Abou Simbel
 

Aux portes de l'Égypte,
Pharaon illuminé par les rayons divins,
reçoit Hâpi qui fait gonfler le flot du Nil.
 
 
 


Le mamelon de Méha et le temple de Ramsès II
Les statues ont une hauteur de 20 mètres sans le socle
Dans la niche au-dessus de l'entrée, la statue de Rê a une hauteur de 8 mètres.
Le premier colosse à gauche de l'entrée s'est effondré déjà en l'an 31 du règne
de Ramsès II suite à un tremblement de terre.


Le sauvetage des temples d'Abou Simbel

La construction du grand barrage du lac Nasser en 1964, vouait les temples d'Abou Simbel situés en amont à la limite des hautes crues annuelles du Nil, à une inexorable destruction au fond des eaux du lac qui allaient les recouvrir.

Sous l'égide de l'Unesco, des travaux "pharaoniques" furent menés à bien entre 1963 et 1972, pour déplacer les temples en vue de leur sauvegarde. Le découpage en 1036 blocs d'un poids moyen de 30 tonnes permit de les reconstruire dans leur orientation exacte, à 200 mètres de leur emplacement initial et 64 mètres plus haut. Le profil des mamelons de Méha et d'Ibshek, les collines dans lesquelles ils avaient été creusés, a été également reconstitué de manière fidèle. 


 

Dans la salle-cour, les piliers osiriaques solaires à l'effigie du pharaon forment la haie



Ramsès II et la triade divine dans le saint des saints

De gauche à droite, Ptah, Amon, Ramsès II, Rê-Horakhty.
Chaque année le 20 février, les rayons du soleil empruntant l'axe du temple éclairent successivement Amon et ensuite l'effigie du roi. Le 20 octobre, c'est Rê-Horakhty qui est d'abord illuminé, puis la statue de Ramsès II. Ptah, le dieu qui surgit des ténèbres et les fait surgir, reste toujours dans l'ombre. Ainsi, au cours de l'année, les deux formes divines transmettent tour à tour au pharaon l'irradiation qui renouvelle son être habité par le divin. 


 

Décoration murale de salles latérales : scènes d'offrande à Horus (à gauche) et à Horakhty (à droite)


Scènes de combat et d'immolation rituelle de prisonniers dans la salle-cour

Ramsès II sur son char de guerre à la bataille de Qadesh (1274 av. JC)
"IL EST COMME L'OURAGAN LORSQU'IL SURGIT DU CIEL,
SA PUISSANCE EST COMME LA FLAMME DANS LE CHAUME".


Sur un socle de la façade, représentation 
symbolique de l'union de la Haute et de la 
Basse Egypte 

Il a vu le soleil se lever plus d'un million de fois !
Serein et souriant, Ramsès assiste depuis plus de 3200 ans
à l'éternelle résurrection du soleil.