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Nicolas Henri Joseph de Fassin



 

 

 

 

 

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 Nicolas Henri Joseph de Fassin, autoportrait

 

 

 

 

Paul Siret
Biographie nationale T. VI, pp. 891 et suiv.
publiée par l'Académie royale des sciences, des lettres et des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles, 1897.

FASSIN (Nicolas-Henri-Joseph DE), peintre de paysage et d'animaux, né à Liége le 20 avril 1728, mort le 21 janvier 1811. Fassin appartenait à une famille de notables du pays de Liége. Son père avait rempli, entre autres dignités, celles d'échevin de la cour souveraine, de bourgmestre et de ministre du prince Georges-Louis de Berghes. La carrière de Fassin est pleine de péripéties. Malgré le gout prononcé qui l'entrainait vers l'étude des beaux-arts, il ne put s'y consacrer entièrement qu'après un rude apprentissage de la vie. Son père désirait qu'il devînt magistrat et lui fit commencer ses études au collège de Laheys. Fassin était bien doué au point de vue de la mémoire ; il avait en outre l'esprit prompt, le jugement sûr. Cependant la vocation artistique perçait déjà chez lui et il délaissait volontiers l'étude des auteurs pour s'appliquer à dessiner des animaux. Sou père, ne voulant pas contrarier entièrement ses aptitudes précoces, lui permit de passer ses heures de récréation chez le peintre Coclers. Il semble que lès lors il ne pouvait plus y avoir pour lui d'obstacles graves à surmonter. Il n'en fut rien cependant, et divers événements imprévus vinrent encore retarder l'éclosion de son talent. Le principal empêchement vint, toutefois, de Fassin lui-même, dont le caractère ardent était porté vers une vie aventureuse.

   A l'âge de vingt ans il fit un voyage à Paris ; c'était pendant la guerre de Sept ans et Fassin s'engagea dans les mousquetaires gris du roi de France ; il ne tarda pas à passer officier, puis en 1754, il abandonna les mousquetaires et organisa une compagnie dans le régiment de cavalerie créé par ordre du maréchal de Belle-Isle, devenu ministre. Il eut à cette époque une cruelle épreuve à subir : les officiers l'accusèrent d'avoir voulu passer à l'ennemi ; une commission spéciale ayant été nommée pour examiner l'affaire, l'innocence de Fassin fut bientôt reconnue et proclamée par elle. Ce grave événement eut une heureuse influence sur sa destinée : la calomnie à laquelle il venait d'être en butte le remplit de dégoût et le décida à abandonner le métier des armes. Revenu en Belgique, Fassin reprit ses travaux d'artiste et alla à Anvers étudier les chefs-d'œuvre de l'école flamande. Il se trouvait pour la première fois en présence des productions des grands maîtres et leur étude lui révéla toute sa médiocrité. Loin de s'en décourager, il se remit bravement au travail et les malheurs qui vinrent atteindre sa famille ne firent que stimuler son ardeur.

   Par suite du décès de son père, tous les biens de la famille échurent, en 1766, à son frère aîné ; dans de telles conditions, il ne devait plus compter que sur lui-même ; parvenu à l'âge de trente-quatre ans, il comprit que sa ténacité au travail pouvait seule lui faire espérer d'arriver à une position indépendante ; et plein d'ardeur il se rendit à Anvers pour y entreprendre de nouvelles études à l'Académie. Il y dessina durant plusieurs années, étudia les maîtres et copia celles de leurs œuvres qui lui étaient le plus sympathiques. Ce n'est qu'à quarante ans qu'il put entreprendre le voyage d'Italie. Il séjourna à Rome et à Naples ; y fit encore bon nombre de copies et visita ensuite la Suisse. Ces deux voyages durent agir favorablement sur son imagination, par le mélange des beautés de l'art et des beautés de la nature qu'il avait eu l'occasion d'admirer. Il séjourna lissez longtemps à Genève et y commença sa réputation en y faisant la connaissance de Tronchu, amateur célèbre et possesseur d'une remarquable collection de tableaux, dans laquelle notre artiste copia quelques unes des plus belles toiles de Both et de Berghem, deux maîtres vers l'étude desquels il se sentait attiré et qui donnèrent en quelque sorte un pli décisif à son talent.

