mars 2000

 

Spiritualité du Centre "Christ-Rédempteur"

  Le Liban est après Jérusalem le berceau du christianisme, quelques chrétiens parlent encore la langue araméenne, celle même que parlait le Christ. Beaucoup de chrétiens ont émigrés et ils sont devenus minoritaires, plusieurs causes expliquent cette tendance endémique à l'émigration : la très longue guerre, la situation économique, le coût de la vie. Les parents rencontrent beaucoup de difficultés pour payer l'école, les études supérieures et universitaires de leurs enfants, les aider à se frayer un chemin dans la vie et fonder une famille. Ceux qui restent craignent la montée de l'islamisme, or cette chrétienté fière de savoir que le Christ a foulé leur terre libanaise, mérite toute notre considération, c'est pourquoi, nous soutenons le projet du Centre Christ-Rédempteur.

Cette situation demande des moyens et des milieux appropriés. Les enfants et les jeunes ont besoin de se retrouver, de dialoguer, de partager et de s'informer ensemble sur les choses de Dieu et du monde. Il est urgent de leur donner ces possibilités, de leur donner une espérance nouvelle, de leur transmettre la foi chrétienne de leurs pères, d'éduquer les générations et ainsi répondre à l'exhortation apostolique de S.S. Jean-Paul II.

Le Centre Christ-Rédempteur répondra à cette mission nous en sommes convaincus. L'endroit déjà est idéal

• Entouré de magnifiques paysages dont on ne se lasse pas.
• Retiré, il faut faire trois km de chemin caillouteux pour arriver.
• Désertique, le silence favorise la contemplation, la prière et la profondeur.
• Lieu rêvé de l'intimité et de l'amitié avec Dieu car Dieu aime à manifester sa présence au désert.
Le centre Christ-Rédempteur s'inspirera de la spiritualité de Saint Alphonse de Liguori et s'initiera à redécouvrir l'héritage spirituel reçu des premiers disciples et des premières communautés chrétiennes et plus précisément de l'exemple rayonnant de Saint Siméon .

Prière. – Prédication. – Œuvres de charité.

C'est à quelques centaines de km de Zahlé que vécut Saint Siméon le Stylite. Il est encore de nos jours un modèle de sainteté pour le Proche Orient.
Nous vous avons déjà présenté Saint Alphonse dans le feuillet de septembre 1999 nous vous présentons maintenant Saint Siméon.
Saint Siméon le Stylite naquit à Sisan en Turquie au IVè siècle. Il avait treize ans quand il entendit lire les Béatitudes. Touché par la grâce, il se met en prière et fait un songe : "Il me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d'un édifice ; quand je crus la fosse assez profonde, je m'arrêtai. Creuse encore ! me dit une voix. Par quatre fois, je repris mon travail et je m'arrêtai, et par quatre fois j'entendis la même parole : Creuse encore ! Enfin la voix me dit : C'est assez ! Maintenant tu peux élever un édifice aussi haut qu'il te plaira." Siméon interpréta ce songe comme un appel à la vie monastique. Il entra au monastère près d'Antioche ; sur les conseils de ses supérieurs, il quitta le monastère en 423 et se retira dans le désert pour y mener une vie ascétique. Bientôt les foules se pressent autour de lui pour l'entendre prêcher. Pour échapper au commerce des hommes, il se fit bâtir une colonne de 18 mètres, d'où le nom de Stylite (en grec "colonne"). Il vécut environ trente-six ans sur cette colonne. Ses journées étaient partagées entre la prière, la prédication et les œuvres de charité. Il convertit de nombreux incroyants au christianisme et s'attira de nombreux disciples qui prirent le nom de Stylites. Une grande cathédrale fut construite après la mort du Saint, au nord de Alep en Syrie. Au centre de l'église cruciforme on plaça la colonne sur laquelle vécut Saint Siméon. Les pèlerins affluaient de partout. Les armées arabes s'emparèrent de la Syrie en 635, le couvent fut attaqué mais l'ensemble ne fut pas détruit. C'est en 985, que les moines furent massacrés ou emmenés en captivité suite aux attaques de l'armée byzantine et sur ordre de l'émir d'Alep. Au XIIIè siècle le monastère était abandonné. Une mission allemande en 1935/1939 s'est attelé à la restauration de certaines parties du bâtiment. Cet effort fut poursuivi par une mission française en 1980.
La cathédrale Saint Siméon connu présentement sous le nom de "citadelle Saint Simon et les 500 villes mortes" reste un lieu, pour les chrétiens surtout d'Orient, de pèlerinage.

Comme dans le songe de Saint Siméon, on a beaucoup creusé la roche pour jeter les bases de l'église du Christ-Rédempteur. … De plus nous connaissons déjà le charisme de prédication du Père Elie. …
Ainsi les Libanais retrouvant la ferveur des premières communautés chrétiennes, près des lieux où les mystères du salut se sont déroulés, seront un "MESSAGE VIVANT" pour l'Eglise internationale.

La Vierge au Liban (suite)


La Vierge de Beshouat

Le sanctuaire de la Vierge de Beshouat est un centre de pèlerinage, au fond de la Békaa. Fort ancien, voué à la Vierge Marie. En 1741, on découvrit au fond d'une petite cave dans les ruines, une icône byzantine en bois où est peinte la Sainte Vierge. Une église fut construite au dessus de la cave, et devint un lieu de pèlerinage.

