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Walthère Damery



 

 

 

 

 

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 Walthère Damery, peint par lui-même

 

 

 

 

Ad. Siret
Biographie nationale T. IV, pp. 652 et suiv.
publiée par l'Académie royale des sciences, des lettres et des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1897.

DAMERY (Walter ), frère de Jacques, peintre d'histoire, né à Liége, en 1610, décédé en 1678. Becdeliévre ne nous dit point si les deux frères Damery étaient parents de Simon, leur aîné de quelques années. En tous cas, le même goût artistique se prononça chez Walter et chez Simon. Walter le poussa même jusqu'à la passion ; ses livres classiques, ses cahiers étaient remplis de croquis. Il ne trouva qu'un peintre médiocre, Antoine Deburto, pour lui donner les premières leçons et sentit que les voyages devaient suppléer à ce qui lui manquait sous ce rapport. Il se rendit en Angleterre, en 1636 et y séjourna plusieurs années, y exécutant un grand nombre de portraits. Il partit ensuite pour la France et puis pour l'Italie. C'est dans cette contrée privilégiée qu'il trouva son maître : Pietro Berrettini da Cortona l'admit dans son atelier, où il travailla pendant plusieurs années. Mais le moment du retour dans la patrie ayant sonné, Walter s'embarqua ; il eut alors à subir une aventure qui eût pu lui devenir fatale. Pris par des corsaires, il fut emmené captif à Alger et eut la chance de s'échapper en même temps que deux Récollets, ses compagnons d'infortune. Il prit la route de France par la Provence et le Dauphiné ; devenu le compagnon de voyage de quelques Carmes, ceux-ci l'emmenèrent dans leur couvent à Paris. Là Walter se mit à l'œuvre ; son début fut un coup de maître : l'Enlèvement du prophète Elie sur un char de feu, peint par lui dans le dôme de l'église des Carmes Déchaussés, attira immédiatement l'attention de la foule. Fort heureusement pour lui, car le pauvre artiste avait été dépouillé par les corsaires de tout le fruit de son travail à Rome. Dès lors , il sortit de sa position misérable. Il n'est pas inutile d'observer en passant que son Elie est faussement attribué à Bertholet Flemalle par Descamps et par l'auteur du Dictionnaire des artistes. Walter reprit enfin la route de Liége, en 1644, précédé de la réputation acquise par sa dernière œuvre ; aussi trouva-t-il de suite à s'employer. Il se maria deux fois et l'on fait un grand éloge de sa seconde femme qui cultivait la poésie française. C'est encore dans une église des Carmes Déchaussés, vis-à-vis de laquelle il demeurait, qu'il fut enterré. La mort relativement prématurée de Walter Damery, paraît être due à des travaux excessifs. D'un caractère aimable, modeste et méritant l'estime, il fut recherché à Liége par les personnages les plus haut placés : on cite, entre autres, le chanoine Laurent de Méan, prévôt de la collégiale de Tongres, Guillaume Natalis, abbé de Saint-Laurent et le riche Mécène, Henri de Curtius, qui tous commandèrent à l'artiste des travaux importants.

   Damery imita, dans ses compositions, la manière du Cortone, son maître, et l'aspect de ses peintures aux Carmes de Paris, permet de juger son talent large et facile. Le sentiment religieux y est bien compris, le ton a de l'harmonie et de la vigueur ; il réussissait particulièrement à peindre les enfants nus que l'on trouve souvent dans ses toiles ; ses fonds de paysage sont exécutés avec beaucoup de talent. Toutefois ses derniers tableaux ne valent pas ceux de sa jeunesse. Sa ville natale en possédait plusieurs dans ses diverses églises ; il n'en reste plus guère ; nous citerons cependant : Saint Norbert recevant le scapulaire des mains de la Sainte Vierge, à l'église du Séminaire ; et la Sainte Vierge accompagnée des Vertus, à l'église de Sainte-Foy. Enfin, au musée de Mayence, on voit de lui la SainteVierge donnant le scapulaire à saint Simon Stock. Ce tableau, exécuté pour le maître-autel des Carmes-en-île, fut enlevé lors de la révolution française, transporté à Paris, puis adjugé, avec d'autres, au musée de Mayence. Il a malheureusement été mal retouché et a été longtemps attribué à Annibal, puis à Louis Carrache. Natalis a gravé, d'après Damery, un portrait de Guillaume Natalis, abbé de Saint-Laurent, représenté sur un piédestal où l'élèvent des anges qui portent sa mitre et sa crosse ; près de lui, deux figures allégoriques représentent le Sacrifice et le Courage avec la devise : Corde et animo.