   Fassin eut l'occasion de voir Voltaire à Ferney. Le philosophe l'accueillit très-bien et lui permit même de faire son portrait. Fassin retourna ensuite à Rome, demeura quelque temps à Marseille, puis, fit encore quelques paysages en Savoie.

   Ce n'est qu'en 1770 qu'il revint à Liége. Il venait y voir les quelques parents qui lui restaient. Malgré sa longue absence, sa réputation était faite dans le pays et quand il vint résider à Bruxelles et à Anvers, il fut reçu à bras ouverts par les artistes et par les amateurs. Il ne laissa pas échapper l'occasion, il se mit résolument au travail, et comme il avait une rare facilité, il acheva un grand nombre de tableaux. Fassin retrouva à Liége un de ses anciens amis le peintre Defrance ; ils renouvelèrent leur ancienne intimité et conçurent le projet de doter Liége d'une académie de dessin, de peinture et de sculpture. Ce projet obtint un solide et puissant appui, celui du prince Velbruck, qui l'accueillit avec enthousiasme et affecta à sa réalisation une partie des biens des jésuites, dont l'ordre avait été récemment supprimé.

   Fassin s'était établi à Spa quand éclata la révolution liégeoise. Par suite de cet événement ses travaux furent interrompus ; mais on se souvint que le peintre avait été soldat au commencement de sa vie et on lui confia le commandement de la milice locale.

   Quand l'ancien pays de Liége fut réuni à la France, Fassin vint se fixer définitivement à Liège. Son activité, loin de décroître, ne fit qu'augmenter avec l'âge. Quant à son caractère, il resta en ses vieux jours tel qu'il avait été dans sa jeunesse, affable, gai et vif d'intelligence ; seulement, selon la manie habituelle des vieillards et surtout des vieux militaires, il aimait à raconter souvent ses aventures d'autrefois.

   La manière de peindre de Fassin était souple, élégante et ferme. Il est cependant à remarquer qu'il ne put se livrer à la peinture qu'à un âge où les autres artistes sont déjà arrivés au point culminant de leur talent et en possession d'une renommée. Pour réussir aussi tardivement qu'il l'a fait, il fallait être doué d'un heureux tempérament, d'une imagination fortement accentuée et surtout d'un caractère virilement trempé.

   Le grand défaut de Fassin, c'est l'absence d'originalité et un système de coloris un peu mou. Il a mis ses facultés naturelles au service des œuvres qu'il copiait. On trouve dans ses tableaux les idées de Berghem et de Both, ce qui prouve qu'il peut y avoir un danger dans l'excès de ce genre d'études, même quand il s'agit des œuvres des grands maîtres. Les ouvrages de Fassin se trouvent en Allemagne et en Angleterre. Quelques collectionneurs de Liége possèdent aussi des tableaux très-estimés, notamment les Quatre Points du jour qu'il peignit pour Henkart. On rencontre dans les ventes publiques des paysages de son meilleur temps qui se vendent moins bien maintenant que de son vivant. A la vente Verhulst (1799) un Paysage avec animaux et figures se vendit 200 florins.

   On doit à M. Helbig (Histoire de la peinture dans le pays de Liége, 1873) une notice intéressante sur notre artiste. Nous y avons puisé les principaux éléments de cet article.

Paul Siret

    

 

 

 

 

Jules Helbig
La peinture au pays de Liège et sur les bords de la Meuse.
Liège, Imprimerie liégeoise Henri Poncelet, 1903, pp. 441 et suiv.

