BAALBEK
la cité du Soleil


Vue sur le site depuis la terrasse de l'hôtel "Palmyre"

 

 Quand le soleil-père fait l'amour avec la terre-mère, la vigne mûrit son fruit et son vin réjouit le coeur des hommes. Jupiter Héliopolitain, Vénus et Bacchus : c'est la triade de Baalbek qui nous raconte la plus vieille histoire du monde. Phénicienne par ses origines - probablement un relais vers Tyr -, Baalbek, située dans une plaine inondée de soleil bordée de part et d'autre de montagnes, vénère déjà un dieu (Baal) identifié au soleil. Alexandre le Grand la renomme Héliopolis, Cité du Soleil. La conquête romaine voit la ville se développer comme lieu de culte voué à Jupiter Héliopolitain. Avec l'avènement de l'empire sous Auguste au 1er s., culte religieux et propagande impériale s'épaulent mutuellement. Ainsi se construit-il un ensemble cultuel d'une grandeur et d'une beauté inégalées dans l'Antiquité. Ce qu'il en subsiste aujourd'hui témoigne encore des ambitions démesurées de la Rome impériale. Commencé pendant le règne d'Auguste, le temple de Jupiter ( 88 m x 48 m, 54 colonnes) fut achevé sous Néron un demi-siècle plus tard. Le temple de Bacchus fut construit au cours du 2e siècle et celui de Vénus vers le milieu du 3e siècle.
 

 
Les propylées
La cour hexagonale du côté des propylées

 
Détail de décoration
Dans la cour hexagonale

 
Les 6 survivantes du temple de Jupiter
22 mètres de haut et 2 de diamètre
L'entrée du temple de Bacchus et l'intérieur
Hauteur du portail : 13 mètres

 
Partie de l'architrave du temple de Jupiter
Le temple de Bacchus vu de la terrasse de Jupiter

 

Les pierres de soubassement du temple de Jupiter sont de cette taille (4e photo de gauche ci-dessus). Voyez la personne au pied de la pierre à droite. 

Le temple de Vénus de forme circulaire
Une pierre taillée restée dans la carrière