décembre 1999

 

Centre du Christ-Rédempteur

  La construction du "Centre du Christ-Rédempteur" dans la vallée Emmaüs bat son plein. La pose du toit du premier bâtiment, prévu pour les retraitants, sera posé fin novembre. Il est grand temps, l'hiver sera bientôt là avec son cortège de gel, de neige etc. … Il était donc impératif d'effectuer cette pose maintenant; d'autant plus que le chauffage ne sera pas connecté avant plusieurs mois. L'hiver sera dur pour le Père Elie.

Il faut encore creuser en profondeur environ 1 m. 30 dans la roche. On pourra ensuite commencer le bétonnage reliant le bâtiment des retraitants et le noviciat. Cette partie est prévue pour y construire l'église avec aux niveaux inférieurs différentes salles, audiovisuelles, bibliothèque etc. … et atelier pour un éventuel autofinancement.
Ces constructions seront adaptées au fur et à mesure des rentrées financières. Il faut savoir que l'église et ses salles sont évaluées à plus ou moins 1 million de dollars. Un centre spirituel sans église est impensable. Le recouvrement des murs extérieurs en pierres du pays est commencé pour le premier bâtiment. Après de nombreuses discutions et entretiens avec plusieurs entrepreneurs; les prix allant au départ de 32 dollars US le mètre sont tombés à 6 dollars.
Il faut la ténacité, la persévérance du Père Elie, mais surtout être du pays pour mener à bien toutes ces négociations. Les ouvriers logent sur le chantier; ainsi qu'une famille de nomades. Ceux-ci fabriquent sur place des blocs de béton. Ce travail artisanal en réduit très fort le coût.



Ci-dessus "la fabrication des parpaings".



Ci-dessus "le séchage des parpaings".

Il faut attendre le printemps pour accueillir les demandes nombreuses de retraites. Ce Centre répond vraiment aux besoins de la population. Il est l'objet déjà de nombreuses visites mais il attire également les vocations. A l'heure actuelle, la communauté compte deux profès, deux novices, cinq postulants.
L'achèvement du noviciat devra reprendre en force après l'hiver afin d'accueillir ces jeunes vocations. L'argent ne pouvant être un obstacle à cette réalisation.

C'est pourquoi, en ce temps d'Avent, nous lançons un appel à votre bon cœur, merci d'avance.

LA VIERGE AU LIBAN

Fille de notre Orient, la Vierge Marie est toujours "au coeur de nos vies". Non seulement ses sanctuaires parsèment nos chemins et de nombreuses églises lui sont dédiées, mais le culte marial demeure dans nos familles où l’on récite le chapelet chaque soir, au mois de mai. Gardienne de nos familles, de nos paroisses et de chaque pouce de notre cher Liban, la Vierge Marie nous porte tous dans son sein. N’est-elle pas "La terre dans laquelle a été semée l’Eglise? comme le dit Saint Ephrem. Pas une église du Liban sans une icône mariale; même dans les églises dédiées à d’autres saints, un autel latéral est réservé à Marie. Ce qui exprime une réalité profonde: La communion des Saints comme réalité inséparable du Christ et de sa mère.
Nous ne présentons pas, aujourd’hui, un tableau exhaustif des églises dédiées à Marie au Liban.
Si nous parcourons le Liban, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, nous pourrons y visiter Marie tant dans les églises que dans les humbles sanctuaires des routes.
Nous nous limitons aux sanctuaires mariaux les plus connus au Liban.

Le Sanctuaire de la Vierge à Zahlé

En 1958, Monseigneur Euthym eut l’idée d’élever un sanctuaire marial sur une colline dominant Zahlé et la Bekaa. Un accord est signé avec l’artiste italien PIERROTTI, en 1961 pour une statue en bronze, de 9 mètres. La tour atteint 61 mètres de hauteur. Elle est desservie par un ascenseur.

Notre Dame du Liban à Harissa

Située à une altitude de 600 mètres et à une distance de 25 Km. de Beyrouth, la colline de Harissa est le centre focal des Communautés Catholiques au Liban.
En effet, au flanc de la colline, nous voyons le Siège Patriarcal Maronite à Bkerké.
Au sommet, c’est le Couvent des Pères Paulistes Grecs Melkites Catholiques. Un peu plus haut, à quelques centaines de mètres, le Siège de la Nonciature Apostolique au Liban et, à proximité, le Couvent des Pères Franciscains. Plus loin, le Couvent de Charfé, Siège du Patriarcat Syriaque Catholique et, sur la colline de Bzoummar, le Patriarcat Arménien Catholique.

