Querelle Pour des frontières


Après s’être réconcilié avec Almagro sur l’accord d’un partage équitable de leurs profits. Almagro deviendra le représentant de Pizarro à Cuzco. Il devait en outre y préparer l'expédition vers l’actuel Chili. Avec impatience, Almagro attendait les documents royaux que Fernando devait rapporter, et qui le mettrait sur pied d’égalité avec Pizarro.

Alonso de Alvarado s’occupait, lui, de pacifier les territoires intérieurs.

Pizarro veillait à la nouvelle fondation d’une ville situé au bord d’une rivière et proche de la mer: Trujillo.

La nouvelle des nouveaux titres de gouverneur des terres à plus de 200 lieues au sud de la frontière destinés à Almagro, inquiéta Pizarro car les frontières de la province n’était pas officiellement fixées. Cuzco se trouvait-elle dans les deux cents lieues assignées à Pizarro ? Ainsi Pizarro avait fait demander par son frère et avait obtenu que son autorité s'étende sur soixante-dix lieues de plus.



Coricancha


Sans connaître ce dernier fait, Almagro apprit par la rumeur l'excellente nouvelle. C’est donc en maître de Cuzco qu’il se fit proclamer gouverneur immédiatement.

La réaction de Pizarro ne se fit pas attendre : il annula les pouvoirs d’Almagro et confia l’autorité à son frère Juan.

Déjà les partisans de chacun se rassemblent et malgré une tentative de conciliation tentée et ratée par De Soto, un désordre général pris possession de la ville. Cette situation n’échappa pas au nouvel inca. En fin de compte, une armistice fut conclue. Pizarro, inquiet par la situation à Cuzco où ses frères étaient présents rejoint Cuzco avec une troupe importante.

A son arrivée à Cuzco, il se rend à la cathédrale où il le rencontre Almagro. En définitive, les deux hommes s'embrassent et se réconcilie sur l’insistance des hommes modérés et par l'entremise du licencié Caldera et du Dominicain Loaysa. Mais le problème de l'imprécision des frontières n’est pas résolu.

 




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