NICOLAS-HENRI-JOSEPH DE FASSIN

   Fassin est né à Liége, le 20 avril 1728. Son père, le chevalier de Fassin, descendant d'une famille patricienne, avait été échevin de la Cour souveraine du pays de Liége, bourgmestre et ministre du prince Georges-Louis de Berghes. Il destinait son fils à la magistrature, et lui fit faire ses humanités au collège de Laheys, en Ardenne. Malgré sa mémoire heureuse et une intelligence très vive, le jeune collégien montra bientôt plus de goût pour le dessin des chevaux, des moutons et des ânes que pour l'étude des classiques. Son père lui permit de passer ses heures de loisir chez le peintre Coclers pour y apprendre le dessin, mais ce ne fut qu'après un long détour que Fassin devait retrouver sa voie, et s'adonner à la peinture, vers laquelle alors déjà l'entraînait une irrésistible vocation.

   A l'âge de vingt ans, il partit pour Paris. La guerre contre la Prusse, connue dans l'histoire sous le nom de guerre de Sept-Ans, était engagée alors. L'esprit aventureux du jeune homme le porta à prendre du service et à entrer dans les mousquetaires gris du roi de France. Il y fut reçu comme officier ; mais, quelques années plus tard, en 1754, il quitta ce corps pour organiser une compagnie du régiment de cavalerie que le maréchal de Belle-Isle créa après son entrée au ministère. Dans ce régiment, Fassin eut quelques difficultés avec les officiers, qui l'accusèrent d'avoir voulu passer à l'ennemi. Le maréchal de Biron, colonel commandant les gardes françaises, obtint la nomination d'une commission spéciale chargée d'examiner cette affaire, et le jugement, entièrement favorable à Fassin, condamna ses calomniateurs à des peines sévères. Cependant les attaques dont il avait été l'objet le dégoûtèrent du service ; la paix survenant, il donna sa démission et revint en Belgique.

   De retour à Liège, il reprit ses travaux favoris et s'adonna entièrement à la peinture. Bientôt il se rendit à Anvers pour étudier les nombreux chefs-d'œuvre qui se trouvent dans cette ville. A la vue des grands peintres de l'école flamande, Fassin comprit chaque jour davantage tout ce qui lui restait à apprendre. Son père étant décédé, en 1766, et les biens de la famille devant échoir à son frère aîné, notre artiste, qui avait alors 36 ans, sentit la nécessité de demander à l'art, qui jusqu'alors n'avait été pour lui qu'un délassement agréable, les ressources nécessaires à une vie indépendante. Il se mit avec énergie à dessiner pendant plusieurs années, suivant assidûment les leçons de l'Académie d'Anvers, tout en continuant à étudier ses maîtres de prédilection. A quarante ans, il partit pour l'Italie ; fit quelque séjour à Rome et à Naples pour y copier les chefs-d'œuvre des peintres italiens, puis il se mit à parcourir les plus beaux sites de la Savoie et de la Suisse, afin de se pénétrer des beautés de la nature grandiose de ces contrées.

   Fassin fit dans ses différents voyages un grand nombre d'études et se créa d'agréables relations. Pour se reposer de ses courses, il se fixa pendant quelque temps à Genève. Dans cette ville commença à se fonder sa réputation comme peintre d'animaux et de paysages. Il y fut accueilli avec une faveur marquée par les amis des arts, notamment par M. de Tronchin, qui possédait une collection de tableaux fort remarquable, vendue plus tard à l'impératrice de Russie. Fassin copia pendant plus d'un an les meilleurs tableaux de Both et de Berghem qui ornaient cette galerie, et l'étude qu'il fit de ces deux maîtres exerça une influence décisive sur le développement de son talent. Pendant son séjour à Genève, l'artiste fit pour Catherine, impératrice de Russie, un paysage dont cette souveraine fut, dit-on, si charmée, qu'elle remercia Fassin par une lettre autographe et lui témoigna sa reconnaissance par l'envoi d'une tabatière en or enrichie de brillants.

   Se trouvant dans le voisinage du château de Ferney, Fassin alla visiter Voltaire. Le philosophe fit grand accueil au peintre, lui permettant même de faire son portrait. Cette petite toile existe encore, et, si le portrait rend justice à la laideur proverbiale du patriarche de Ferney, il est peint de manière à ne pas laisser de doute sur la véritable voie de l'artiste (1). Fassin devait revenir avec bonheur aux sites accidentés des Alpes et des Apennins, continuer à peindre les animaux inoffensifs qui y pâturent l'herbe des gorges et des vallées ombreuses. Il y revint en effet. Il retourna à Rome, vint ensuite séjourner quelques mois à Marseille ; puis, passant de nouveau par Genève, s'arrêta en Savoie pour continuer à y faire des études de paysage.

