vue des connaissances classiques, Lombard se mit avec entrain à apprendre
les langues grecque et latine. Malheureusement pour les progrès qu'il
ambitionnait de faire, la nécessité de pourvoir aux besoins de sa jeune
famille ne lui laissa guère les loisirs nécessaires pour pousser bien loin
l'étude des anciens. Il lui fallut se résigner à ne les connaître que par
l'intermédiaire des traductions françaises et italiennes. Il lut ainsi les
poètes et même les philosophes, donnant ses préférences à ceux qui traitent
de la morale. Lampsonius, son biographe et son ami, juge compétent,
d'ailleurs, assure que, pour un homme dépourvu de la connaissance des
langues anciennes, Lombard pouvait passer pour un prodige d'érudition ; il
ajoute que l'on rencontrait peu d'hommes, même dans les rangs élevés de la
société, ayant autant de lecture. Tout en cultivant ainsi son esprit, le
jeune peintre parvint, à force de travail, à se créer une réputation dans
son art. Cependant son goût pour l'antiquité allait recevoir un aliment
nouveau.
L'année même de la naissance de Lombard, Jean de Hornes,
prince-évêque de Liège, était mort. En 1506, Erard de la Marck, esprit aussi
élevé que politique habile, lui succéda dans le gouvernement de la
principauté. Ce prélat prit à tâche de réparer les malheurs dont le pays et
sa capitale avaient été accablés. Grand ami des arts, Erard semble être
entré de bonne heure en relations avec Lombard, qui devait, d'ailleurs, lui
apparaître comme l'homme providentiel désigné pour seconder ses projets. Le
peintre était dans la possession d'un talent acquis par ses propres efforts
et qui formait, par conséquent, le développement de son génie naturel. Erard
de la Marck résolut non seulement de l'employer, mais encore, avant de le
mettre à l'oeuvre, de lui fournir les moyens d'une préparation plus complète
en donnant satisfaction à son goût pour les arts et les lettres de
l'antiquité. A cette époque précisément, le cardinal Polus, fuyant sa patrie
en proie aux dissensions et aux rigueurs de la réforme que le roi Henri VIII
faisait prévaloir, vint se réfugier à Liège, comptant n'y faire qu'un court
séjour avant de se rendre à Rome. Erard de la Marck saisit cette occasion
pour lui recommander son peintre, le priant de prendre Lombard à sa suite
dans son voyage à Rome. Le prince-évêque de Liège avait en cela des vues
très justes. Plusieurs grands édifices étaient alors en construction à
Liège, parmi lesquels il convient de citer l'église abbatiale de
Saint-Jacques, inspirée, selon le chroniqueur Foullon, par Erard et érigée
en partie à ses frais, et surtout le somptueux palais des évêques, en voie
de construction à côté de la cathédrale de Saint-Lambert. L'intérieur de cet
édifice considérable devait être orné d'oeuvres de Lombard et d'antres
artistes du pays. A Rome, Lombard était chargé de faire des acquisitions
d'oeuvres d'art destinées à décorer les vastes salles du palais épiscopal.
Ce fut donc avec le cardinal Polus que Lombard entreprit le voyage d'Italie,
muni d'une pension d'Erard de la Marck. Arrivé à Rome, il chercha tout
d'abord à se perfectionner dans l'art de l'architecture; qu'il avait étudié
antérieurement, guidé par les conseils d'Arnold Ursus et de Jean Gossaert.
