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Anne-JosèpheThéroigne de Méricourt
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Théroigne
de Méricourt, artiste anonyme. |
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F. Magnette
Biographie nationale T. VII
publiée par l'Académie royale des sciences, des lettres et des Beaux-arts de
Belgique,
Bruxelles, 1897. |
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THEROIGNE dite DE MÉRICOURT
(Anne-Josèphe), prénommée plus tard Lambertine, née à Marcourt, près
de Laroche, en 1762, morte à Paris, le 9 juin 1817. Le père d'Anne-Josèphe
Théroigne (1), fermier assez aisé, était
originaire de Xhoris (Comblain-la-Tour) ; sa mère, de Marcourt. Son père eut
d'un premier mariage trois enfants : une fille, la future «
Belle Liégeoise », l'aînée, et deux fils. Il se remaria en 1773 et eut de
son second mariage neuf enfants. Les soucis qu'apportait l'entretien d'une
famille sans cesse croissante firent qu'Anne-Josèphe n'eut qu'une
instruction très tardive et fort rudimentaire (2).
Agée de cinq ans seulement, elle avait déjà été recueillie par une tante
habitant Xhoris ; puis elle était revenue au logis paternel. Mais elle
quitta définitivement son père, remarié, et s'engagea comme vachère dans le
Limbourg. On la retrouve plus tard couturière et bonne d'enfants dans une
famille liégeoise, puis dame de compagnie à Anvers, où elle parfait son
éducation et développe un goût naturel pour la musique. En 1782, elle
accompagne sa maîtresse à Londres.
Ici
commencèrent ses aventures de jeunesse Elle se laissa séduire par un jeune
Anglais, qui l'abandonna après cinq ans de vie commune ; puis elle accepta
les hommages d'un vieillard, maître de requêtes au Parlement de Paris, le
marquis de Persan (1786).
Cette partie de
la vie de Théroigne est encore pleine d'obscurités, malgré les patientes et
minutieuses recherches de ses deux érudits biographes, MM. Pellet et Lacour.
On sait, toutefois, qu'alors que 1e marquis de Persan lui servait fidèlement
une plantureuse rente, son «
amie » s'associait à son professeur de chant, un Italien, bellâtre et viveur,
endetté et laid, un certain Tenducci, qui profitait largement à la fois du
réel talent musical et vocal de son élève et de l'argent dont le marquis
gratifiait naïvement celle-ci. Cette existence prêtait naturellement aux suppositions les plus désobligeantes pour la moralité de la jeune Liégeoise,
sans que, pourtant, la preuve ait pu être faite qu'elle ait justifié les
atroces calomnies que ses adversaires ont répandues plus tard à flots sur
son compte.
Vivant dans un
milieu de chanteurs, italiens et autres, Théroigne se laissa donc aller à
son goût pour la musique et elle mena quelque temps une vie d'artiste
bohème, faisant partie d'une sorte de troupe en tournée. C'est ainsi qu'elle
fut de passage à Gênes. .Là, elle rompit. toute espèce de relations avec
Tenducci.. Fin mars 1789, rendue libre, elle partait pour Rome, où elle
séjourna quelques mois, grâce aux fonds que lui envoyait un banquier
parisien, chargé de ses intérêts financiers, spécialement du payement des
arrérages de la rente de M. de Persan.
C'est à Rome
qu'elle apprit les événements qui se préparaient à Paris. Voulant les suivre
de près, elle quitta brusquement l'Italie, et se retrouva dans la capitale
de la France quelques jours après l'ouverture des Etats-Généraux.
A partir de ce
moment commence, pour la grisette rusée et dépensière qu'avait été jusque là
la petite paysanne de Marcourt et de Xhoris, une existence toute nouvelle.
Théroigne est conquise entièrement par le spectacle passionnant qui se
déroulera désormais devant elle ; la Révolution va la prendre tout entière.
Mais elle en sera beaucoup plus une spectatrice enthousiasmée qu'une
actrice, y déployant comme de multiples auteurs l'ont prétendu et en ont
répandu la légende, une audace plus que virile, y montrant une vraie rage de
meneuse exaltée, d'énergumène en jupon, d'amazone déchaînée, de Ménade,
d'Hérodiade impitoyable etc. (Lamartine, Michelet, les Goncourt, etc.).
Le 14 juillet,
loin de prendre part aux assauts de la foule contre les tours de la
Bastille, elle se trouvait au Palais-Royal, ignorant les graves incidents du
faubourg Saint-Antoine ; mais elle partagea l'enthousiasme général, quand la
foule qui se pressait dans le jardin y apprit la prise de la célèbre prison.
