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architecte & associés.
MAISON DES FEMMES rue
Josaphat 247-253, à Schaerbeek
Programme : construction d’une Maison des Femmes (estaminet –
espace de rencontre et d’exposition; salle polyvalente, atelier et bureaux à la
disposition des associations féminines) et de cinq logements sociaux.
Situation : rue Josaphat 247-253 à 1030 Schaerbeek (Bruxelles)
Stade de projet : Lauréat du concours - en cours (permis
d ’urbanisme)
Maître de l ’ouvrage : Commune de Schaerbeek, dans le cadre
du Fonds de la Politique des Grandes Villes
Type de marché : marché public
Montant des travaux (htva) : 1.460.000 €
Architectes : association momentanée ZED & GIGOGNE (Christine
Fontaine & Pierre Van Assche)
Avec Jean-Philippe De Visscher (Gigogne) et Sophie Laenen (Zed)
Stabilité et techniques spéciales : JZH & Partners
RAPPORT A LA RUE
La Maison de la Femme se montre, dans la ville, comme l’expression
claire d’un programme exceptionnel. Elle affirme son identité sur la totalité
de sa surface et cherche le dialogue avec les autres bâtiments publics
avoisinants. Son grand tissé en béton, joue avec les verticales de la rue, et
permet de laisser transparaître les activités qu’elle abrite, tout en
protégeant leur intimité.
Par ailleurs, le caractère mixte public-privé est soigneusement
articulé : l’entrée des logements est séparée de l’entrée de la Maison de la
Femme, chacune dessinée à sa propre échelle. Les trois premiers niveaux, qui
accueillent la partie publique, sont tout en contrastes pleins et vides
généreux et s’étirent en une seule grande hauteur, alors que, aux étages de
logement, les mailles se resserrent.
SEQUENCES
Cette façade se veut aussi être le premier temps d’une séquence.
Pensée dans son épaisseur, elle vise à la fois à assurer l’intimité des lieux
intérieurs et à accueillir des lieux de rendez-vous dans le dessin de son
socle.
Passé ce premier temps du seuil, depuis le palier, la Maison de la Femme se
perçoit sur sa triple hauteur. Sur la droite, un large escalier descend vers la
salle polyvalente située au sous-sol – permettant, en même temps, d’instaurer
un distance entre la rue est les espaces intérieurs. Tandis qu’en face une
grande faille, le long de laquelle s’organisent les circulations et les espaces
de service, permet de repérer aisément les autres grands lieux :
l’estaminet au rez-de chaussée, l’atelier au premier étage et la terrasse et la
cour anglaise à l’arrière. En arrière-plan, percent les grands arbres du parc
de la cure, situé derrière la parcelle.
Plus loin, sur le plateau de l’estaminet, le comptoir
d’accueil/bar agit comme un point névralgique. Sa position centrale permet un
contrôle visuel de tous les accès par une seule personne. Il facilite la
gestion et constitue un point de repère pour les novices comme pour les
habituées.
LOGEMENT
Afin de dégager de grands espaces pour la Maison de la Femme, la
cage d’ascenseur a été placée sur le côté du bâtiment. Néanmoins, par un jeu de
duplex, le projet parvient à disposer cinq appartements sur quatre niveaux,
tous traversants, de façon à ce que chacun profite d’une vue sur le parc. Par
ailleurs, chacun dispose d’un lieu extérieur, sur les toits ou dans les creux du
volume.