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Irak

En Irak, Al-Amal compte sur l'aide du Secours Populaire ANTICIPER LA CATASTROPHE

Un hôpital de 3500 m² doit être inauguré en juin au nord-est de l'Irak, à Erbil. Coût de sa construction : 5 millions de francs soit plus de 762.000 euros (cofinancés par l’Europe et le Secours Populaire Français). « Enfin, on croise les doigts pour qu’il soit encore là en juin », souhaite Julien Lauprêtre, son président. Rien n’est effectivement moins sûr. Un bombardement sur cette zone aurait tôt fait de réduire en poussière un travail mené depuis des années entre les deux associations française et irakienne.

Il y a peu, le Secours populaire recevait son « partenaire » privilégié irakien, Noaman Muna, président de l’association Al-Amal, dont les activités sont essentiellement basées au Kurdistan irakien. L’association a été créée au lendemain de la guerre du Golfe et, depuis, les liens se sont tissés avec le SPF et plus particulièrement la fédération du Nord, en charge des projets menés en Irak (construction d’un collège et d’une école de couture).

 

Plan d’urgence:

Naoman Muna profitait de sa visite en France pour faire part de son plan d’urgence établi dans son pays. Avec d’abord un constat : celui d’un pays pillé par un tyran et obligé de survivre à un embargo imposé depuis des années. Le système d’échange pétrole-nourriture a contribué à la mort de 500.000 bébés : mauvaises conditions de vie, malnutrition, problèmes d’approvisionnement en médicaments et en matériel médical.

Un million d’Irakiens sont morts entre les deux guerres et des centaines de milliers ont fui leur pays. Nombre d’entre eux cherchent à tout prix à gagner l’Angleterre. Les conséquences du conflit actuel ne sont guère plus rassurantes : des centaines de milliers de réfugiés vont traverser l’Irak ou tenter de fuir leur pays, même si les frontières avec l’Iran, la Turquie, le Koweït et la Jordanie sont fermées.

« Au Kurdistan, les regards sont tournés vers la Turquie prête à envahir le territoire. C’est la grande crainte des Kurdes », explique encore M. Muna. Le représentant kurde estime très difficile d’anticiper les conséquences d’un scénario aux multiples inconnues : durée et intensité du conflit, poches de résistance. « Dans les différents scenarii, il faut aussi envisager le renversement de l’actuel gouvernement irakien par un coup d’état ou un soulèvement populaire. Tout est possible dans une situation aussi explosive ! ».

Panser les plaies:

En revanche, M. Muna sait pertinemment que les bombardements affecteront les infrastructures, les routes d’un pays déjà en ruines, aggravant davantage encore les problèmes d’approvisionnement des populations. Si les stations de pompage sont elles aussi atteintes, l’approvisionnement en eau sera problématique. «Sans compter les éventuelles contaminations des points d’eau », avance encore le responsable kurde.

Au lendemain de la guerre, il faudra à nouveau panser les plaies.

M.Muna sait qu’il lui faudra surtout travailler à effacer le sentiment de vengeance qui habite toute une partie de la population.

Une génération entière n'a connu que la guerre."Il nous faudra absolument travailler à la prise en charge de toute cette population à l'écart de tout circuit social. De même, il s’agira aussi d’expliquer à la population la notion des droits de l’homme en Irak. Enfin et surtout, il faudra s’attacher à travailler sur l’intégrité territoriale du pays. »

Le Secours Populaire Français, le Secours Populaire Wallonie-Bruxelles et leurs associations-sœurs du pourtour méditerranéen lancent une souscription pour leur partenaire irakien. Les dons peuvent être envoyés sous l’appellation « Urgence Irak ».

Aujourd’hui, nous avons besoin de vous.

En ce moment, comme avec d’autres dans le monde, le SPWB est particulièrement mobilisé pour mettre en place un véritable « PONT AERIEN HUMANITAIRE » et répondre aux besoins des hommes, femmes et enfants d’Irak. Souffrant déjà de l’embargo, les conséquences du conflit qui vient d’éclater vont engendrer une catastrophe humaine sans précédent : un à deux millions de personnes déplacées ou réfugiées, de 50 à 200 mille morts prévisibles, trois millions de personnes devront être assistées.

Cette action, nous la menons en partenariat avec le Secours Populaire Français qui, depuis 11 années, travaille en parfaite harmonie avec l’association irakienne Al Amal que ce soit pour l’aide d’urgence ou pour le soutien à des programmes de formation professionnelle, d’alphabétisation, de construction d’écoles, de réhabilitation et d’équipement de centres de santé, comme l’hôpital d’Erbil, d’une capacité de 100 lits dont l’inauguration est prévue pour juin 2003.

Aujourd’hui, Al Amal a déjà mobilisé et formé 2 000 volontaires prêts à intervenir auprès des victimes civiles et s’organise pour renforcer ses capacités d’intervention dans les domaines sanitaire, social et psychologique et ce, sur l’ensemble du territoire.

Al Amal est une organisation non gouvernementale présente dans les différentes régions d’Irak et regroupe différentes communautés. Elle a démontré toute son efficacité depuis sa création.

Pour soutenir les efforts de ce partenaire local qui travaille dans des conditions très difficiles, le SPWB a besoin d’argent pour répondre au plus vite aux besoins déjà évalués.

L’ensemble des partenaires du SPF du réseau euro-méditerranéen pour la solidarité est également mobilisé pour agir face à cette catastrophe.

Nous tenions à vous informer de nos démarches et restons disponibles pour toute proposition permettant d’optimaliser la solidarité.

Versez vos dons sur le compte 879-3660750-38 avec la mention « Urgence : Irak ».

D’avance, nous vous remercions de votre contribution si précieuse et nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de nos sentiments tout dévoués aux causes humanitaires.