Le 17 juillet,
pour la première fois, on la vit en «
amazone de couleur blanche » assister à la visite de Louis XVI à l'Hôtel-de-Ville.
Elle fut une habituée du Palais-Royal, puis elle se mit à suivre assidûment
les séances de l'Assemblée constituante à Versailles, et elle devint une
fidèle des tribunes. Son éducation politique se fit de la sorte petit à
petit, et sa sympathie pour le peuple «
se transforma en ardent amour », quand elle fut « persuadée
que la justice et le bon droit étaient de son côté ».
Survinrent les journées des 5 et 6
octobre. Elle n'y joua aucun rôle et ne fut aucunement mêlée, aux mégères
qui menèrent la populace (récits erronés de Lamartine, Michelet, L. Blanc,
L. Madelin). Elle ne fit qu'assister de loin aux bagarres du 5, rentra même
chez elle le 6, et ne revint à Paris qu'avec l'Assemblée elle-même, le 19.
Il dut y avoir méprise sur son compte, car elle fut décrétée un peu plus
tard de prise de corps, pour avoir participé aux troubles, mais l'affaire,
ne put avoir de suite, faute de preuves.
A Paris,
notre Ardennaise, plus connue désormais sous le nom qui lui est resté de
« la Belle Liégeoise
» va mériter avec beaucoup de
raison le qualificatif de «
muse de la politique ». Elle tint en effet un salon, elle se fit donneuse de
conseils, elle créa un cercle de propagande révolutionnaire ; elle ira même
bientôt jusqu'à concevoir la possibilité de fonder des cercles de femmes,
car elle s'était éprise de l'idée qu'il fallait assigner à celles-ci un rôle
dans la conduite morale et effective des événements de la vie publique. En
quoi, elle a mérité d'être considérée par son historien, M. Lacour, comme
une véritable apôtre du féminisme pendant la Révolution.
Son salon, situé rue du Boulay,
réunissait Sieyès, Pétion, Brissot, Cam. Desmoulins, M.-J. Chénier, An.
Clootz, Basire, Fabre d'Églantine, Romme, d'autres encore. Incapable par
elle-même de diriger les discussions, qui y surgissaient sur toutes les
questions à l'ordre du jour, elle s'en aidait pour s'instruire et mûrir ses
idées. Avec Rornme, qu'elle affectionnait particulièrement, Théroigne créa
un groupe, le club des Amis de la loi, à tendances démocratiques, qui se
fondit bientôt dans le célèbre club des Cordeliers. Théroigne fut ensuite au
nombre des membres de cette puissante société, et c'est par ce beau parleur
de Cam. Desmoulins qu'elle y fut présentée, en termes naïvement
enthousiastes. A ce moment l' «
adorable Wallonne », comme la qualifiait un publiciste, jouissait vraiment
d'une grande estime auprès de la plupart des Constituants, et l'on peut dire
qu'alors, - début de l'année 1790 - , se place la période la plus heureuse
de celle qui
jouait à la perfection son rôle de
« gentille
muse de la démocratie », de «
Venus donnant des leçons de droit public » selon l'expression gratuitement
médisante d'un autre folliculaire du temps.
Soudain, cependant,
« Lambertine »
Théroigne vécut quelques semaines à l'écart de ses amis, puis disparut même
un jour de la scène politique. Les raisons ? Elle menait un train de vie
trop au-dessus de ses ressources, ne se soutenant plus que par des emprunts
multipliés au mont-de-piété, s'endettant toujours davantage. Mais, de plus,
elle savait que le tribunal du Châtelet, l'accusant à tort (voir ci-dessus)
d'avoir pris part aux excès des 5 et 6 octobre, à Versailles, informait
contre elle. Elle crut donc prudent de se retirer momentanément dans son
pays natal.
Théroigne revit donc son village de
Marcourt ; elle renoua avec l'un de ses frères, établi à Liège, et
s'installa dans cette dernière ville. Elle eut l'imprudence d'y rester,
quand les armées autrichiennes réoccupèrent la principauté, en janvier 1791.
Elle fut arrêtée soudainement et internée à Kufstein. (Tyrol). Elle sut
toutefois intéresser à sa cause son geôlier, M. de Plank. Un gentilhomme
liégeois, M. de Sélys-Fanson, de Xhoris, dont elle avait su, peu avant son
emprisonnement, capter la bienveillance, intervenait aussi en sa faveur.
Théroigne fut relâchée sans trop de peine et, après un court passage à
Bruxelles, elle se retrouvait dans son cher Paris à la fin de l'année 1791.
Elle y savoura les honneurs d'une sorte
de petit triomphe, qui durent bien consoler la belle Liégeoise de ses
déboires financiers, car, plus que jamais, malgré les secours que lui
allouait le baron de Sélys, elle se trouvait à ce moment en proie à une
véritable détresse financière.
