Quand les escargots vivent en harmonie avec des cichlidés

 

On peux observer sur ces deux photos que Pomacea bridgesi (ampullaire dorée) et Neolamprologus similis se cotoient sans apparement se gêner.

Neolamprologus est un petit cichlidé conchylicole originaire du Tanganyika, dans cette situation, il veillera uniquement à ce que l'escargot ne vienne pas gêner sa ponte.  De son côté P. bridgesi prendra toutes les précautions pour ne pas souffrir d'une attaque (les antennes sont rentrées, seul le strict minimum de son corps sort de la coquille).

Bien que ces deux espèces ne vivent originairement pas dans le même milieu, on peux déduire que ce cichlidé n'aggresse pas les gastéropodes qu'il avoisine dans le lac (par exemple les neothaumas). Il convient de spécifier que l'équilibre entre espèces ne peut être atteint que si les besoins spécifiques en termes d'alimentation sont respectés et satisfaits.  Un similis sous-alimenté essayera de mordre l'ampullaire (prédation opportuniste) et une ampullaire sous-alimentée essayera de dévorer les oeufs du cichlidé. 

Il est assez divertissant et instructif d'observer le comportement de ce conchylicole lorsque des mélanoïdes vont pénétrer son territoire de ponte.  Si des oeufs sont cachés dans une coquille, il va happer ces petits escargots et les rejetter en dehors du dit territoire. Invariablement les mélanoïdes reviennet à la charge et invariablement le cichlidé va les happer et les rejetter plus loin.  Une chaîne sans fin jusqu'à éclosion des jeunes similis.

Il convient peut-être de spécifier que dans le bac en question se trouvent des N. Similis et  des Cyprichromis Microlepidotus.  Ces deux espèces de cichlidés se nourrissant habituellement de phytoplancton ne perturbent aucunement Pomacea bridgesi.  De plus, le bac est planté avec du Microsorum Pteropus, de l'Elodea Densa et un plant de Bolbitis.  Pomacea bridgesi ne molleste pas les plantes.

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