Ad. Siret.

    

 

 

 

 

Jules Helbig
La peinture au pays de Liège et sur les bords de la Meuse.
Liège, Imprimerie liégeoise Henri Poncelet, 1903, pp. 323 et suiv.

WALTHÈRE DAMERY (1)

   Si l'on connaissait la vie de ce peintre dans tous les détails, elle fournirait sans aucun doute les éléments d'une notice pleine d'intérêt, semée d'aventures et d'évènements émouvants. Mais nous n'avons que le témoignage fort concis d'un seul auteur, à la vérité contemporain de l'artiste et presque le familier de Walthère Damery. Cet auteur est le graveur Abry que nous avons si souvent l'occasion de citer.

   Walthère est né le 7 mars 1610 (2) dans un faubourg de la ville de Liège, vis-à-vis du couvent de Saint-Léonard. Son père, Jacques Damery, avait épousé une jeune fille du nom de Marie Parent. De ce mariage sont nés trois fils : Walthère, Laurent et Jacques, auxquels le père s'efforça de donner une bonne éducation mais qui, entraînés tous trois par les goûts qui régnaient dans la famille, et l'exemple de leur oncle Simon dont nous venons de donner la notice, cultivèrent la peinture.

   Walthère était porté à l'étude par son génie naturel : il acheva ses humanités au Collège des PP. Jésuites. Il paraît que son professeur de rhétorique aurait bien voulu en faire une recrue de l'Ordre, mais la vocation de son élève pour l'art se prononça bientôt d'une manière décisive. Les parents y accédèrent et Walthère fut mis à l'essai chez un peintre assez médiocre du nom d'Antoine Deburto qui s'était fait connaître par le tableau de l'autel majeur de l'église conventuelle des Chartreux, à Robermont près de Liège, ainsi que par les peintures de deux autels latéraux au même sanctuaire. Ces toiles se distinguaient par un coloris brillant et une certaine entente des procédés techniques.

   Bien que l'enseignement de Deburto ne fut pas de nature à enflammer l'imagination et la verve de son disciple, celui-ci suppléa par l'ardeur au travail à ce qui manquait à la science du maître. Il se mit à peindre des portraits et à faire des études d'après nature de tout genre selon que se produisait l'occasion d'exercer son pinceau et son esprit d'observation. Ayant atteint l'âge de vingt-cinq ans, Walthère Damery s'embarqua pour l' Angleterre, sans doute porté à ce voyage par quelque circonstance favorable restée ignorée. Il y fit un séjour de plusieurs années pendant lesquelles il s'adonna à la peinture de portrait ; après quoi, il repassa la Manche pour se rendre en France où il ne semble pas avoir fait long séjour, son intention étant surtout de voir le pays. Ensuite, comme la plupart des artistes de son temps, mais particulièrement de son pays, Walthère crut ne pouvoir se dispenser d'un voyage en Italie s'il voulait un jour prendre rang parmi les maîtres. Il se rendit donc à Rome, et arrivé là dans la terre promise des arts, il s'attacha particulièrement à l'étude des œuvres de Pierre Berretini ou de Cortone, peintre vivant alors des plus en renom, et qui, avec le non moins célèbre chevalier Bernin, était en possession des faveurs et des travaux dont disposait le pape Urbain VII.

