ATAHUALLPA

Peu avant le coucher du soleil , le cortège royal franchit les portes de la ville. L'Inca Atahuallpa, porté sur une litière munie d'un trône en or massif. L'impression est riche : plumes aux vives couleurs des oiseaux du tropique, plaques d'or et d'argent, émeraudes. Le borla impérial entourait ses tempes. Il traverse la place et pas un Espagnol ne se montre. Atahuallpa s'arrête.

Ils sont près de 5000 soldats à l'accompagner.

A ce moment, le frère Vincent de Valverde, s'avança tenant d'une main la Bible, et de l’autre un crucifix. Par ordre du général, il lui exposa les doctrines de la vraie foi. L’Inca s'énerve et sous la colère saisit la bible et la jette violemment à terre, outré par l’attitude des Espagnols.

L'outrage tombait à point nommé: Pizarro agita en l'air un pavillon blanc et le coup de canon fut tiré de la forteresse. Dans un seul cri, les Espagnols se jetèrent, chevaliers y compris, au milieu de la foule des


Atahuallpa


Surpris et effrayés par le bruit des armes et des chevaux, la fuite est difficile. Les Espagnols s'adonnent sans remords à un véritable boucherie. Sans armes, il n'y eut pas véritablement de résistance. Le massacre continua sans nuance jusqu'à l'Inca. Malgré le courage de sa garde rapprochée, l'Inca fut fait prisonnier. Pizarro intervient personnellement pour que dans la furie, l'Inca ne soit pas blessé. C'est finalement un Espagnol qui blesse Pizarro à la main quand celui-ci tentait de protéger Atahuallpa. Il fut le seul blessé de toute l'action. On enferma Atahuallpa et on le fît garder. Dès lors, toute résistance cessa et la nouvelle se mit à parcourir l'empire.

Les soldats, campés dans les champs voisins, prirent la fuite dans toutes les directions devant les Espagnols sans pitié.

Le lendemain matin, on nettoya la ville. Ensuite, une trentaine de cavaliers se rendirent aux quartiers d’Atahuallpa pour s'emparer du butin.

Les prisonniers indiens, encimbrants, furent renvoyés chez eux. On en garda cependant pour servir les conquérants.

Les pilleurs rapportèrent de riches vaiselles en or et en argent.

Pizarro envoya un courrier à San Miguel, pour leur apprendre ses nouveaux succès, et pour s'assurer des renforts. Atahuallpa comprit vite la passion des Espagnols: l'or. La situattion était critique pour l'Inca d'autant que son frère Huascar était toujours retenu prisonnier à Andamarca. Atahuallpa craignait qu'avec sa propre captivité, Huascar ne s'échappe et ne se mette à la tête de l'empire.













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