LA SECONDE EXPEDITION

 

PIZARRO EN DIFFICULTE


Le retour de Ruiz fut accueilli avec soulagement. Pizarro était en mauvaise posture. L'air des marais, le climat, la maladie, la faim et les animaux exotiques en tout genre leur rendaient la vie impossible. De nombreux hommes moururent. Le lieu était mal choisi, forêts, humidité, montagne, moustiques,… Ils furent attaqués également par des indiens.

Peu après, le vaisseau d'Almagro apparaît chargé de renforts et de provisions.


La saison favorable était passée. Ils durent affrontés vents et tempêtes jusqu'à l'île de Gallo déjà découverte par Ruiz. Ils s'y reposèrent quinze jours et réparèrent les vaisseaux endommagés.


Ils se dirigèrent au sud. Au port de Tacamez, ils découvrirent près de deux mille maisons disposées avec organisation. Une nombreuse population y vivait. Ils étaient richement parés d'or et de pierres précieuses. Dans l'empire inca, seuls les "nobles" étaient si richement vêtus. Mais la région de Quito était conquise depuis peu. Les vieilles habitudes subsistaient encore d'autant que la région était riche en or.


A leur arrivée, des canots remplis de guerriers tournaient autour des vaisseaux. Près de dix milles guerriers s'accumulèrent le long de la côte. Pizarro était descendu avec quelques hommes et la situation était plus que délicate. Un événement imprévu joua cependant en leur faveur. Un de ses hommes tomba de cheval ce qui eu pour effet de paniquer l'adversaire. Ceux-ci, sans doute, s'étaient imaginés que l'homme et l'animal ne formait qu'un. La surprise fut si soudaine que les indigènes s'enfuirent. La retraite fut donc possible pour Pizarro.


Le constat était cependant clair.

Face à une telle armée, semble-t-il organisée, il ne pouvait se permettre de les affronter d'autant que d'autres effectifs devaient exister.



Caravelle espagnole



L'ILE DE GALLO


Suite aux événements, une violente dispute éclate entre Pizarro et Almagro. Ce ne sera pas la dernière. C'est Almagro qui l'emporte. Almagro restera sur place avec un groupe d'hommes sur l'île de Gallo. Almagro se chargera d'aller chercher d'autres renforts.


Mais les hommes destinés à rester sur l'île grognèrent. Tant de souffrances pour que finalement l'or qu'ils découvrent ne servent qu'à chercher des renforts. Plusieurs se mirent à écrire afin d'informer les autorités du mauvais traitement qu'on leur infligeait. Almagro saisit les lettres mais une lettre cachée dans une balle de coton échappa à sa vigilance. Elle était destinée à la femme du gouverneur.


Après le départ d'Almagro, Pizarro, sur ses gardes, envoya le bateau qui restait à Panama pour réparation. Le but était sans doute d'éviter une mutinerie et d'écarter les hommes trop revendicatifs qui nuisaient à l'esprit du groupe.





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