L'architecture inca est au service de l'empire ce qui explique son caractère uniforme. Pour se faire, les Incas utiliseront des techniques des civilisations andines antérieures. L'architecture sera le domaine de prédilection des Incas. Malgré les édifices démolis par les conquérants espagnols ou demantelés pour la réutilisation des pierres, beaucoup des édifices laissés à l'abandon traverseront le temps grâce à leur robustesse. L'architecture des Incas, c'est des pyramides en briques crues, des forteresses,des palais, des temples, des terrasses de culture, des canaux d'irrigation,des fontaines,des routes,...

Cuzco aujourd'hui, murs en adobe


Durant l'empire, on retrouve les constructions en briques crues (adobe) liées au mortier de terre, habituelles dans les civilisations préincaïques, même si elles sont plus courantes sur la côte que dans les Andes: les sites de Tambo Colorado, Incahuasi, ville cérémonielle de Pachacamac, en sont des exemples. On ne retrouve l'influence de l'empire que dans les ouvertures trapézoïdales des murs. Ces constructions résistent bien aux orages et à l'intensité du soleil. Dans le cas du temple de Viracocha ( à Racchi ), la base de la construction est en pierre et supporte des murs d'adobe recouvert d'un couche de protection d'argile ce qui a pour effet aussi d'améliorer l'aspect extérieur. Mais la réputation de l'architecture inca est surtout le fruit des édifices construits en pierre taillées. Les carrières dont était extraites les blocs de pierre ( parfois de plusieurs tonnes ) se trouvaient en général à proximité du site de construction. La plus éloignée obligea le déplacement des pierres sur près de 35 km. Les pierres utilisées pour le site de Sacsahuaman venaient d'une carrière située à quelques centaines de mètres. Il en est de même sur le site de Macchu Pichu.

Mur de Sacsahuaman


Pour extraire les blocs importants des carrières, on utilisait les fissures et fractures naturelles en y insérant des coins de bois que l'on gonflait d'eau afin de faire éclater la roche. Après avoir extrait le bloc, on les découpait sur place.Si les incas connaissaient l'orfèvrerie (or, argent, bronze), il ne savait pas travailler le fer. Or leur meilleur bronze n'était pas assez résistant pour servir à la taille de la pierre. Ils taillèrent les morceaux de roches à l'aide d'outils en pierres plus dures. Enfin , il fallait les transporter sur le chantier. Les techniques de transport obligeaint l'utilisation d'une grande quantité de main-d'oeuvre ( parfois jusqu'à 2500 hommes). Pour déplacer les énormes pierres, on plaçait sur le chemin de halage une couche glissante de terre arrosée d'eau ou une couche de graviers. Il est possible ausi, mais cela reste une hypothèse, que l'on a utilisé des rondins ou des traîneaux de bois pour faciliter le déplacement. La roue était inconnue et n'aurait pu être d'un très grand intérêt dans le terrain accidenté des Andes.Quant aux lamas, il ne servait pas aux halages, car s'ils pouvaient portés des fardeaux, ceux-ci n'exédaient pas 30 km, car il est trop léger et trop fragile pour en faire beaucoup plus.L'Etat Inca avait ses archtectes et chefs de chantier qui menaient les paysans pour remplir les tâches de maçon. Ces paysans avaient envers l'état des prestations obligatoires à fournir dont certaines concernaient les chantiers de construction. Ces paysans incas construisaient eux-mêmes leurs maisons et leurs terrasses de culture. Ils étaient danc capable de remplir ces labeurs simples techniquement. L'élaboration de certains sites demanda des dizaines d'années.



Mur du palais Inca à Cuzco






Page précédente
Page suivante