   C'était une époque malheureuse où florissait le maniérisme académique : à Rome peut-être plus qu'ailleurs, les grandes traditions de l'art étaient oubliées. Non seulement toute la peinture antérieure à la Renaissance avec ses maîtres si austères et si sublimes était ignorée, mais même les peintres de la Renaissance comme le Pérugin, Masaccio, Raphaël d'Urbin, Boticelli étaient démodés, presqu'oubliés. Personne ne songeait à les étudier. C'était l'influence des Carraches qui dominait et leurs œuvres étaient l'objet de l'admiration générale.

   Il était difficile à un jeune étranger de se soustraire à des influences qu'il respirait pour ainsi dire avec l'air et que d'ailleurs il était venu chercher. Damery était peut-être plus qu'un autre artiste disposé à se mettre au niveau des peintres fêtés alors.

   Il demeura à Rome plusieurs années et ne réussit que trop à s'approprier le style du peintre qu'il avait pris pour guide. On ne sait rien de sa vie et de ses travaux en Italie. Lorsqu'il se décida à retourner dans sa patrie, il s'embarqua sur un vaisseau qui devait le conduire en France. Mal lui en prit : il fut capturé par des pirates et mené à Alger. On ignore également les détails de la captivité du peintre, mais il parait qu'il fut délivré par le secours de quelques Pères Récollets, avec lesquels il eut la fortune de pouvoir revenir à Toulon. Il s'arrêta dans cette ville pour se remettre de l'état de dénuement et de souffrance dans lequel l'avait plongé sa captivité.

   Damery partit pour Paris lorsque sa santé fut rétablie, en traversant la Provence et le Dauphiné. Sur sa route il rencontra quelques Pères Carmes qui se rendaient également à Paris. Les voyageurs eurent bientôt lié connaissance et les religieux ramenèrent l'artiste dans leur maison, rue de Vaugirard. Ce fut pour lui l'occasion d'un travail très considérable ; il peignit dans la coupole de leur église une vaste composition qui s'y trouve encore actuellement.

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La disposition du sujet principal, comme le choix du sujet des pendentifs, tout indique l'inspiration directe des religieux du Carmel ; rien n'annonce une influence extérieure. L'œuvre, d'ailleurs, n'attira pas grandement l'attention publique à Paris, puisqu'il n'avait même pas retenu le nom du peintre. Dans le reste de la vie de Damery on ne voit nulle part une influence quelconque venant de France ; mais on continue à retrouver dans ses travaux exécutés à Liège, ses rapports avec les religieux de l'Ordre des Carmes.

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   C'était paraît-il, la destinée de ce vaillant et laborieux artiste, d'être voué à l'oubli, méconnu et dépouillé de ses meilleurs travaux. Nous en avons retrouvé un dans la Pinacothèque de Munich, qui représente Saint Norbert recevant le scapulaire de la Sainte Vierge, laquelle tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux, apparait assise sur  les nues (3).

   Après avoir reconnu dans ce tableau le style et la couleur de notre peintre, nous avons fait quelques recherches sur cette toile restée inconnue. Elle provient de l'ancienne Galerie de Düsseldorf où elle figurait sous le nom de Nicolas Poussin.

   Dans le dernier livret de la Pinacothèque de Munich (sixième édition, 1898) les auteurs plus savants et plus intelligents ont mieux compris l'origine de cette toile : elle est indiquée sous le n° 878. « Richtung der Gerard Douffet » c'est-à-dire Direction ou tendance de Gérard Douffet.

   Nous donnons la reproduction de cette toile intéressante. Il y a, tout lieu de croire qu'elle a été acquise à Liége pour la Galerie de Düsseldorf, à peu près à la même époque où les grandes toiles de Douffet ont été achetées par le peintre van Douwen pour la même destination. C'est probablement la réduction d'un grand tableau que Damery avait peint pour une église.