La Vierge de Qannoubine dans la Vallée de Qadisha ou la Vallée Sainte

"Qannoubine": mot d’origine grecque qui signifie "la vie en Communauté"
La Vallée Sainte s’étend sur une longueur de 35 Km. Elle fut le refuge des Maronites qui y vinrent au milieu du VIIe siècle et y vécurent ensemble patriarche, moines, ermites, peuple. Tout, dans cette Vallée, rappelle la lutte courageuse pour sauvegarder la foi.

Avant l’arrivée des Maronites, le Couvent de Qannoubine était, au Vie siècle, un centre de rencontre pour les futurs ermites avant leur départ pour la solitude avec Dieu.
Ce fut Théodore le Grand (370-395) qui fonda ce couvent et le confia à la protection de la Vierge Marie.
Le patriarche Jean JAJI s’y réfugia pour fuir la haine des Mamluks.

Qannoubine demeura durant, environ quatre siècles, le centre vital de la Communauté Maronite. Les cellules sont creusées dans les roches. On y trouve des icônes du Xve et du XVI siècle ainsi que des documents écrits en langues syriaque et latine. C’est dans cette Vallée que parut la première imprimerie au Liban. En 1610, on y imprima le livre des psaumes en syriaque.

Notre Dame de Zgorta.

Lieu de pèlerinage, surtout le 15 août, où les gens, après un jeûne de quatre jours se rendent pieds nus à l'église de Notre Dame de l'Assomption.
L'église est une véritable forteresse, plusieurs fois rasée et reconstruite elle fut toujours protégée par la Vierge qui l'a rendue parfois invisible.
La porte principale de l'église fut aménagée derrière un mur, l'entrée est très basse et en chicane pour empêcher les cavaliers d'y pénétrer.

Notre Dame de la Forteresse à Ehden.

L'église de Notre Dame de la forteresse dans la vallée de la Qadisha, à plus ou moins 1400 mètres d'altitude est probablement un ancien poste de garde de l'époque romaine. A la suite de nombreuses chutes de neige elle fut détruite, les chrétiens l'ont reconstruite plus bas. Sans raison apparente, la nouvelle église s'est effondrée. La population interpréta cet effondrement comme un "signe du Ciel". Elle reconstruisit l'église à l'emplacement initial, depuis elle n'a plus bougée.

Notre Dame de la Colline à Deir el-Qamar.

L'église de Notre Dame de la Colline fut construite comme semble l'attester la stèle découverte en 1956 après le tremblement de terre, sur l'emplacement d'un temple païen du nom arabe Deir el-Qamar, qui signifie "couvent de la lune".
L'église de Notre Dame fut pendant des siècles vénérée à la fois par les Druzes et les chrétiens en toute bonne convivialité.

Autres Sanctuaires Mariaux célèbres au Liban (en routes rapides)

• "Sainte Marie de Tyr": petite église, donnée dès 1129 aux chanoines réguliers du Saint – Sépulcre.
• "Notre-Dame d’Ain-Ebel" (sur les frontières Sud du Liban) • "La Vierge du repos": nom sous lequel l’Eglise grecque commémore la Dormition et l’Assomption de Marie.
• "Notre-Dame du Champ" (Kesrouan)
• "Notre-Dame de la Roche" à Ehmej (Caza de Jbeil).
• "Les ruines du temple de Yanouh, – transformé par Sainte Hélène, dit-on – en église de Notre-Dame, garderaient le tombeau de treize patriarches. C’est l’Eglise Notre-Dame de Yanouh" (Caza Jbeil).
• "Notre-Dame de la Corne" à Aquoura.
• "Notre-Dame des Ermites" à mi-chemin de Mejdel et d’Aqoura. Sur les douze églises de Jbeil, une dizaine porte le nom de Marie.
• "Notre-Dame d’Ailij (Caza Jbeil, Byblos).
• "Notre-Dame Saidet-el-Nourié" (Caza Batroun).
• "Notre-Dame des Colonnes" (Bziza).
• "Notre-Dame de Balamend" (Koura) Et bien d'autres !…..

Bref, à chaque village son église mariale. Mais en terre de Byblos, "toujours une chapelle a remplacé les vieux temples".

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Petit bilan

Nous fêtons les deux ans du feuillet "Emmaüs Liban". C'est avec une immense gratitude que nous remercions tous nos bienfaiteurs et bienfaitrices de leur apport financier mais surtout de leur soutien à notre petit groupe de débutants. Quel cadeau de Notre Seigneur. Que de bontés ! "tous les jours de ma vie, je chanterai les merveilles du Seigneur".
Durant ces deux années, nous avons organisé plusieurs actions, après-midi crêpes, week-end tartes, brocantes, vente de bics. Plusieurs personnes, heureuses de se retrouver un dimanche après-midi dans une bonne ambiance, nous ont demandé de renouveler ces rencontres amicales. C'est pourquoi, nous vous invitons à un goûter avec tombola express au profit du Centre missionnaire à Zahlé:
Au menu : Cramique + boisson …..100 francs

Quand ? Le dimanche 12 mars de 15 h. à 18 h.
Où ? Au Couvent des Pères Rédemptoristes
225 avenue de Jette à Jette
Bus : 13 – 14 – 49
Tram : 19

Nous voudrions encore vous dire mille mercis pour vos dons en espèces et en nature. C'est ainsi que fin janvier le Père Provincial accompagné du Père Econome ont pu remettre au Père Elie un calice, des nappes d'autel, deux chasubles, une étole de Jérusalem, mais surtout un ordinateur portable ultra performant dont Père Elie avait grandement besoin.
Nous sommes incapables de vous remercier comme il le faudrait nous demandons au Seigneur de vous combler pour toutes vos générosités, nous prions cette intention lors des réunions de prières du groupe Emmaüs.