Il ne négligea cependant pas la peinture, son art de prédilection. Il fit,
notamment, pour le cardinal Polus, un tableau en grisaille représentant une
scène du dialogue de Cébès, qui lui gagna les suffrages des
connaisseurs de la ville éternelle. Les oeuvres des maîtres auxquels on doit
l'essor de la première Renaissance, exercèrent naturellement une grande
influence sur l'esprit, d'ailleurs tout préparé à la recevoir, de l'artiste
liégeois. La tendance de son goût et des affinités de talent le portèrent
plus particulièrement à étudier les oeuvres de Baccio Bandinelli, et surtout
celles d'André Mantegna. Le style de ce dernier peintre lui devint familier,
au point que les peintures et les dessins de Lombard, faits longtemps après
son retour d'Italie, rappellent, quant aux proportions et au jet des
draperies, le sentiment distingué du maître padouan. A Rome, Lombard
s'appliqua encore à mesurer et à dessiner les statues antiques. Comme
plusieurs artistes de son temps, il y cherchait une sorte de canon, une
règle des proportions du corps humain, regardant ces statues comme des
modèles dont la perfection ne peut être dépassée. Doué d'un esprit
méthodique et clair, il rédigea une sorte de grammaire de l'art, dans
laquelle il consigna tout ce qu'il regardait comme principes, comme règles
fixes et préceptes rigoureux. Il est à regretter que ce travail n'ait pas
été conservé. Il semble probable, cependant, qu'il ne satisfit pas son
auteur, car dans une lettre écrite à Vasari en 1565, il suggère au
peintre-historien la pensée d'enrichir d'un semblable traité la littérature
didactique de l'art. Le séjour de Lombard en Italie ne fut pas de longue
durée : Chapeaville nous apprend, en effet, que Reginald Polus, arrivé à
Liège en mars 1537, quitta cette ville le 21 août de la même année pour se
rendre à Rome; or, Erard de la Marck mourut le 16 février 1538, et les
biographes de l'artiste nous apprennent que celui-ci revint au pays natal
peu de temps après la mort de son protecteur. De retour à Liège, Lombard ne
retrouva plus dans les divers successeurs de ce dernier, les princes
Corneille de Berghes, Georges d'Autriche et Robert de Berghes, les faveurs
et les travaux qu'il était en droit d'espérer. Il jouit, à la vérité, de
leur estime comme de celle de tous ses concitoyens, mais ils ne lui
donnèrent pas l'occasion de déployer les ressources de ses talents divers.
On a peu de renseignements sur la succession des travaux de Lombard après
son retour à Liège. Quoiqu'il fût actif, laborieux, et qu'il aimât à exercer
son génie dans les branches les plus variées des arts du dessin, il est
difficile de faire connaître aujourd'hui les résultats de sa fécondité, la
plupart de ses travaux ayant disparu. On cite, à la vérité, un certain
nombre de retables d'autels et de peintures murales exécutées par le maître
dans différentes églises de Liège. C'étaient presque toujours des
triptyques, des tables d'autel dont les volets, peints des deux côtés,
réclament naturellement double travail et donnaient malheureusement plus de
prise à la destruction; voici, au surplus, quelques travaux du peintre,
consignés dans les écrits de ses compatriotes et qui ont complètement
disparu à la suite de la révolution. A l'église Saint-Barthélemi, à l'entrée
du chœur, se trouvait un triptyque de petite dimension; le panneau central
représentait Sainte Barbe; aux pieds de la sainte on voyait. un roi,
son père et son persécuteur; dans le fond de la composition, l'artiste avait
peint le Martyre de sainte Catherine. Il existait un assez grand
nombre de peintures de Lombard à la cathédrale Saint-Lambert : on cite
notamment, dans la chapelle des Oranus, une de ses oeuvres les plus
importantes. C'était un retable en forme de triptyque; le panneau central,
arrondi par le haut, représentait le Crucifiement; les volets, selon
l'usage, étaient peints sur les deux faces; ouverts, on y voyait d'un côté
David tuant Goliath, et de l'autre le Sacrifice d'Abraham; il
est probable que lorsque les volets étaient fermés, on y voyait les
portraits de famille des donateurs Dans la sacristie des bénéficiens de la
même cathédrale se trouvait une Descente de la Croix : le Christ,
couché au pied de l'instrument de la Rédemption, était entouré de la Sainte
Vierge, des deux Marie et de nombreuses autres figures. Lombard s'y était
représenté lui-même, comme il aimait d'ailleurs à le faire, en habit jaune.