   En 1770, il voulut revoir les parents qu'il avait encore à Liège, puis visita quelque temps Bruxelles et Anvers. Il avait été précédé dans sa patrie par une réputation méritée : artistes et amateurs l'y reçurent de la manière la plus flatteuse. Il se mit assidûment au travail, et, comme il avait le pinceau facile, il fit un grand nombre de tableaux. Pendant son séjour à Liège, il se lia d'amitié avec le peintre Defrance, qu'il avait connu avant ses voyages en Italie. De concert avec lui, Fassin forma le projet de fonder à Liège une Académie de dessin, de peinture et de sculpture, conformément au projet formulé par plusieurs princes-évêques. Ils soumirent ce projet au prince Velbruck, qui non seulement l'agréa, mais qui fit encore les frais de cette école, en y affectant une partie des biens des PP. Jésuites, dont on venait de supprimer l'Ordre. A la suite d'un concours, Defrance fut nommé directeur de la nouvelle Académie.

   Peu après la création de cet établissement, Fassin alla s'établir à Spa, attiré par les agréments de cette localité et les beautés de la nature qui l'entourent. Il avait reprit joyeusement son travail lorsque la révolution liégeoise éclata. Elle vint surprendre l'artiste au milieu des douceurs de sa vie et interrompre l'activité de son pinceau. A l'arrivée des troupes françaises, on se souvint que Fassin avait été homme de guerre ; le commandement de la milice locale lui fut confié. L'ancien capitaine des mousquetaires du roi de France sut maintenir l'ordre et la discipline dans le bourg de Spa.

   Avant la révolution, les étrangers de distinction de passage dans cette ville d'eaux étaient heureux d'entrer en relation avec Fassin et d'emporter à leur départ quelques-uns de ses tableaux. M. de Kaunitz, ministre de l'empereur Joseph II, obtint l'une des meilleures toiles de Fassin, et se montra fort reconnaissant. Cependant, malgré l'avantage des relations de cette nature, lorsque l'ancien pays de Liège fut réuni à la France, le peintre vint se fixer définitivement dans sa ville natale.

   A Liége, Fassin fut très laborieux, et ses meilleures productions datent de la dernière période de sa vie. Doué de beaucoup d'esprit, d'une conversation enjouée et d'une bienveillance courtoise ; sachant conter avec finesse les anecdotes de sa vie militaire et les souvenirs de sa longue carrière, il eut de nombreux amis, et sa société fut recherchée jusqu'aux derniers jours de sa verte vieillesse. Son talent aussi était très apprécié ; tous les amateurs de la ville de cette époque, Charles Desoer, Pierre Henkart, le chanoine Hamal, Simonon, Digneffe et d'autres, ornèrent leurs salons des peintures de Fassin.

   Cette faveur était méritée. Fassin avait un talent, aujourd'hui démodé, mais pourtant ferme, souple, aimable ; son pinceau laisse rarement apercevoir les traces de la fatigue, même dans ses toiles les plus achevées. Il était né peintre, et, pour se rendre aussi complètement maître des ressources de la palette, en commençant les études à un âge où la plupart des artistes sont déjà parvenus à toute la maturité de leur talent, il fallait une organisation d'élite. Il ne lui manquait, pour prendre la place d'un maître dans l'histoire de l'art, qu'un sentiment plus profond de la nature, ou, si l'on aime mieux, une originalité plus marquée. Sa couleur est harmonieuse, son dessin est suffisamment correct ; plus d'une de ses compositions offre un caractère de poésie et d'ampleur que l'on ne saurait méconnaître. Mais, avant de faire rêver aux charmes de la nature, ses toiles évoquent le souvenir de Berghem et surtout de Both. Fassin portait en lui la tache originelle d'une époque de décadence ; il ne semble pas avoir eu foi en lui-même, et c'était alors déjà un grand mérite d'étudier la nature en suivant d'assez près les grands maîtres.

