| Nombre : Dans la principauté de
Liège, on dénombrait vingt-trois Bonnes Villes (onze wallonnes et douze flamandes). On
leur adjoint Maastricht et Bouillon, qui n'avaient pas ce statut parce que, bien que
faisant partie du territoire liégeois (Maastricht pour moitié; Bouillon jusqu'au traité
de Nimègue de 1679), elles n'envoyaient pas de représentants au Tiers-État.
Préséance :
Le tableau ci-dessus reprend les Bonnes Villes dans l'ordre de leur préséance,
c'est-à-dire dans l'ordre de leur ancienneté comme Bonnes Villes.
Conditions :
Pour pouvoir obtenir le statut de Bonne Ville, il fallait :
- avoir une représentation au Tiers-État,
- être entourée de murailles ou d'une enceinte fortifiée en défendant l'accès.
Représentation :
Les bourgmestres des Bonnes Villes (généralement deux par ville) les
représentaient au Tiers-État qui, depuis la Paix de Fexhe de 1316, avec l'État primaire
(chapitre de la cathédrale) et l'État noble exerçaient le pouvoir législatif de la
principauté collectivement avec le prince-évêque.
L'unanimité des trois États était requise pour qu'une proposition devint loi. D'où
l'adage : "Un état, deux états, point d'état; trois états, un état". Les
"Journées d'État", ordinairement deux fois l'an, avaient une durée de dix
jours. |