Le 26 janvier 1792, elle était reçue
pompeusement aux Jacobins ; les journaux patriotes ou royalistes
s'occupaient de sa rentrée, de ses succès. Elle se range alors du côté de
Brissot, chef d'un parti qui s'affirmait nettement républicain. Elle a la
tète pleine de projets ; elle imagine, après d'autres, il est vrai,
d'organiser un bataillon d'amazones, de faire participer ainsi activement
les femmes au mouvement de la Révolution, de les associer à l'élan militaire
des patriotes. Elle voyait par là le moyen de grandir le rôle de la femme,
de lui assurer une place dans la société nouvelle.
« Théroigne
était dans la Révolution le parti de la femme. Dans le déchaînement
de la liberté, elle appelait la femme à l'émancipation. Elle demandait que
l'héroïsme lui fît des droits » (E. et J. de Goncourt).
Sa propagande, néanmoins, dont les visées
étaient au fond nobles et élevées, n'eut point de succès auprès des femmes
du peuple, celles des faubourgs, parmi lesquelles elle avait cru espérer
fonder un club pour y répandre ses idées. Elle faillit même un jour être
battue par un groupe d'entre elles!
Cette activité ne plut pas davantage aux
Jacobins, séparés à cette époque des Cordeliers, représentant l'élément
girondin, anti-robespierriste. Théroigne s'aliéna ainsi beaucoup de ses amis
politiques ; elle fut désavouée par Robespierre lui-même, dont l'influence
commençait à grandir.
Elle conserva cependant de vives amitiés
dans chacun des deux partis, et sa société continua d'être recherchée par un
grand nombre de députés. Elle se fit orateur de rassemblements, se dépensa
de toutes manières, courut les quartiers, fréquenta les clubs, reçut dans
son appartement. Quoiqu'elle restât fermement attachée aux Brissotins, ses
idées évoluèrent dans le sens de la modération et de la concorde entre les
factions.
La journée du 20 juin 1792 la trouva dans
ces dispositions. Elle n'y prend aucune part, malgré tant d'affirmations
contraires. Le 10 août amène la chute de la royauté. Ici, plus encore que
pour ce qui est des autres «
journées » révolutionnaires, la légende s'est complue à lui faire jouer un
rôle de «
bacchante », «
dégoûtante de sang et de boue » . I1 est prouvé actuellement qu'elle a
simplement fait ce qui firent tant d'autres Parisiens et Parisiennes des
clubs : elle se porta avec la foule à l'assaut du château royal, au
Carrousel, et elle mérita, avec d'autres femmes, la couronne civique. Le
reste est pure légende ou inventions calomnieuses.
Tout ce qui a été dit et répété de sa
participation aux massacres de septembre n'a pas davantage résisté à l'étude
impartiale et objective des faits. Au contraire, on voit Théroigne de
Méricourt pencher de plus en plus vers la modération, et l'on a d'elle-même
des preuves authentiques que, dans l'œuvre de concorde, de rapprochement et
d'apaisement entre les Français, elle comptait avec toujours plus de
conviction sur l'efficacité du rôle que pourraient jouer les femmes.
Seulement, avec de pareilles idées,
auxquelles la générosité n'enlevait pas leur caractère d'utopies, elle
n'avait guère de chance de trouver des appuis pour sa propagande auprès de
ces femmes qui «
emplissaient les rues, inondaient le jardin des Tuileries et la terrasse des
Feuillants, où le café Hottot devient un repère de mégères et de ménades,
toutes puantes d'eau-de-vie et
vomissant des philippiques cyniques ». (Goncourt.) Bien loin de là,
elle en fut la victime, et la façon dont elle fut traitée par la populace en
jupon fut même ce qui mit fin brusquement et lamentablement à sa carrière...
Le 15 mai 1793, pendant ce mois qui
devait voir succomber la Gironde, Théroigne se trouvait à la. porte de la
Convention, comptant assister à la séance. Une forte escouade de femmes de
la Halle gardait les portes des tribunes. Théroigne se présentant à l'une de
celles-ci fut invectivée. Ne se laissant point intimider, notre
« belle
Liégeoise » voulut entrer de force.
Mais les «
tricoteuses », l'appelant «
brissotine » la saisirent à bras-le-corps et, tandis qu'une d'elles lui
relevait ses vêtements, les autres la fouettaient à nu. (Pellet.)
