Le réseau des routes couvrait tout l'empire et permettait à l'armée de se déplacer rapidement à travers le territoire. Le long de ces routes, l'armée pouvait trouver des ouvrages leur permettant de se loger ou d'accéder à des réserves de nourriture. Ainsi l'armée pouvait se préparer en cours de route à conquérir l'ennemi sans pour autant poser des problèmes au travail des paysans.

La première action d'une conquête était souvent une tentative de conciliation. C'est seulement en cas d'échec qu'on utilisait, en fin de compte, les armes (arcs à flèches, lances, haches, frondes, boucliers,...). Tout dans la conquête visait à éviter les violences inutiles et on acceptait donc que l'ennemi se rende en cours de combat. Chez l'ennemi conquis, on imposait, mais parallèlement aux divinités locales devenues inférieures, le culte du Soleil. Les symboles des dieux locaux étaient retenus en otage à Cuzco. L'Inca acceptait les usages locaux tant que ceux-ci n'étaient pas en contradiction avec les institutions incas.

Afin d'assurer la stabilité des nouvelles régions conquises, les Incas choisissaient les nouveaux chefs de la région parmi les anciens dirigeants ennemis. Ils les envoyaient avec leurs familles à Cuzco où on leur enseignait les nouveaux usages et la langue officielle de l'empire : le quetchua. Ils retournaient ensuite diriger leur contrée mais les fils aînés restaient à Cuzco. Il y avait en cas de troubles persistants, des déplacements de population.

Le quetchua était appris à toute population nouvellement conquise même s'il gardait leur langue d'origine en parallèle. L'acquisition du Quetchua était nécessaire pour acquérir un poste élevé.

La conquête se faisait sans précipitation et on prenait le temps d'installer une certaine harmonie.





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L'Empire Inca

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