La Syrie chrétienne

Ma' aloula


 Panorama de Maaloula 
(Monastère en haut à gauche)
 Le monastère de Mar Sarkis (St-Serge)

 

 
Le monastère orthodoxe et la grotte de 
Sainte Thècle vus depuis l'hôtel Safir
Le passage de Sainte Thècle
coupant la montagne et accédant au monastère

 
Les villages de Maaloula et de la région voisine sont encore majoritairement chrétiens, orthodoxes ou catholiques de rite grec (melkite). La langue liturgique est l'araméen, appelé syriaque dans son usage sacré. La population locale utilise encore un dialecte à base d'araméen dans les relations quotidiennes.
L'araméen est une langue du tronc sémitique qui devint vers le 1er millénaire avant J.C. la langue véhiculaire commune de l'Orient méditerranéen. Il resta parlé et écrit en Syrie, en Mésopotamie et en Palestine pendant les périodes hellénistique et romaine. Le Christ parlait araméen. Les chrétiens continuèrent à utiliser l'araméen longtemps  après les conquêtes musulmanes, ne cédant que très progressivement à l'arabe. On leur doit une abondante littérature en syriaque.
L'araméen resta langue de culture, à l'instar du latin, jusqu'au 18e s. Aujourd'hui, il vit encore dans certains îlots en Irak et en Syrie tels la région de Ma'aloula. Il subsiste dans la liturgie, comme naguère le latin chez nous, mais la grande majorité des fidèles ne peuvent plus le comprendre. 

 
 L'église du monastère Mar Sarkis
Une des plus anciennes églises de toute la chrétienté (4e siècle) qui soit encore en service aujourd'hui. Certaines des poutres en bois dateraient de 2000 ans et pourraient provenir d'édifices antérieurs.
La table d'autel comporte encore, comme les autels païens, un saillant sur les bords et une rigole pour l'écoulement du sang des victimes sacrifiées.
Icônes anciennes du 16e au 18e s.

 
Chant du Notre Père en araméen par un Père
 Autel primitif ou cuve baptismale ?

L'antique table d'autel en marbre à bords saillants
et un côté semi-circulaire
qui pourrait avoir été récupérée d'un temple païen