C’est là, à Harissa, que le Patriarche Maronite Elias HOYEK (1899-1931), de pair avec Monseigneur Carlos DUVAL, délégué Apostolique au Liban, décide de Commémorer le cinquantième anniversaire de la définition du dogme de l’Immaculée Conception, proclamé par Pie IX, le 8 décembre 1854, par l’érection d’une statue de la Vierge sur la colline de Harissa. Cette statue trônant sur les hauts lieux est analogue à celle de la Sainte Vierge apparue en 1830 à Catherine Labouré. L’artiste Durenne l’avait présentée en douze pièces dont le poids total atteint les quatorze tonnes. Vers la fin de juillet 1906, elle est transportée à Harissa et déposée sur un socle piédestal en spirale d’une centaine de marches, plan préparé par l’ingénieur français GIOT. L’œuvre est achevée en 1908. L’inauguration est présidée par S.B. Mgr Hoyek, le 3 mai 1908, jubilé sacerdotale du Pape Pie X et jubilé des apparitions de la Vierge à Lourdes. Un induit du pape Pie X vient marquer l’événement: "indulgence plénière à ceux qui visitent le sanctuaire Notre-Dame du Liban en remplissant les conditions requises.

Aujourd’hui, c’est l’immense Basilique Notre-Dame du Liban qui s’élève à Harissa. Reine du Liban, souveraine des monts et des mers, la Vierge protège ses enfants partout dans le monde. Ce monument de Harissa demeure à jamais un symbole de foi et d'espérance.

Harissa est un lieu de pèlerinage. Souvent, on y va à pied en prenant comme point de départ: Jounieh. On y rencontre des visiteurs de toutes les confessions: chrétiens et non-chrétiens.

Vers elle, s’élève notre cantique: "Et que tous nos villages," O Vierge du Liban, "accueillent le message "De Jésus, ton enfant"

"O Reine du Liban, nous vous supplions d’accorder à l’Orient chrétien prosterné à vos pieds, de demeurer uni dans la foi et dans la soumission filiale au Siège de Pierre afin que, dans la foi et la joie, nous vous invoquions: Reine du Liban et de tout l'Orient. Amen.

Le Couvent de la Vierge à Dimane

A une altitude de 1350 mètres, à Dimane, le Patriarche Elias Hoyek (1899-1931) a voulu édifier la résidence estivale du patriarche maronite. Cette humble fondation domine l’ancien couvent de Qannoubine de la Vallée Sainte de Qadisha où siégeait le patriarche durant environ quatre siècles de 1440 à 1830. La pierre inaugurale date du 28 septembre 1899 c’est-à-dire, environ huit mois après l’élection de Monseigneur Hoyek. Il confie à son neveu, l’artiste Youssef El-Hoyek, le soin de peindre le tableau de l'Assomption de la Vierge sur l'abside principale de l'église.

Puis vint le Patriarche Antoine ARIDA avec qui fut complétée l’œuvre monumentale grâce au talent exceptionnel du peintre Saliba DOUAIHI qui orna de beaux tableaux le plafond et les murs de l’église: l’apothéose de la Résurrection du Christ et de son ascension, l’apothéose de l’Assomption de Marie et son couronnement, l’apothéose de la création de Dieu.

La Vierge de Mantara-Maghdouché (Liban Sud).

Le Sanctuaire de la Vierge de Mantara s'élève sur une belle colline, au bord du village de Maghdouché qui se trouve au Sud du Liban. Il semble que cet endroit fut choisi, déjà avant le Christ, comme tour de garde qu'utilisaient les prêtres païens pour veiller à la sécurité de leur déesse Astarté. La tradition raconte que lorsque Jésus vint à Saida, la Vierge Marie qui l'accompagnait, s'arrêta pour l'attendre au sommet de la colline, à l'intérieur de la grotte. De là le nom arabe de l'endroit: "Mantara". Le roi Constantin le Grand transforme la grotte en un sanctuaire pour la Vierge. Le roi Louis IX y éleva aussi une tour de garde. La redécouverte de la grotte eut lieu accidentellement, par un berger en 1726, l'icône miraculeuse de la Vierge se trouvait posée près de l'autel. Elle est de style byzantin et remonte au VIIè ou VIIIè siècle. Depuis lors la grotte est transformée en lieu de pèlerinage pour toutes les confessions libanaises. En 1860 la communauté grecque-melkite transforma la grotte en un sanctuaire digne de la Vierge. Au début des années 60, Monseigneur Basile Khoury construit une belle chapelle hexagonale et une tour de 28 mètres de hauteur au sommet de laquelle il élève une belle statue de la Vierge Marie portant Jésus dans ses bras, œuvre de l'artiste italien Pierrotti. La statue est de 8 mètres et demi de hauteur. La Vierge de Mantara est protectrice des enfants, c'est pourquoi les baptêmes y sont très fréquents.

La Vierge de Qana

A 10 kilomètres de Tyr se trouve le village de Qana. Depuis 1868, les recherches faites par des libanais appartenant à divers domaines scientifiques, ont abouti à des arguments de tradition toponymiques, géographiques, archéologiques et surtout religieux, prouvant que Qana est l'endroit où se déroula le premier miracle de Jésus. C'est bien Qana el-Jalil où Jésus, à la demande de sa mère la Vierge, a transformé l'eau en vin (cf. Jn 2). Les arguments ont réussi à convaincre des responsables étrangers venus au Liban, des ambassadeurs et des écrivains illustres, que le Qana Libanais est bien Qana el-Jalil.
A suivre
Un tout grand merci à Sœur Marie-Roger Zoghbi, S.F.M. de nous autoriser à publier ses précieux renseignements.

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