Klein-Dexen: Hommage rendu à nos morts
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A l'ouest: la mer, bleu de Prusse Nous en avions couvert des lieues. On l'avait nommé "camp de la mort" Nous nous y retrouvions par un coup du sort II avait bien de par le climat, mérité son nom Ce que le temps passé là-bas Fut long. Vous reposez depuis quelque quarante ans (En hiver sous la plaine blanche Sous la bise cruelle et cinglante Qui souffle et s'use en gémissant. Vous aviez combattu pour la liberté Vous ne l'avez jamais retrouvée Ce doit être ou Royaume des Ombres L'un des sujets de vos songes. Quelle Fut tragique votre destinée Aucune souffrance ne vous fut épargnée Malgré bien des années passées Parfois vont encore vers vous mes pensées. Votre part de bonheur Ne Fut qu'un leurre. Votre dernier lot En cette terre de malheur Se résume en ces mots Le monde avait espéré Que votre sacrifice serait utile Hélas les hommes n'ont pas abandonné Leurs querelles vaines et Futiles. Déjà des nuages à nouveau Le seul espoir est qu'assez tôt Les hommes retrouvent la raison.
A Klein-Dexen, il ne doit pas y avoir beaucoup de Fleurs, de pensées ou de bouquets sur ces tombes anonymes, car l'oubli est bien moins encombrant que tout autre sentiment. Au Fait, est-ce que le ciel gris et bas de ces horizons mornes et tristes souffrirait que l'on y Fasse pousser la rosé de Ronsard et le chrysanthème du souvenir? Non, c'est seulement la rosé de Malherbe qui domine ; celle qui cueille les hommes à vingt ans. Joseph SAUVEUR -1990 |
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Klein-Dexen 9 mai 1945
En ce jour, du cinquantième anniversaire de la libération des camps de prisonniers, nous sommes revenus pour la troisième Fois. nous incliner devant vos sépultures. Au fur et à mesure que l'on pénètre dons votre lieu de repos, la même émotion grandissante nous étreint toujours. Vous, qui aviez tant espéré, parfois des années durant, d'un imminent retour dons vos Foyers, revoir votre Pays, vos amis ; la maladie vous a terrassé à tout jamais, sons une parole apaisante de vos proches. Les plus Favorisés d'entre vous Furent d'abord inhumés dans des tombes particulières surmontées d'une croix : les autres Furent enfouis dans une grande tranchée. Cinquante ans après, nous avons l'immense satisfaction de vous retrouver, par nationalité, à l'ombre de ce prestigieux monument, qui restera pour toujours le témoin de votre sacrifice. Nous allons, maintenant, nous retirer sur la pointe des pieds, de peur d'éveiller vos âmes ! Chers camarades défunts, reposez tous en paix !
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