Musée du Caire
 

des antiquités égyptiennes



 
 


 
 

La palette de Narmer date d'environ 3100 av. JC.

Elle provient probablement du temple de Hiéraconpolis où elle aurait été dédiée à Horus. 

Elle fait sans doute allusion à l'unification du pays. Au sommet, deux têtes de vache à visage humain représentent Hathor. Le roi, suivi par un serviteur, massacre un ennemi devant le faucon Horus qui tient en laisse un être à tête humaine dont sort un bouquet de papyrus (une région de Basse Égypte peut-être).
 

 

 

 
Le "pharaon hérétique" Akhénaton, qui portait le nom d'Aménophis IV lorsqu'il monta sur le trône d'Égypte, fixa sa résidence à el-Amarna et prit ses distances par rapport au clergé de Thèbes voué au culte d'Amon. La révolution religieuse fut aussi une tentative d'émancipation à l'égard de la tutelle économique et politique exercée par la haute caste sacerdotale.

La révolution se marqua aussi dans l'art qui devint moins hiératique et adopta des formes plus libres, abordant des thèmes moins conventionnels plus proches de la vie quotidienne.

Akhénaton régna de 1350 à 1332. Son épouse Néfertiti est restée célèbre pour sa beauté. La réforme religieuse d'Akhénaton ne lui survivra guère. Deux de ses gendres lui succèdent pour des règnes courts: Sémenkharê, puis Toutankhaton qui revient au culte d'Amon et change son nom en Toutankhamon. La capitale el-Amarna est désertée. 

Après Toutankhamon et le court interrègne de Ai, une nouvelle dynastie s'installe avec Horemheb qui va ouvrir la porte aux Ramessides. Akhénaton est victime d'une "damnatio memoriae", ses inscriptions sur les monuments sont martelées et son nom est "oublié" sur les listes des pharaons qui ont régné sur l'Égypte. 


 
 
Akhénaton et Néfertiti font une offrande à Aton