Dans la cathédrale Saint-Lambert, se trouvait encore un second tableau,
le Christ descendu de la Croix, appuyé sur les genoux de sa sainte mère;
enfin, dans les cloîtres, près de l'autel de la Sainte-Vierge, un panneau
représentant le Crucifiement servait d'épitaphe au mausolée du baron
de Mérode. Dans le vestiaire des chanoines, se trouvait un triptyque dont la
pièce centrale représentait la Sainte Cène. Deux triptyques, avec
volets peints des deux côtés, datés de l'an 1560, se trouvaient dans la
chapelle dite «
du Chevalier » à l'église Notre-Dame-aux-Fonts. A l'église Saint-Jean l'Evangéliste,
à la chapelle dite «
des Tornaco », les membres de cette
famille firent placer, en 1553, une Déposition de la Croix,
peinte par Lombard, et qui passait pour l'une de ses oeuvres les plus
considérables et les mieux réussies ; c'était également un triptyque. Pour
ne pas étendre outre mesure cette nomenclature, rappelons enfin que les
volets du grand retable sculpté de l'église Saint-Denis se composaient d'une
nombreuse série de panneaux exécutés en partie par Lombard, et, en partie,
sous sa direction, par ses élèves. Ces volets ont été démembrés au
commencement de ce siècle, et les panneaux qui les composaient ont été
dispersés. La fabrique de l'église. Saint-Denis en a racheté plusieurs, et
le Musée communal de Liège en possède également un. Lombard entreprit à
Liège quelques peintures murales. C'est sous sa direction que les peintures
décoratives de l'église Saint-Jacques auraient été exécutées, selon Abry;
mais le travail le plus important de ce genre se trouvait à la collégiale de
Saint-Paul. Le chanoine Hamal rapporte que lorsque, en 1817, on
enleva les quatre grands tableaux de Lambert Dumoulin, pour y substituer les
peintures commandées à cette époque à Tahan et à Ansiaux, on trouva, des
deux côtés du choeur, les restes de belles peintures exécutées par Lombard
en 1529. D'autre part, Lombard avait peint, dans l'un des transepts,
la Sainte Cène et, dans l'autre, la Descente de la Croix.
Lorsque, en 1875, on enleva l'autel qui couvrait la paroi orientale
du transept sud de cette église, l'auteur de ces lignes put constater
l'existence de restes considérables de cette dernière composition. Les
figures étaient de grandeur naturelle; le Christ reposait sur les genoux de
la Vierge, revêtue d'une robe et d'un manteau bleus; sainte Madeleine, vêtue
de blanc, posait ses lèvres avec ferveur sur les pieds du Christ, dont la
tête était soutenue par une figure d'homme, probablement celle de saint
Jean. La composition était sobre, grande de lignes et rappelait par le style
les meilleurs maîtres italiens. Le mur sur lequel cette fresque était peinte
a été démoli à cette époque pour ouvrir une sorte de déambulatoire autour du
choeur.
Il reste peu de peintures de Lombard que l'on puisse lui attribuer
avec certitude. Pendant longtemps, il a été de mode d'attribuer à ce maître
toutes les peintures de nos régions qui, appartenant au XVIe siècle,
trahissaient une influence italienne ; depuis, il s'est fait dans l'opinion
un revirement qui tend à lui contester même des tableaux que de bonnes
raisons permettent de croire sortis de son pinceau. Un excellent portrait de
Lombard, peint par lui-même, aujourd'hui entre les mains de Mme la
vicomtesse de Clérembault, semble cependant au-dessus de toute controverse;
ce portrait a été souvent copié. Mais, si les tableaux incontestés de
Lombard sont fort rares, il n'en est nullement de même pour ses dessins qui
attestent une très grande fécondité et une remarquable facilité d'invention.
Chose assez étrange, tandis que l'on n'a encore trouvé la signature de
Lombard sur aucune de ses peintures, même sur celles dont l'authenticité
n'est pas douteuse, il existe, au contraire, un très grand nombre de dessins
qui portent à la fois la signature de l'artiste et la date à laquelle ils
ont été faits. Il n'est pas possible, naturellement, d'entrer dans l'examen
de ces dessins, exécutés pour la plupart au lavis et à la plume; mais il
importe d'en signaler les collections les plus considérables, car elles
renferment les renseignements les plus précieux sur la carrière laborieuse
de l'artiste. L'Académie des beaux-arts, à Liège, possède seize dessins de
Lombard. La bibliothèque de l'université en conserve également plusieurs.
