LA DERNIERE EXPEDITION


Le climat contrarie leurs plans. Ils sont obligés de débarquer sur la côte, de longer le rivage à pied. Les vaisseaux les suivent à une bonne distance de la côte. La marche est pénible car la route est entravée par de larges rivières alimentées par les pluies de l'hiver.

Dans la province de Coaque, il tombe sur une ville, les habitants effrayés, se réfugient dans la forêt. La récolte est fameuse : or, argent, pierres précieuses, étoffes, … Le cinquième est pour la Couronne. Le reste est partagé. Habillement, Pizarro envoie à Panama une grande quantité d'or afin d'y créer l'émotion et de convaincre de nouvelles recrues.

La marche se poursuit mais sans les vaisseaux partis cherchés des renforts. Le sable est fin et meuble, ce qui ne favorise pas leurs efforts. Le vent les aveugle. Une épidémie ponctuelle, couvrent certains de boutons hémorragiques, des hommes en meurent. Mais heureusement, rapidement le mal s'éteint.

L'accueil dans les villages n'avait plus rien avoir avec l'hospitalité. Le bruit de leurs exactions les précédait. On ne les voyait comme d'impitoyables guerriers sur de drôles de montures. De plus en plus, les hommes fatigués, malades maugréaient. L'arrivée d'un vaisseau venant de Panama redonna moral. Des renforts, le trésorier royale et d'autres officiers de la Couronne étaient de l'équipage. Le brusque départ de l'Espagne les avait laissés sur place, ils prenaient donc place à présent dans l'expédition. A viejo, une trentaine d'hommes, sous la conduite de Belalcazar, les rejoint encore.

Près de Tumbez, un groupe d'indigènes invita les Espagnols à l'île de Punà. Mais les interprètes indiens de Tumbez, mirent en garde Pizarro de leur traîtrise possible. Le cacique de Punà nia. Pizarro le crut sincère et accepta de se rendre à Punà où lui et ses troupes furent reçus avec hospitalité. Pizarro décida d'y rester jusqu'à une meilleure saison et l'arrivée des renforts.






Page précédente
Page suivante