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Notes

diptyque

Les premiers documents historiques sur le pays de Liège furent les diptyques. C'étaient des espèces de tablettes composées de deux feuillets ordinairement d'ivoire, se repliant l'une sur l'autre, et où les monastères et certaines églises inscrivaient les noms des évêques et des bienfaiteurs dont on devait faire mémoire dans les prières publiques.
(S. Balau, Étude critique des sources de l'histoire du pays de Liège au moyen âge, p. 15.)

 

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Echevins

Les Échevins de la Souveraine Justice de Liège par le Chevalier Camille de Borman, T. I., Liège, 1892, pp. 1 à 36, document PDF, 3.063 Ko :
- Organisation
   - Réception des Échevins
   - Compétence, juridiction
   - Cri du Péron
   - Les Maistres des Échevins
   - Conseillers des Échevins
   - Émoluments des Échevins
   - Vacances et fêtes
   - Le siège échevinal
- Origine  

Retour à la chronologie : 1113page 6 Église impériale, 1185, page 7 Menace brabançonne, 1253 (Henri de Dinant), 1386

élévation des reliques

Reconnaissance publique de la sainteté. Restes mortels du défunt retirés du tombeau pour être exposés dans une châsse, à la vénération des fidèles.

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Immunité

Il était interdit à tout fonctionnaire public de pénétrer sur les domaines bénéficiant de ce privilège pour exercer un acte d'autorité quelconque. Seuls, les agents du seigneur ecclésiastique avaient le droit d'y fonctionner, étant les intermédiaires entre le pouvoir public et la population du sol immunitaire. Liège fut du nombre des terres ainsi soustraites aux agents de l'État pour ne relever que de l'Église.

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Paweilhars

   "Les anciens habitants des Gaules, tout en conservant des vestiges de leurs vieilles coutumes, suivaient les lois que les Romains y avaient introduites, lorsque des tribus franques vinrent s'établir dans les provinces septentrionales. Ces tribus conservèrent aussi les usages qu'elles avaient apportés de la Germanie. Elles formèrent d'abord des nations distinctes et leurs lois furent personnelles; mais l'action du temps, en confondant les races diverses, eut pour effet de rendre ces lois territoriales. On perdit de vue les sources primitives, et les législations précédentes ne furent plus guère que des traditions confiées à la mémoire des hommes. Le besoin de les rédiger par écrit se fit sentir. Le premier essai tenté dans ce but ne fut pas un acte de la puissance publique; la rédaction des coutumes fut une oeuvre privée, n'ayant d'autorité qu'autant qu'elle reproduisait, avec exactitude, la pratique judiciaire de l'époque. Tel était le caractère de l'ancien code coutumier de Liége, connu sous le nom de Paweilhars.
  
Le Paweilhars nous retrace et les traditions conservées par les échevins de Liége, et les décisions émanées de ce tribunal, investi, dans les anciens temps, d'une juridiction souveraine; c'était celle de l'évêque, au territoire duquel, dès le septième siècle, l'immunité avait été conférée par les rois francs (1)."
(J.J. Raikem et M.L. Polain, Coutumes du Pays de Liège, T. I., pp. 3 & 4., Fr. Gobbaerts, Bruxelles, 1870.)

(1) C'est à saint Lambert que Clovis Il avait accordé une charte d'immunité. Cette charte était encore conservée dans les archives de la cathédrale, en 1120, lorsque le chanoine Nicolas écrivait la vie de ce saint. (Gesta sancti Lamberti, cap. VI, apud Chapeauville, t. I, p. 380). Ces archives ont été la proie des flammes, lors du vaste incendie de 1185. Les archives de l'abbaye de Stavelot n'eurent pas le même sort, et l'on y trouve la preuve que ce fut également dans le septième siècle que cette abbaye obtint des chartes d'immunité, confirmées, dans le siècle suivant, par celle de 714. (D. Bouquet, t. IV, p. 650, 653 et 711. Polain, Recueil des ordonnances de la principauté de Stavelot, Bruxelles, 1864, in-fol.) Quant au pays de Liége, la clause d'immunité fut reproduite dans les chartes octroyées aux successeurs de saint Lambert, en 980, 984, 985, 1006 et 1070. (Chapeauville, tit. I, pp. 200, 211, 212 et 215; t. Il, pp. 13 et 14).
(J.J. Raikem et M.L. Polain, Ibid p. 4.)

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Wérixhas

"Pour le prince, les terrains vagues étaient des "wérixhas", mot auquel il donnait le sens de terrains seigneuriaux; pour la Cité, c'étaient des "aisemences", c'est-à-dire des terrains communaux restant à la disposition de la municipalité et des habitants." (Édouard Poncelet, Les domaines urbains de Liège, T. II 1947, p.18)
"La question de la propriété des wérixhas ne fut jamais résolue légalement; elle fit, depuis l'an 1330 (paix de Flône), l'objet d'un modus vivendi. Sans contester publiquement les prétendus  droits de la Ville, le prince ne les reconnut jamais; quant à la Cité, elle se considère comme propriétaire, mais elle ne le proclame pas trop haut.
A la fin du XVIe siècle, la Ville est parvenue insensiblement à accaparer l'administration des ouvrages publics, des fortifications et des terrains vagues; c'est elle qui restaure ou désaffecte les remparts, nomme et rémunère les gardiens des portes."(Édouard Poncelet, Ibid., p. 20.)

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07/01/2013