   Le peintre, après huit ans d'absence, revint dans sa ville natale en 1644, et ses relations avec l'Ordre des Carmes ne cessèrent pas au pays de Liège. L'un des premiers travaux auxquels il mit la main fut le tableau pour le maître-autel de l'église des PP. Carmes-en-Ile. Il y représenta, mais cette fois d'une manière fort différente, le sujet qu'il avait traité à l'église de la rue de Vaugirard : la Sainte Vierge donnant le scapulaire à saint Simon Stock. Voici comment cette composition est conçue :

   La Sainte Vierge, revêtue du costume et des couleurs typiques, assise sur les nuées et tenant l'Enfant Jésus, remet à saint Simon le scapulaire brun. Celui-ci porte la tunique brune, le manteau et le capuchon blancs de son Ordre. Ce groupe est entouré de plusieurs anges, dont l'un, vêtu d'une tunique couleur terre de Sienne naturelle, soutient le scapulaire que Marie remet au Saint. De l'autre côté, un ange porte une corbeille de fleurs, tandis que d'autres anges semblent sortir des nuages.

   La tête de la Sainte Vierge est entourée d'un nimbe ovale, vu en perspective. Le type est d'une beauté fort mondaine, un peu banale. La tête du Saint a plus de caractère et semble avoir été étudiée avec un soin particulier. Saint Simon est à genoux; il a à ses pieds une tête de mort et un livre.

   Cette peinture est d'une couleur agréable, mais d'un modelé un peu flasque. L'ange qui tient la corbeille de fleurs semble peint de pratique ; il est médiocrement dessiné. Le tableau a malheureusement subi des retouches qui en ont altéré l'harmonie primitive.

   Lors du pillage des églises de Liège par les émissaires de la République française, ce tableau fut transporté à Paris, et, après l'organisation de Musées départementaux, avec un lot de trente-six tableaux, envoyé au Musée de Mayence, où il se trouve encore (4).

   Lorsque cette peinture fut placée dans l'église des PP. Carmes, elle trouva beaucoup d'admirateurs, et Damery eut bientôt de nombreux travaux à faire pour les églises de la ville de Liége, comme pour d'autres villes. Il exécuta d'abord pour la même église des Carmes une Assomption de la Sainte Vierge. Il peignit, pour les chanoines réguliers de Tongres, un Christ au Jardin des Oliviers, tableau d'autel, et plusieurs autres tableaux de moindre importance ; pour  l'église des Prémontrés, deux toiles de grande dimension, une Déposition de la Croix et un Saint Norbert recevant le scapulaire des mains de la Sainte Vierge (5). Dans la même église, il y avait encore une autre toile de Damery : c'était l'épitaphe de Wathieu de Hodeige, chanoine régulier de cette maison, plus tard curé de Saint-Nicolas, Outre-Meuse. Il était représenté à genoux devant la Sainte Vierge, assise sur les nuages et tenant entre ses bras l'Enfant Jésus. Cette peinture avait été placée en 1654. Puis Damery fit tour à tour, pour l'autel majeur de l'église Saint-Rémy, un tableau dont le sujet principal représentait Jésus-Christ portant la croix, et, dans la région supérieure, on voyait Dieu le Père avec des chérubins ; pour le maître-autel de l'église Saint-Léonard, une Déposition de la Croix ; Damery a traité le même sujet pour l'autel de l'une des chapelles de l'église abbatiale de Herckenrode. Ce tableau qui, après la démolition de l'abbaye, a été transporté à l'église de Herck-Saint-Lambert, est signé W. Damerit invenit et pinx. 1650 (6) ; pour l'église des  Carmélites, près Saint-Léonard, un tableau dont le sujet est resté inconnu ; pour l'église des Ecoliers, le Seigneur de Groisbeck, grand prévôt de Liége, à genoux devant la Sainte Vierge ; une Madone pour l'église de Saint-Séverin ; un Saint Bruno pour la chapelle de Saint-Laurent ; le même Saint et une Piscine pour la chapelle du couvent de Robermont. Ce dernier tableau, toile de cinq pieds de haut, avait été commandé par Mme Marie Woot, abbesse de Robermont. Il fut déjà, au XVIIe siècle, enlevé, --- comme dit le biographe de Damery --- pour en accommoder une personne de distinction, et remplacé par une copie.

