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L'hypothèse la plus vraisemblable concernant la fondation de Byzance situe son origine en 658 av. JC. Un certain Byzas, à la tête d'un groupe de marins venus de Mégare et projetant de fonder une colonie, découvre à l'entrée du Bosphore le port naturel que forme la Corne d'Or et installe une cité sur le promontoire de Topkapi. Grâce à la prospérité que lui vaut sa situation privilégiée, Byzance croît rapidement, mais suscite les appétits des Perses, des Grecs, des Macédoniens et des Gaulois. Affaiblie par les luttes incessantes qu'elle doit mener pour défendre son indépendance, Byzance se rallie à la cause de Rome lorsque celle-ci avance ses pions en Orient. En 196, Septime Sévère s'empare, après un siège de deux ans, de Byzance qui avait soutenu la cause de Pescennius Niger son concurrent. Il la détruit et décide ensuite de la reconstruire et la dote d'un hippodrome, de thermes, de palais et d'une enceinte élargie. En 330, l'empereur Constantin choisit Byzance comme capitale et lui donne le nom de "Nea Roma". Par l'édit de Milan en 313, Constantin avait mis fin aux persécutions contre les chrétiens et leur avait garanti la liberté religieuse. A noter parmi ses successeurs, l'empereur Valens qui régne de 364 à 378 et qui fait construire l'aqueduc portant son nom et dont il subsiste quelque 800 mètres. Théodose 1er le Grand qui règne de 378 à 395, fait du christianisme la religion d'état. Il est le dernier à régner sur l'ensemble de l'empire romain qu'il partage entre ses deux fils: Honorius pour l'empire d'Occident qui s'effondrera rapidement sous les coups des Barbares, et Arcadius pour l'empire d'Orient qui devient désormais l'empire byzantin. Avec le déclin de Rome,
Constantinople demeure le seul centre du monde civilisé. L'apogée
de l'empire byzantin coïncide avec le règne de Justinien de
527 à 565: Constantinople s'enrichit de nombreux édifices
civils et religieux dont la basilique de la Sagesse Divine dite Ste-Sophie.
Avec l'ordre à l'intérieur et la paix sur ses frontières,
l'empire connaît une ère de prospérité et un
développement culturel sans précédents.
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L'aqueduc de Valens
Yerebatan Sarayi (le palais englouti)
ou Citerne Basilique
| Construite par Constantin et agrandie par Justinien, cette citerne d'une capacité de 80.000 m³, longue de 140 m et large de 70m, était alimentée par l'eau venant des aqueducs d'Hadrien et de Valens. Elle comporte 12 rangées de 28 colonnes hautes de 8m. |
| Toutes les colonnes ont été récupérées de temples ou édifices antiques. |
| Ce socle de colonne à Yerebatan Sarayi provient du temple de Didymes. Il représente une tête de Gorgone : en signe de mépris pour les cultes païens, la tête à été placée à l'envers. Une autre tête de Gorgone, de même origine, a été posée couchée. |