Les outils, les rites pour les cultures

Le sol était labouré avec des houes primitives appelées lakwash et d'un bâton (tacla) à fouir courbe dans le bas et muni d'un appui-pied. Le lama ne possédait pas les qualités physiques pour tirer une charrue. Les conquêtes généralisèrent l'utilisation de ces outils à travers tout l'empire. Aujourd'hui encore, on les utilise dans les Andes. Cela suppose que la technologie était particulièrement bien adaptée à la situation andine. La tacla (sorte de bêche) n'a jamais été surpassée.

En juillet et août, de longues rangées d'Indiens creusaient des sillons et préparaient les champs pour les semailles au rythme du chant de la moisson appelé aimuray. Ce chant devait rendre la récolte plus abondante. Certaines rites religieux, étaient étroitement liées à l'agriculture. Des rites sacrificiels (lamas bruns et cobayes) ou d'offrandes servaient à se concilier la chaleur du soleil et la bienveillance de la terre nourricière.

Pour les Incas, la culture du sol était un acte sacré. L'Inca lui-même pratiquait une sorte de culture cérémonielle, en faisant pousser du mais spécialement destiné au soleil. Pour toute terre consacrée, l'lnca pratiquait le premier sillon avec sa tacla, afin de transmettre un peu de sa divinité au sol.

Iles Ballestas, on y trouve du guano

Afin d'améliorer la production des sols, les incas utilisaient comme engrais le fumier de lama (ou d'alpaga), ou le guano ( mélange d'excréments et de cadavres d'oiseaux marins ) issu des îles du littoral ou encore les têtes de poisson .

récolte de pommes de terre à l'aide d'une bêche (tacla) par G. Poma de Ayala



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