Jordanie

Petra, la cité rose des Nabatéens


 Tombeaux à triclinium et aux obélisques
L'entrée du Siq, unique chemin d'accès à la cité

 
L’histoire de Petra commence avec un site néolithique datant du 7ème millénaire. Au 1er millénaire avant notre ère, les Edomites mentionnés dans la Bible pour avoir refusé aux Hébreux l’accès de leur pays, y aménagent une place forte sur la hauteur d’Umm el Biyara. 

A partir du 4ème siècle a.C., il est fait mention d’une nouvelle population, les Nabatéens dont l’origine probable se situe dans la péninsule sud-arabique. Les Nabatéens parlaient un araméen métissé d'arabe, ce sont eux qui furent à l'origine de l'écriture arabe dérivée de l'écriture araméenne. Petra devient le centre principal des activités commerciales de cette population qui concernent l’acheminement vers la Méditerranée de denrées précieuses. 

Un royaume indépendant des Séleucides est attesté dès le début du 2ème siècle a.C., avec le roi Arétas 1er. Le royaume nabatéen atteint son apogée sous les règnes d’Arétas III (84 – 56) qui fut un temps maître de Damas, et surtout d’Arétas IV (9 a.C.- 40 p.C.). 

A la mort de Rabbel II en 106, la Nabatène devint province romaine avec Bosra comme capitale. En 130, Petra reçut néanmoins la visite de l’empereur Hadrien et reçut à cette occasion le nom de Petra Hadrianea. Dès le début du 2ème siècle, l’ancienne capitale subit un déclin insensible. En 358, Petra devient cependant le siège d’un évêché dont la cathédrale est installée au 5ème siècle dans le tombeau à l’urne.

Durant l’époque byzantine, la ville fut victime de tremblements de terre qui détruisirent nombre de constructions qui ne furent jamais relevées et le site fut progressivement abandonné. A l’exception d’une brève occupation par les Croisés au 12ème siècle et d’une visite du sultan Baïbars au 13ème siècle, le silence devient total sur Petra qui n’est plus qu’une légende, jusqu’en 1812 où un intrépide voyageur anglo-suisse Burkhardt parvient à la visiter et reconnaît en elle la fabuleuse capitale des Nabatéens.


 
 Les Nabatéens ont détourné le cours du wadi Moussa et utilisé le canyon comme voie d'accès à leur cité

 
D'après la tradition, c'est dans ces parages que Moïse fit jaillir l'eau du rocher en le frappant de son bâton. Cet épisode est narré dans le livre de l'Exode 17, 1-7. C'est ce qui vaut à l'oued son nom : Moussa est Moïse en langue arabe.

 
 Homme et chameau sculptés sur la paroi
Creusé derrière, passe le canal d'adduction d'eau
Au bout du Siq, la Khazneh
éblouissante dans le soleil du matin

 
 La Khazneh (= trésor en arabe)
Vue sur le Siq de l'intérieur de la Khazneh
Il s'agit ici d'un temple funéraire de la fin du 1er s. après J.C., probablement du roi Arétas IV

 
 Détail d'une porte ouvrant sur le péristyle
 Un angle de la grande salle: couleurs naturelles !