Les 32 métiers
de la Cité
|
Les fèbvres
tous les ouvriers travaillant les métaux, fer, cuivre,
étain, sauf les orfèvres |
Les charliers
charrons, tourneurs, ébénistes, futailhiers... |
Les cherwiers
ouvriers employant la charrue, fermiers, laboureurs,
cultivateurs |
Les meuniers
ouvriers ou négociants en farine |

|
 |
 |
 |
Les boulangers
|
Les vignerons
cultivateurs de vignobles, maraîchers, jardiniers,
horticulteurs, marchands grainiers, laitiers... |
Les houilleurs
maîtres de fosses, mineurs, botteresses, berwetteurs... |
Les pêcheurs
pêcheurs, marchands de poissons de rivière. |

|
 |
 |
 |
Les sclaideurs
tonneliers, cuveliers, tireurs de vin, fabricants de
tonneaux... |
Les porteurs au sac
|
Les brasseurs
fabricants de bière, cabaretiers, tenanciers de
brassines... |
Les drapiers
fabricants, ouvriers tisseurs, foulons, teinturiers,
marchands de drap... |

|
 |
 |
 |
Les retondeurs
rémouleurs, vanniers, banseliers... |
Les entretailleurs
tailleurs d'habits, couturiers, marchands de confection |
Les vairs et xhohiers
pelletiers, apprêteurs et marchands de fourrures |
Les vieux warriers
fripiers et raccommodeurs de vêtements |

|
 |
 |
 |
Les naiveurs
bateliers |
Les soyeurs
scieurs de long ou débitants de bois scié |
Les mairniers
marchands de bois ronds, carrés ou fendus |
Les charpentiers
menuisiers, scriniers, fabricants de meubles, sculpteurs
sur bois |
|

|
 |
 |
 |
Les xhailteurs
ardoisiers, plombiers, marchands de tuiles |
Les maçons
|
Les corbesiers
savetiers, fabricants de chaussures de femmes et
d'enfants... |
Les corduaniers
bottiers, fabricants de chaussures d'hommes... |
|

|
 |
 |

|
Les texheurs
tisserands de toiles, de nappes, de serviettes... |
Les cureurs et toiliers
fabricants, vendeurs et blanchisseurs de lin... |
Les fruitiers et harengiers
marchands de fruits et de poissons de mer |
Les mangons
bouchers, tripiers, charcutiers... |
|

|

|
 |
 |
Les tanneurs
ouvriers et marchands de peaux et de cuir |
Les chandelons et flokeniers
fabricants de suif, chandelles, torches, huiles, savons,
chapeliers.... |
Les merciers
fabricants ou marchands de drap d'or ou d'argent,
dentelles, soie, ganterie, passementerie, boutons, quincaillerie, épicerie... |
Les orfèvres
travailleurs en métaux précieux |

|
 |
 |
 |
| Armoiries des trente-deux Bons Métiers
extraites d'une lithographie : "Liège en 1737 et ses trente-deux Bons
Métiers". |
|
L'origine des métiers reste assez obscure, en
l'absence de documents d'archives. Pour certains, ils seraient issus de groupements
professionnels de l'époque carolingienne, puis des confréries religieuses, nombreuses au
XIe siècle. Dans la Cité de Liège, la première mention connue d'un métier date de
1288 : les tanneurs.
En 1297, ces unions d'artisans liégeois furent fixées à douze et dotées d'une
organisation militaire. En 1302, les métiers obtenaient leur premier "maître"
au conseil des jurés (conseil communal) et devenaient des collèges politiques.
Tout le XIVe siècle fut caractérisé par la lutte qu'il menèrent pour instauré
la démocratie dans la cité. En 1330 (Paix de Saint-Nicolas en Glain), ils obtenaient
leur reconnaissance officielle du prince et le droit de mettre par écrit leur règlement.
En 1384, la démocratie était instaurée : les 32 métiers élisaient les deux maîtres
(bourgmestres) et la totalité des jurés (conseillers).
La défaite d'Othée (1408) se solda par l'abolition des 32 métiers, qui furent
restaurés par Jean de Wallenrode en 1418. En 1467, Charles le Téméraire confisqua leurs
chartes, bannières et tous leurs biens, qui leur furent rendus à sa mort (1477) par sa
fille Marie de Bourgogne.
Tout le XVIIe siècle fut marqué par une lutte entre le pouvoir princier et les
métiers qui finirent par perdre toute initiative politique. Par son Régiment du 28
novembre 1684, Maximilien-Henri de Bavière répartit les 32 métiers en 16 chambres dont
les membres nommés à vie, formèrent désormais le corps électoral. Ces chambres
étaient composées de 20 nobles, patriciens et rentiers, 10 marchands notables et 6
artisans, qui partageaient avec le prince, l'élection des bourgmestres et du conseil. Ce
système s'est maintenu jusqu'à la révolution liégeoise où les chambres cessèrent
d'elles-mêmes leurs travaux.
Les 16 chambres regroupant les métiers étaient constituées, chacune, sous le vocable
d'un saint : |
1- Chambre Saint-Lambert : mangons et
vignerons.
2- Chambre Saint-André : merciers, cureurs et toiliers.
3- Chambre Sainte-Catherine : mairniers et soyeurs.
4- Chambre Saint-Jean-Baptiste : drapiers et retondeurs.
5- Chambre Saint-Thomas : entretailleurs et vieux warriers.
6- Chambre Saint-Servais : corbesiers et corduaniers.
7- Chambre Saint-Séverin : tanneurs et vairs xhohiers.
8- Chambre Saint-Pholien : brasseurs et meuniers. |
9- Chambre Saint-Martin : boulangers et
texheurs.
10- Chambre Saint-Hubert : naiveurs et pêcheurs.
11- Chambre Saint-Nicolas : sclaideurs et charliers.
12- Chambre Saint-Michel : fèbvres et orfèvres.
13- Chambre Saint-Adalbert : macons et xhailteurs.
14- Chambre Saint-Etienne : houilleurs et cherwiers.
15- Chambre Sainte-Gertrude : fuitiers harengiers et
charpentiers.
16- Chambre Sainte-Aldegonde : porteurs et chandelons
flockeniers |
| |
|
|