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14 septembre 635, Damas est prise par Khaled Ibn al-Walid. Le 20 août
636, le Basileus est défait à la bataille du Yarmouk (affluent
du Jourdain): la Syrie est définitivement perdue pour Byzance.
Quelques
années après la conquête, Mwawiya, gouverneur de Syrie,
élimine Ali fondateur posthume de la secte chiite, et devient le
chef unique de la umma musulmane. Il inaugure le califat des Omeyyades
dont le pouvoir s’exercera jusqu’à 750. Damas devient ainsi la capitale
d’un vaste empire qui réunit sous la bannière de l’Islam
la presque totalité de l’Espagne, toute l’Afrique du nord et l’Orient
jusqu’aux confins du monde chinois.
Les
Abbassides qui évincent les Omeyyades, déplaceront le centre
de gravité de l’empire vers l’est pour le fixer en 762 à
Bagdad. Ce qui était un Etat méditerranéen imprégné
d’influences hellénistiques et très proche encore du monde
byzantin, se rapproche dès lors des traditions iraniennes et oriente
son intérêt économique vers l’Asie. A terme, il en
résultera une montée en puissance de l'élément
turc, originaire d'Asie Centrale, et l'effacement progressif de l'élément
arabe.
L’empire
abbasside se morcelle à partir du 11ème siècle. La
Syrie, après avoir été quelque temps sous l'influence
des Fatimides qui ont pris le pouvoir en Egypte, passe aux mains des Seldjoukides,
une branche des Turcs. |