Mme la vicomtesse de Clérembault possède un portefeuille contenant
soixante-quinze dessins et croquis du maître. La plus riche collection de
dessins de Lombard se trouve à l'hôtel d'Arenberg, à Bruxelles. Elle se
compose d'un portefeuille contenant plus de cinq cents pièces. La
bibliothèque de l'Académie de Düsseldorf possède quatre dessins de Lombard,
plus un portrait de l'artiste, finement dessiné à la pointe d'argent, et que
nous croyons pouvoir attribuer à son ami et élève Dominique Lampsonius. Des
dessins de Lombard isolés, mais importants et achevés, se trouvent encore
dans différentes collections liégeoises. Une trentaine de compositions de
Lombard ont été reproduites par la gravure. La fécondité de l'artiste, en ce
qui concerne le grand nombre de dessins de sa main qui ont été conservés,
s'explique par la nature même de son talent et par sa facilité d'invention;
mais elle répond aussi aux demandes qui lui étaient adressées. Lombard
dessinait beaucoup pour les artistes, les peintres verriers, les orfèvres,
les graveurs, les sculpteurs qui, moins bien doués que lui sous le rapport
de l'imagination, s'empressaient d'avoir recours à son crayon.
On cite quelques travaux de Lombard dans le domaine de
l'architecture. Il a bâti à Liège une maison pour Jean Oems de Wyngaerde,
chanoine et écolâtre de Saint-Lambert, hôtel important qui était situé
vis-à-vis du portail principal de la cathédrale; cette construction fut
achevée en 1548 et démolie en 1829. Lombard avait également construit une
maison spacieuse pour 1e poète Liévin Vander Beeke, ou Torrentius, vicaire
général du diocèse. La tradition attribue aussi à Lombard une maison qui
existe encore rue Haute-Sauvenière, appartenant aujourd'hui à Mr Desoer de
Solières, et la façade du portail de l'église Saint-Jacques du style de la
plus élégante Renaissance italienne, bâtie en 1558. On est d'autant plus
fondé à admettre l'exactitude de ces attributions, que le style de la
Renaissance, malgré l'influence de Lombard, ne parvint que fort tard à
obtenir faveur dans la principauté de Liège. Ces différentes constructions,
toutes contemporaines du maître liégeois, restèrent longtemps isolées,
accusant ainsi l'importation d'un style étranger à la région où elles ont
été édifiées.
Lombard a exercé de son temps, même en dehors des limites de la
principauté, une très grande influence qu'il serait difficile d'expliquer
par les travaux qui lui ont survécu. Mais cette influence s'explique par la
dignité de son caractère, son savoir très réel, son esprit aussi distingué
que cultivé et les nombreuses relations que lui assuraient son savoir et sa
bienveillance. Il était habile numismate et possédait une science
particulière pour déterminer les médailles et les monnaies de l'antiquité.
Il est peut-être le premier artiste de ces régions qui se soit occupé
d'études archéologiques. Lombard a été un chef d'école dans toute la valeur
de l'expression. Dans le domaine de la peinture, il a formé plusieurs élèves
qui ont beaucoup ajouté à la gloire de son nom. Le' plus brillant d'entre
eux et celui qui reflète le mieux le talent personnel du maître est Frans
Floris. D'autres disciples se firent un nom distingué; parmi ceux-ci il
convient de citer Guillaume Caïus, d'Anvers, et Hubert Goltzius, de Venloo.
A ces artistes étrangers, i1 faut ajouter encore ses élèves liégeois, Jean
Ramey, Pierre Dufour, et enfin Dominique Lampsonius, de Bruges, le
secrétaire de plusieurs princes-évêques de Liège, l'ami et le biographe de
Lombard.
Lambert Lombard est mort à Liège, au mois d'août 1566. Il a occupé,
jusqu'à sa mort, les fonctions de greffier de la cour d'Avroy; après son
décès, il fut remplacé dans cette charge par le sculpteur Tollet, son gendre
; un acte de l'an 1561, qualifie maistre Lambert Lombard poinctre, de
concierge de Monsgr. nostre prince (Robert de Berghes) de la maison,
porpris et vingnobles de chieffz d'or. C'était, sans doute, une charge
purement honorifique, par laquelle le prince entendait faire une faveur à
l'artiste.
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