   Il est mort le 21 janvier 1811, âgé de plus de quatre-vingt-deux ans, à la suite d'un coup d'apoplexie (2). Peu de temps avant sa mort, un de ses amis, le poète Henkart, avait écrit sous le portrait de Fassin les vers suivants :

A son plumet de mousquetaire
Il joignit, à vingt ans, le myrte et le laurier,
Et de Both, de Berghem fortuné légataire,
Il voit encore, octogénaire,
La palme des beaux arts croître en son atelier.

   Les tableaux les plus importants que nous connaissions de cet artiste, et qui sont les plus propres à donner la mesure de son talent, sont quatre toiles représentant les Quatre points du jour : le Matin, le Milieu du jour, le Soir et la Nuit.

   Le Matin. - A droite du spectateur se trouve un temple en ruine ; à gauche, au second plan, un pont défendu par une tour. Au premier plan, à l'ombre de la colonnade en ruine, une jeune fille est occupée à ravauder du linge, en gardant un troupeau de vaches et de moutons dispersés autour d'elle. Tout près de la jeune fille, un petit garçon caresse un chien.

   Dans le fond de la composition s'étend un site ouvert, entouré de montagnes peu élevées, se détachant sur un ciel d'un ton fin où flottent des légers nuages bien dessinés. Dans cette toile règne une jolie harmonie, due à une couleur grise et argentine.   Signé : H. F., 1802.

   Le Milieu du jour. - Sur le premier plan, à l'ombre d'un chêne majestueux et d'une montagne boisée, se trouve un troupeau au repos. Une vachère, tenant un panier et ayant à côté d'elle une cruche, fait les apprêts du repas. Près d'elle, un paysan est occupé à débrider un cheval, chargé de deux veaux. Plus loin, un petit berger accompagné de son chien est couché à l'ombre. A droite du spectateur se déroule un site étendu arrosé par une large rivière qu'un troupeau passe à gué. Sur les bords de la rivière s'élèvent des rochers escarpés couverts de ruines. La perspective aérienne de cette partie du tableau contraste d'une manière agréable avec les vigueurs transparentes du premier plan. Signé : H. F., 1797.

   Le Soir. - Le soleil est couché derrière des rochers aux silhouettes accidentées. Au centre de la composition, jaillit une cascade dont les eaux écumantes font contraste avec une terrasse ombreuse, couverte d'un joli bouquet d'arbres. Au premier plan, à gauche du spectateur, un groupe de deux femmes, dont l'une allaite son enfant ; près d'elles, un vieillard appuyé sur un âne. Autour de ce groupe, au second plan, on voit un troupeau de vaches, de chèvres et de moutons. Ce tableau est d'un coloris chaud et les nuages qui s'élèvent majestueusement dans l'éther sont dorés par les derniers rayons du soleil.   Signé : H. Fassin, 1798.

   La Nuit. - Effet de clair de lune. Paysage accidenté de montagnes et de ruines. Au premier plan, un troupeau, composé de vaches, de chèvres et de moutons, passe un gué. Au milieu du troupeau, une paysanne, montée sur un cheval, cause avec un paysan. Le ciel est couvert ; cependant l'effet général du tableau est d'une grande limpidité.   Signé : H. Fassin, 1797.

   Ces quatre tableaux, de même dimension, sont peints sur toile. Haut., 1,05. Larg., 1,40.

   Ils ont été peints par Fassin pour son ami Henkart et ont été payés 50 louis chacun. (Appartiennent à M. l'architecte Fernand Lohest.)


(1) Ce portrait, qui appartenait autrefois à l'avocat Hennequin, fait partie aujourd'hui de la collection de M. Desoer de Solières. 

(2) Voy. l'article nécrologique inséré le 23 janvier 1811 dans la Feuille d'annonces du département de l'Ourthe, signé P. J. H. (Pierre-Joseph Henkart)  

 

 

 

 

23/01/2013