L'ébranlement
nerveux que Théroigne ressentit, s'ajoutant à la vie tendue
et fiévreuse qu'elle menait depuis si longtemps, furent tels que son cerveau
s'en trouva à la longue ébranlé. Elle se retira de la vie active, tout en
s'occupant encore du soin de ses affaires privées, de ses petits intérêts
financiers. Mais elle donna des signes de plus en plus évidents qu'elle
n'avait plus la conscience fort nette de la portée de ses actes ou de ses
paroles. Au printemps de 1794, on peut dire qu'elle commença réellement de
sombrer dans la démence. Elle est mise en interdit le 30 juin de cette année
; le 20 septembre, sa folie est reconnue officiellement ; le 11 décembre,
elle est hospitalisée dans une maison de santé du faubourg Saint-Marceau.
Elle avait cependant encore, même alors, des moments de lucidité, pendant
lesquels elle écrivait à tous les personnages en vue pour en obtenir des
secours, entre autres à Saint-Just, son ancien ennemi. C'est même la lettre
adressée à ce dernier qui est le dernier écrit que l'on possède de Théroigne.
Sa démence se tournera avec le temps en folie furieuse. En 1797, la
malheureuse est à l'Hôtel Dieu ; en 1799, on la retrouve à la Salpêtrière ;
en 1800, aux Petites-Maisons, où elle séjourna sept ans. En 1810, sa maladie
prit des formes particulièrement tristes, et répugnantes même. Le 9 juin
1817 se terminait la longue et lamentable agonie de Théroigne de Méricourt.
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F. Magnette. |
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Strohl-Ravelsberg, Les Confessions de
Théroigne de Méricourt, la belle Liégeoise. - Extrait du
procès-verbal inédit de son arrestation au pays de Liège, qui fut dressé à
Koufstein (Tyrol), en 1791 (208 p. fol.). (Ouvrage édité en 1892 à
Paris, d'après une autobiographie écrite au crayon par Théroigne et reposant
aux Archives de Vienne.) - Marcellin Pellet, Etude historique et
biographique sur Théroigne de Méricourt (dans les Variétés
révolutionnaires, 3e série, Paris, 1890). - Léop. Lacour, Trois
femmes de la Révolution : Olympe de Gouges, Rose Lacombe, Théroigne de
Méricourt (Paris, 1900). - Warlomont, article dans le Bulletin de
l'Académie royale de Belgique, année 1851, et, dans les Annales de la
Société archéologique du Luxembourg, années 1852-53 (t. lll). - Th. Fuss,
article dans le Bulletin de la Société scientifique et littéraire du
Limbourg, année 1854, - Jos. Demarteau, Théroigne de
Méricourt. Lettres inédites, prison et bijoux (dans la Revue
Générale, t. XXXV, année 1882, p. 851 à 880). - Cam. Laurent, dans
Curiosités révolutionnaires (Charleroi, 1907, L'accent flamand de
Théroigne de Méricourt.) - Multiples brochures et écrits du temps,
signalés et utilisés par L. Lacour, onvr. cité. - Pièces de théâtre : Un
drame en 5 actes, par M. Ferd. Dugné, représenté en 1887; - une pièce en 6
actes, par P. Hervieu, jouée en 1902J - P. Magnette, Théroigne de
Méricourt, la belle Liégeoise. Légendes littéraires et réalité historique
(dans Wallonia, XXIe année, mars 1913, p. 163 à 187). - Th. Gobert,
Théroigne de Méricourt (Documents inédits), dans le Bulletin de
l'Institut archéologique liégeois, t, XLIX, p. 131 à 139. - Armand
Bourgeois, Théroigne de Méricourt et le marquis de Saint-Huruge
(Paris, Bibliothèque de la critique, 1903). - Vicomte de Reiset, La Vraie
Théroigne de Méricourt (dans Le Carnet, janvier 1903). - E. et J.
de Goncourt, Histoire de la Société française pendant la révolution
(1889. - Id., Portraits intimes du XVllle
siècle (1857)- - G. Isambert, La vie à Paris en 1791-1792
(Paris, 1896). - Michelet, Les femmes de la Révolution. 5e édition
(Paris, 1876). - M. de Villiers, Histoire des clubs de femmes et des
légions d'amazones, 1793, 1848, 1871 (Paris, 1910). - Lamartine,
Michelet, L. Blanc, E. Quinet, Histoires générales de la Révolution,
passim. |
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(1) Ce nom
s'écrivait de différentes façons Terwaine, Terwigne, Terwaigne, Terwoine,
Téroine, Térovène, enfin Terwagne, orthographe la plus répandue aujourd'hui
dans la région liégeoise.

(2) Il est
difficile d'accorder créance à l'affirmation da Marcelin Lagarde (Val de
l'Amblève) d'après laquelle la Belle Liégeoise aurait. été élevée avec
les filles du châtelain de Xhoris, M. de Sélys-Fanson.
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