   Enfin, Damery fit aussi un grand nombre de tableaux pour les particuliers, parmi lesquels on désigne des sujets d'histoire ancienne profane, tels que l'Entrevue de la reine des Amazones avec Alexandre-le-Grand, Mutius Scœvola, etc. De sorte que la plupart des amateurs et presque toutes les églises de Liége possédaient une ou plusieurs toiles de ce peintre, devenues assez rares aujourd'hui.

   L'une des dernières peintures que Damery ait faites, représente la Sainte Vierge accompagnée des Vertus, exécutée pour l'église Sainte-Foi, où ce tableau se trouve dans un assez bon état de conservation.

   Damery avait épousé le 15 décembre 1659, Anne-Catherine de la Chapelle (7) ; il était fort estimé, de relations faciles et d'un caractère liant ; il aimait à voir les jeunes artistes et à causer d'art avec eux. Joignant beaucoup de modestie à son talent, sa société a été recherchée par les personnages les plus considérables du pays de Liége. Il. était honoré de l'amitié de Laurent de Méan, archidiacre de Hainaut, qui lui commanda bon nombre de peintures ; de Dom Guillaume Natalis, abbé de Saint-Laurent, pour lequel il a aussi exécuté plusieurs portraits et tableaux, entre autres un portrait allégorique où l'on voit ce religieux élevé sur un piédestal par des anges qui portent sa mitre et sa crosse, et deux figures symboliques représentant le Sacrifice et le Courage avec la devise: Corde et animo (8). Henri de Curtius, seigneur de Grand Aaz, grand amateur des arts et protecteur des artistes, surtout des peintres, avait aussi pris Damery en affection, et possédait plusieurs de ses œuvres.

   Damery fut marié deux fois. L'une de ses femmes lui donna deux garçons, qui n'eurent aucun mérite. Il est mort à l'âge de 62 ans, le 18 février 1672, bien disposé au passage à une autre vie, après une maladie qui le fit souffrir plusieurs mois ; il a été enterré dans l'église des Carmes Déchaussés qu'il avait ornée de ses peintures et vis-à-vis de laquelle était son habitation.

Jules Helbig.


(1) Le nom de Damery est orthographié d'un grand nombre de manières différentes, et même l'artiste le plus connu de cette famille a varié dans sa signature. On trouve le nom de Damery sous les formes différentes : Damri, Dameri, Damery ; Abry écrit Damerier ; les Italiens écrivent d'Ameri et Damerigi ; Houbraken appelle Walthère Damery « Dammori van Luik ».  

(2) Abry écrit d'une manière un peu vague : Walthère Damery est né l'an 1614. Nous empruntons la date plus précise et probablement plus exacte aux notes du chanoine Hamal. 

(3) On sait que Damery a traité le même sujet pour l'église des Prémontrés à Liége. 

(4) Lors de la formation du Musée de la ville de Mayence, ce tableau fut attribué à Annibal Carrache. V. Die Staedtische Gemaelde-Sammlung in Mainz, par MÜLLER, Rheinisches Archiv., t. VII, p.. 92, et t. IX, p. 36. Plus tard, on l'attribua à Louis Carrache. Nous l'avons fait restituer à Walthère Damery. 

(5) Ces deux tableaux existent encore à l'église du séminaire de Liége.  

(6) Le tableau de l'église Saint-Léonard, lors du dépouillement des églises, n'ayant pas été jugé digne d'être envoyé à Paris, fut vendu 9 florins. 

(7) Son second mariage eut lieu en 1659. Voici à cet égard un extrait des registres de l'église, aujourd'hui démolie, de Saint-Martin-en-Ile :

Conjuncti fuerunt rnatrimonio Waltherus Damry ex parochia S. Jois-Baptistae & Anna-Catharina de la Chapelle nostra parochiana, presentibus in ecclesia Coelestinarum religiosarum Joanna Monjoye, D. Canonico Renardi, honorabili Petro Vandermissen & Nicolao Bartholornei nostro custode hac 15 Decen:bris 1659. 

(8) Devise de Guillaume Natalis et allusion aux meubles de son armoirie : un cœur entre deux lions. Cette composition a été gravée par Natalis. 

    

 

 

 

23/01/2013