BYBLOS (Jbeil)


Le vieux port de Byblos et sa tour médiévale
L'église St Jean-Baptiste (Croisés en 1115)

 

Byblos partage avec Jéricho d'être l'une des plus anciennes implantations humaines du Levant. A l'époque néolithique, elle est déjà occupée. Située au carrefour de l'Egypte, de la Mésopotamie, de l'Anatolie et du monde égéen, la ville s'enrichit, en particulier par le commerce du bois de cèdre. Dès la fin du 4e millénaire, elle s'entoure d'un rempart. Dès le début du 3e millénaire, l'influence égyptienne est prépondérante et elle se maintiendra au long du 2e millénaire. En dépit de plusieurs destructions, les dominations successives, assyrienne, babylonienne, perse, grecque et romaine laissent à la ville une autonomie qui lui permet de rester prospère. Byblos qui a perdu son importance au cours du Moyen-Age et n'est plus qu'un gros bourg, est conquise par les Croisés en 1104 et relève du comté de Tripoli. Saladin la reprend en 1187. Retombée à nouveau en 1199 sous domination franque, elle est enlevée en 1266 par le sultan Baïbars. 

Le site de Byblos fut identifié par Ernest Renan qui le visita en 1860. Les fouilles y furent menées par Pierre Montet au début des années 1920 et ensuite par Maurice Dunand jusqu'en 1973.
 


 
Au pied de la forteresse, le nymphée romain
Les bétyles (beit-el) du temple "aux obélisques"

 
Temple en L reconstruit au 2e millénaire
Le puits près du temple de Baalat Gebal

 
La citadelle franque du 12e siècle
Muraille de la fin du 3e millénaire au pied du fort

 
Colonnade d'époque romaine
Le théâtre romain : il reste un tiers des gradins 

 


Sur le promontoire qui surplombe la mer, derrière l'arbre et la colonnade romaine, neuf tombes royales  creusées dans le roc.

Autre vue du site
Vue depuis le donjon du château franc

 
A Byblos, a été découvert le sarcophage du roi giblite Ahiram. Sur la tranche du couvercle, Itobaal, fils d'Ahiram, a fait graver un texte de malédiction à l'égard de quiconque violerait la sépulture de son père. Cette inscription en alphabet linéaire phénicien date du 10e siècle, Ahiram ayant régné autour de l'an 1000. Elle est à ce jour la plus ancienne inscription connue en caractères phéniciens et atteste l'existence d'un système d'écriture comportant 22 signes. 

 
  Groupe de statuettes en bronze,   de 8 à 10 cm, plaquées d'or à l'origine. Elles faisaient partie d'un dépôt de fondation du temple aux obélisques et datent du 19e s. avant notre ère.

   Elles sont exposées au Musée National de Beyrouth.