En
1794,
dans
le
Pays
de
Galles,
une
petite
fille
de
dix
ans,
appelée
Mary
Jones,
vit
avec
ses
parents
près
d'un
petit
village.
Mary
et
ses
parents
sont
très
religieux.
Ils
vont
à
la
chapelle
du
village
chaque
semaine
pour
adorer
Dieu,
Mais,
comme
la
plupart
des
gens,
ils
ne
savent
ni
lire
ni
écrire.
Un
jour,
ils
apprennent
qu'on
va
bientôt
ouvrir
une
école
dans
le
village.
Quelle
joyeuse
nouvelle!
La
décision
Mary
se
lève
tôt
chaque
matin
et
fait
le
ménage.
Puis,
elle
marche
3
km
à
l'école
du
village
où
elle
apprend
à
lire.
Enfin
arrive
le
jour
où
M.
John
Ellis,
le
maître
d'école,
lui
fait
lire
dans
la
grande
Bible
galloise.
C'est
alors
que
Mary
décide
qu'elle
fera
tout
son
possible
pour
pouvoir
un
jour
acheter
Sa
propre
Bible.
La
Bible
de
Madame
Evans
Les
Bibles
coûtent
très
cher.
Mary
sait
qu'il
lui
faudra
économiser
pendant
plusieurs
années
pour
avoir
assez
d'argent.
Mais
que
faire
entre-temps?
Mme
Evans
est
la
femme
du
fermier
qui
habite
près
de
la
maison
de
Mary.
Comme
elle
sait
que
Mary
aime
beaucoup
la
Bible,
elle
l'invite
à
venir
lire
sa
Bible
à
la
ferme.
Ainsi,
chaque
Samedi
après-midi,
après
avoir
aidé
sa
mère
aux
travaux
ménagers,
Mary
s'en
va
toute
heureuse
vers
la
ferme
des
Evans
pour
lire
leur
Bible.
Beaucoup
de
travail
Mary
travaille
à
tout
ce
qu'elle
peut
faire
pour
gagner
de
l'argent
pour
sa
Bible.
Elle
tricote
des
chaussettes,
elle
fait
pousser
des
légumes
pour
les
vendre.
Elle
s'occupe
d'une
ruche
dont
elle
vend
le
miel.
Mme
Evans
lui
a
donné
quelques
poules
dont
elle
vend
les
oeufs.
Elle
aide
aussi
les
fermiers
à
récolter
leur
moisson.
Parfois
elle
se
sent
découragée.
Mais
alors
elle
se
rappelle
combien
elle
est
heureuse,
chaque
samedi
après-midi,
quand
elle
lit
la
Bible
de
Mme
Evans.
Elle
pense
avec
joie
au
jour
où
elle
aura
sa
propre
Bible
et
pourra
la
lire
à
son
gré!
Un
jour
merveilleux
Mary
travaille
avec
diligence
et
met
son
argent
de
côté
pendant
six
ans.
Enfin!
En
comptant
son
argent
un
beau
jour,
elle
s’aperçoit
qu'elle
a
la
somme
qu'il
faut.
Mary
fait
un
voyage
Mary
va
voir
son
pasteur
et
lui
demande
où
elle
pourra
acheter
une
Bible
Le
pasteur
lui
répond
que
M.
Charles
pourra
lui
en
vendre
une,
le
même
monsieur
qui
a
engagé
M.
Ellis
comme
maître
d'école.
Mais
M.
Charles
demeure
à
Bala,
à
30
km
de
distance!
Loin
d'être
découragée,
Mary
se
dépêche
d'aller
chez
elle
pour
tout
raconter
à
ses
parents,
et,
sans
trop
tarder,
elle
commence
son
voyage.
Un
tel
voyage
est
très
dangereux.
Des
voleurs
guettent
souvent
les
voyageurs
sur
les
routes
et
volent
leur
argent.
Mary
se
confie
à
Dieu
et
prie
qu'il
la
protège.
Mary
a
Sa
Bible
Elle
marche
toute
la
journée
et
arrive
à
Bala
tard
le
soir.
Elle
passe
la
nuit
chez
une
amie
avant
de
voir
M.
Charles
le
lendemain
matin.
Réveillée
tôt
et
toute
excitée
elle
se
rend
devant
la
maison
de
M.
Charles.
Elle
frappe
à
sa
porte.
Après
lui
avoir
dit
qui
elle
est,
Mary
lui
raconte
toute
son
histoire.
Elle
lui
dit
qu'elle
a
travaillé
dur
pendant
des
années
pour
économiser
assez
d'argent
pour
acheter
une
Bible.
M.
Charles
est
plein
de
bonté,
mais
il
ne
peut
rien
faire
pour
Mary.
Il
a
vendu
toutes
ses
Bibles
galloises
sauf
une
qu'il
garde
pour
un
ami
parce
qu'il
lui
a
promis.
Mary
se
sent
tellement
déçue
qu'elle
se
met
à
pleurer.
M.
Charles
lui
sourit.
Oui,
il
a
aussi
une
Bible
anglaise,
et
comme
son
ami
peut
lire
en
anglais
aussi
bien
qu'en
gallois,
M.
Charles
vend
la
Bible
galloise
à
Mary.
Folle
de
joie,
Mary
remercie
M.
Charles
de
lui
avoir
vendu
la
Bible
galloise
et
le
remercie
aussi
pour
son
école
où
elle
a
appris
à
lire.
La
Bible
serrée
fortement
dans
ses
bras,
elle
commence
son
long
trajet
de
retour
au
village.
Enfin,
Mary
a
une
Bible
bien
à
elle!
Mary
lit
sa
Bible
tous
les
jours.
Plus
elle
grandit,
plus
elle
aime
Dieu
et
sa
Parole.
Des
Bibles
pour
tout
le
monde
M.
Charles
se
souvient
de
Mary
pendant
longtemps.
Il
est
très
triste
que
beaucoup
de
Gallois,
comme
Mary,
ne
peuvent
pas
acheter
de
Bibles
même
s'ils
économisent
pendant
des
années,
parce
que
les
Bibles
sont
tellement
rares.
M.Charles
décide
de
faire
tout
son
possible
pour
qu'on
imprime
plus
de
Bibles
galloises.
Quatre
ans
plus
tard,
en
1804,
il
se
rend
à
Londres,
en
Angleterre,
et
parle
à
un
groupe
appelé
Société
de
Traités
religieux.
Beaucoup
de
personnes
pensent
comme
M.
Charles
et
veulent
aider,
afin
que
des
gens
comme
Mary
puissent
avoir
leur
propre
Bible.
C'est
ainsi
qu'est
créée
la
Société
biblique
britannique
et
étrangère
dont
le
premier
livre
biblique
est
l'Evangile
de
Jean,
publié
dans
la
langue
des
Indiens
Mohawk
de
l'Amérique
du
Nord.
Plus
tard,
on
voit
la
création
de
la
Société
biblique
canadienne
au
Canada,
dont
le
travail
est
semblable
à
la
Société
biblique
britannique
et
étrangère.
La
Société
biblique
francophone
de
Belgique
travaille
avec
les
autres
Sociétés
bibliques
dans
plus
de
180
pays
à
travers
le
monde,
afin
que
des
gens
comme
Mary
Jones
puissent
acheter
une
Bible
en
leur
propre
langue
sans
payer
trop
cher.
